SEL (MAGASIN A). — SEMELLE
SEL (Magasin a). — Local servant à enfermer, à tenir en réserve ou en dépôt du sel.
Législation. — D'après l'article 674 du Code civil, celui qui veut adosser à un mur mitoyen ou non mitoyen , mais susceptible de le devenir, un magasin à sel ou amas de matières corrosives, est obligé de faire un contre-mur pour garantir le mur de toute atteinte. D'après cet article, les ouvrages doivent être faits « suivant les usages et règlements prescrits pour éviter de nuire au voisin, i> et le meilleur moyen à employer, c'est de construire un contre-mur qui, suivant Lepage (p. 161, l'^"' vol.), doit avoir des dimensions plus ou moins fortes en longueur, épaisseur et hauteur, suivant les différentes circonstances. Cet auteur ajoute :
Si les lois du pays sont muettes sur le genre d'établissement qu'on se propose de faire, des experts, nommés à l'amiable ou juridiquement, indiquent la manière de construire un contre-mur convenable à la circonstance. — Si on fait un magasin à sel ou de morues salées, ou de toute autre espèce de salines, tous les architectes veulent que le contremur, fait en bons matériaux, ait un pied d'épaisseur (0",32) avec la même longueur et la même hauteur que le mur mitoyen, et avec une fondation de 3 jHeds de profondeur.
SELAMLIK, s. m. — Pavillon qui, dans les riches demeures de l'Orient, sert à la réception des visiteurs. Son nom est dérivé de selam, qui, dans le langage des fleurs, signifie bienvenue. Ce local, situé au milieu d'un riche parterre, est entouré de fleurs ; il sert aussi de pavillon de repos au maître du logis.
SELLE, s.f. — Sorte d'escabeau élevé, portant un plateau tournant, qui sert de support à l'ouvrage du sculpteur.
SELLERIE, s. f. — Local situé dans le voisinage d'une écurie et qui sert à entreposer les selles, les harnais, les brides, les fouets, en un mot tout ce qui sert au harnachement des chevaux. Cette pièce est meublée de chevalets Porte-brides, de Porte-selles et de Porte-harnais (Voy. ces mots.) Des armoires adossées aux murs servent à enfermer les
vernis, cirages, brosses, pinceauxet autres ustensiles nécessaires à l'entretien et à la bonne tenue des harnais, ainsi qu'à serrer des mors, des éperons, etc. Une sellerie ne doit être ni trop sèche ni trop humide, parce que dans le premier cas les cuirs pourraient durcir et dans le second moisir ; aussi, quand on le peut, on doit exposer les selleries au nord- est.
SELLETTE, s. f. — Siège composé d'une planchette et de courroies à ses angles qui sert à porter des ouvriers qui travaillent à la corde à noeuds; les badigeonneurs, les peintres, les couvreurs, les plombiers, se servent de cet appareil jiour exécuter leurs travaux sur des surfaces verticales ou fortement inclinées.
SÉMAPHORE,*. »«.— Sorte de grand mât planté à terre, dans un endroit élevé et très-visible de la mer, qui sert à transmettre des signaux à des navires qui sont au large et qui s'efforcent d'entrer au port. Le sémaphore comporte un poste de surveillance avec un logement et une chambre pour le guetteur, d'autres chambres pour des pilotes, des douaniers; on y établit aussi quelquefois un bureau télégraphique et un observatoire météorologique ; enfin un mât des sinistres, afin de pouvoir annoncer dans le voisinage qu'il y a urgence de se rendre au port pour porter secours à un navire en détresse; le mât est pourvu d'une vergue ou d'une corne, il est fixé par des haubans. — Ce terme est dérivé dn grec ct9i[xa, signal, et tpÉpto, je porte; le sémaphore, en effet, est un véritable porte-signal.
SEMELLE, s.f. — Ce terme est appliqué à des objets divers, mais il sert surtout à désigner des pièces de chai-penterie; c'est : 1° une pièce de bois de peu d'épaisseur qu'on rapporte sous une autre pour la renforcer : on en pose sous les poutrelles, sous les sablières, sous les blochets, etc. ; 2° une sorte de tirant sur lequel sont assemblés les pieds de la ferme d'un comble : ce genre de semelle est fait à l'aide d'un fort madrier, il sert à maintenir l'écartement de la ferme ; 3° une pièce assez