IV. Portes mobiles ou de clôture
A. Portes en bois ou de menuiseiHe.
B. Portes en fer et grilles,
C. Portes en bronze, pleines et ajourées, y. Dénominations diverses des portes,
soit comme ouvrages de construction, soit comme ouvrages de clôture.
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Fig. 7. — Port« anciennement soaterraine, à Alatriam.
I. Portes de ville et de fortifications. — C'est sans contredît dans les portes de ville et dans celles de fortifications que l'homme a employé toutes les ressources de l'art de bâtir, afin de créer des œuvres d'une solidité à toute épreuve. Les nombreux spécimens de portes de ce genre encore debout.
Fig. 8. — Port» à Tborioo8«
et dont l'origine remonte à une haute antiquité, sont là pour témoigner du fait que nous venons d'avancer. Parmi les constructions pélasgiques, nous mentionnerons les portes de l'ancienne ville de Pleuron en Étolie, dont le mur d'enceinte était fortifié au moyen de tours rectangulaires. Notre figure 2 montre une des portes en arc encorbeUé de cette ancienne
PORTE
cité, qui était bâtie sur un rocher escarpé à quatre milles environ de la cité moderne de Missolonghi. Il nous reste encore des ruines de cette même civilisation à Alée en Arcadie, à Signia (fig. 3), à Samicum (fig. 4), à Céfalu (fig. 5) ; une curieuse porte en encorbellement se voit encore à Phigalie (fig. 6); deux autres portes non moins curieuses sont celle d'Alatrium (fig. 7) et celle en forme d'ogive àThoricos (fig. 8). — Notre figure 9 donne la fameuse porte des Lions, à Mycènes, qui formait la principale entrée de cette célèbre acropole. On y voit des lions, dénommés en style de blason lions rampants^ lesquels sont adossés à une colonnette. Ces animaux sont tellement ruinés qu'ils ont fourni matière à de nombreuses discussions, les uns y voyant des panthères, les autres des léopards.
Fig. 9, — Porte des Lions, à Mycènes.
Ces bas-reliefs de la porte de Mycènes représentaient certainement des lions, puisque Pausanias (Carinfh., xvi) nous apprend qu'il y avait à Mycènes une porte renommée au-dessus de laquelle on voit deux lions debout. Nous n'insisterons pas plus longuement sur les portes de ville , puisque nous en avons parlé dans différents articles, notamment aux mots Acropole, Enceinte, Militaire et Romaine {Architecture). Le lecteur désireux de plus amples informations à ce sujet pourra se reporter aux articles que nous venons d'énumérer, et nous nous occuperons immédiatement d'un autre genre de porte.
IL Portes des édifices en général. — Ces portes sont de deux genres : les portes extérieures, ou placées sur les façades des monuments, et les portes intérieures. Généra-
lement les premières atteignent des proportions beaucoup plus considérables que les secondes, et cela chez tous les diflPérents peuples. Les Hindous, les Phéniciens, les Égyptiens, les Assyriens, les Babyloniens, les Grecs et les Romains ont créé pour leurs monuments des portes de très-grande dimension. — Dans rindoustan, il existe des types remarquables de porte à la pagode de Chalembron, située dans l'ancien royaume de Tanjaour, sur la côte du Coromandel. Le mur d'enceinte de ce temple est construit en briques, et des dalles de pierre en forment sur une certaine hauteur les parements intérieurs et extérieurs ; ce mur est percé de quatre portes pyramidales qui ne mesuraient pas moins de 38 mètres de hauteur.
Fig. 10. — Porte trapésoïdale.
(Voy. Pagode.) — Les Égyptiens ont créé deux types principaux de magnifiques portes. L'un a son ouverture quadrangulaire, ses pieds-droits s'élevant verticalement au-dessus du sol. Les portes de ce premier type sont couronnées d'une architrave à large gorge décorée d'un globe ailé : telles sont les portes du grand temple d'Edfou, ainsi que celles de beaucoup d'HYPOGÉES (Voy. ce mot) ; d'autres portes ont leur ouverture trapézoïdale, c'est-àdire que leurs jambages ou pieds-droits sont inclinés, l'ouverture de la porte étant à sa base plus large qu'à son sommet (fig. 10). Ce second type de porte a été surtout utilisé dans les Pylônes. (Voy. ce mot.) — Chez les Assyriens, les Babyloniens et les Persépolitains, les portes avaient beaucoup d'analogie avec celles des Égyptiens. — Voy. Assy-
PORTE
SIENNE^ BABTLOmENNE et PERSEPOLITAINE
{Architecture).
Les Grecs et les EonmiiiB avaient des portes à peu près semblables^ elles étaient
Fig. 11. —Porte da temple d'Hercule, à Corl.
généralement quadrangulaires ; cependant chez les Grecs beaucoup de monuments avaient les pieds-droits de leurs portes légère-
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Fig. 13. — Porte da temple de Veeto, à Tiroll.
ment inclinés, comme chez les Égyptiens. Vitruve (IV, 6) nous dit bien qu'il existait chez les Grecs, comme chez ses compatriotes, trois sortes de portes pour les temples : la
porte dorique, Yioniqueet YatHque, qu'on nommait aussi atticurge ; cette dernière correspondait au terme de corinthien. Mais rien ne prouve que le système que Vitruve veut ap-
Fig. 18. — Porte du panthéon d' Agrippa.
pliqner aux portes soit réel et ne soit pas un produit de son imagination. Il a beau nous faire connaître les proportions et les ornements de chacune de ces portes, toutes ces données nous paraissent complètement théoriques, car elles ne sont pas justifiées, quoi qu'on ait pu dire et écrire , sur des exemples existants ; en effet , les portes des anciens temples sont toutes tracées en dehors du module et paraissent surtout avoir été créées d'après le talent et le goût particulier à chaque artiste qui les a imaginées. Ainsi la pratique détruit complètement les données théoriques fournies par Vitruve, surtout en ce qui concerne les portes rectangulaires des temples. A peine pourrait-on admettre les proportions de ces trois ordres pour les portes plein cintre, parce qu'on peut à la rigueur les composer d'après les données qui servent à tracer les portiques. Du reste, Vitruve insiste surtout sur les proportions adonner aux moulures, aux chambranles et autres membres décoratifs des portes; d'après l'architecte romain, la porte dorique doit avoir ses jambages et son linteau formés d'un bandeau très-simple; la porte ionique doit être moulurée avec beaucoup plus d'étude
PORTE
et plus finement, elle doit porter un conronnement; enfin la porte attiqm ou aiti" curge sera semblable à l'ionique, seulement ses jambages ou pieds-droils seront inclinés. Le même auteur fournit les principales dimensions à donner aux chambranles, nous en avons parlé à ce mot, nous n'y re-
viendrons pas. (Voy. Chambranle, in fine.) — Dans l'antiquité, les grandes portes de certains édifices, surtout celles des temples, étaient surmontées d'une sorte de châssis ajouré qui éclairait en partie l'intérieur des monuments; ce châssis se nommait ^^/?è/r6. Cette disposition existait aux portes du
Fig. 14. — Paerte dd Sol, à Tolède.
temple d'Hercule à Cori (fig. 11), de Vesta à TiToli (fig. 12), et du panthéon d' Agrippa à Rome (fig. 13). Souvent les portes principales des temples étaient richement décorées; le lecteur pourra s'en rendre compta en se reportant au mot Chambranle, où nous avons donné (planche XVI) un détail de la magnifique porte du temple d'Héliopolis, ancienne ville de la Célésyrie, aujourd'hui Balbec. Dans les monuments décorés au
moyen de la polychromie, les portes recevaient également ce genre d'ornementation, qui relevait et rendait encore plus éclatante leur brillante sculpture; le bronze servait également à orner les chambranles, soit que ceux-ci fussent entièrement fabriqués avec cette matière et appliqués ensuite sur la pierre, soit que celle-ci servît à créer des ornements séparés qui décoraient les surfaces lisses du chambranle : parmi ces ornements
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figurent surtout des perles, des fusaroUes, des palmettes ou des rosaces. La porte ionique de rÉrecthéion à Athènes était décorée de rosaces en bronze doré, qui étaient implantées dans des trous pratiqués dans le marbre, lesquels trous avaient été préalablement tamponnés avec des tampons de bois imputrescibles, tels que le cèdre, le cyprès , etc. Nous ne pouvons, le lecteur le comprend , donner, môme d'une manière sommaire, Ténumération des portes les plus remarquables des édifices de l'antiquité, tant elles sont nombreuses; les quelques figures que nous avons données ci-dessus, ainsi que celles qui se trouvent dans le cours de ce dictionnaire, suffiront, nous l'espérons du moins, pour donner une juste idée à nos lecteurs de l'étude et du soin tout particuliers que les anciens avaient apportés à ce motif d'architecture ; mais nous dirons, en terminant ce paragraphe, que toutes les portes des édifices chez les peuples anciens étaient en général quadrangulaires, et que les Romains créèrent les premiers la porte cintrée. — Au moyen âge, les portes quadrangulaires et cintrées ne peuvent suffire, car l'élancement des voûtes ojgivales, l'emploi des frontispices en pignon triangulaire, nécessitent une nouvelle forme, qui est, du reste, toute trouvée. Puisque l'ogive sert à tracer la voûte ogivale, il est bien facile de créer de grandes portes en ogive; on peut même les former avec de petits matériaux. Les constructeurs obtiennent dès lors des portes d'une ouverture considérable, qui étaient plus en harmonie avec les grandes fenêtres ogivales que ne l'auraient été les poi-tes quadrangulaires, dont les proportions étaient, du reste, forcément restreintes à cause de l'emploi de linteaux de pierre, qui ne pouvaient dépasser certaines dimensions. L'emploi de la plate-bande présentait les mêmes inconvénients que le linteau. Du reste, les grandes portes quadrangulaires auraient nécessité un pilier vertical et central d'une extrême lourdeur, si ce pilier avait eu la double fonction de soutenir en même temps que le tympan toute la maçonnerie portant audessus de l'ouverture , tandis que l'arc ogival rejette sur les côtés la plus grande charge
des matériaux. — La renaissance revient à l'arc plein cintre, mais elle crée aussi une nouvelle forme de porte dont la courbe supérieure, dite anse de panier, est plus ou moins surbaissée. Comme les artistes de cette époque ont beaucoup d'imagination et beaucoup de fertilité dans l'esprit, ils mettent naturellement la porte en harmonie avec le reste de leur architecture , qui est décorée de magnifiques sculptures; aussi les portes, qui sont un dés principaux motifs des façades, sont d'une extrême richesse. — Enfin au xvn® et au XVIII* siècle, la porte dans les édifices prit une grande importance ; on la fit indifféremment quadrangulaire, à plein cintre, en arc surbaissé, car c'est à partir de cette époque que l'éclectisme en architecture commence à faire* son apparition. Dans les édifices publics, dans les palais et dans les châteaux, les portes, surtout pendant le xviii® siècle, prennent des proportions si considérables, elles ont souvent un caractère si monumental, qu'on pourrait les tslasser dans le genre que nouâ allons définir et étudier brièvement.
IIL Portes monumentales. — On désigne généralement sous ce termB les grandes portes qui décorent l'entrée des monuments, ainsi que les portes commémoratives ou triomphales qui servent soit à rappeler le souvenir historique d'un fait éclatant, soit à servir à l'entrée triomphale d'un grand personnage. Chez tous les peuples et à toutes les époques, on a élevé de ces portes, qu'on a souvent dénommées Aecs de triomphe. (Voy. ce mot, où le lecteur trouvera la description et la représentation d'un certain nombre de ces monuments.) Dans beaucoup de villes, les arcs de triomphe eux-mêmes se nomment simplement portes : telles sont, à Paris, la porte Saint-Dents, la jporte Saint-Martin, élevées, la première en 1673 et la seconde en 1674, en l'honneur des victoires remportées par Louis XIV. Telles étaient aussi : Importe Saint-Antoine, élevée en 1585 sous Henri III et démolie en 1778 ; la porte Saint- Bernard, élevée en 1674 sur le quai Saint-Bernard par François Blondel. — Bien souvent les enceintes des villes et des fortifications possèdent dos portes monumentales qui sont flanquées de
PORTE
tonrs ; ces constructions possèdent un trèsbel aspect. Les peuples les plus anciens ont érigé des portes de ce genre. Nous donnons ici un type ravissant en style mauresque, c'est la puerta del Sol à Tolède (fig. 14). — Joir ce que nous disons ci-dessus, § I, de ces portes
Fig. 16. — Forte à un vantail.
et
de yille, ainsi que les mots Enceinte Militaire (Architecture).
IV. Portes mobiles ou de clôture. — Jusqu'ici nous ne nous sommes occupé que de l'ouvrage en construction formant l'ouverture, la baie proprement dite; dans le
ri
Fig. 16. — Porte à petit cadre.
présent paragraphe, nous allons étudier l'ouvrage, quelle que soit la matière qui le compose, qui forme la clôture fermant la baie. On nomme également cet ouvrage porte, mais on le qualifie de mobile, parce qu'en effet, au lieu d'être fixe et stable comme l'ouvrage en maçonnerie, la porte qui sert à clore cet
DICT. D'ARCHITECTURB. — T. IV. *
ouvrage s'ouvre et se ferme, se meut sur des gonds. Cet ouvrage, ordinairement en menuiserie, se compose d'un ou de plusieurs battants ou vantaux,
A, Portes en lois. — Les portes de ce genre sont extrêmement variables dans leur forme et dans leur décoration. Les plus simples sont arasées, c'est-à-dire que leurs montants, tra-
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Fig. 1 7. ~ Forte en menuiserie à deux yantaox à compartimenta.
verses et panneaux forment une surface lisse ; d'autres sont à compartiments plus ou moins compliqués, à un seul ou deux vantaux : nos figures en montrent divers types, dont les légendes explicatives définissent la structure. Suivant le milieu où sont placées les portes de
Et
Fig. 18 . — Porte à deux yautanx à compartimente.
menuiserie, elles sont simples, moulurées, à compartiments, décorés de panneaux et de sculptures plus ou moins riches ; notre figure 21 montre une des portes de l'église Saint- Maclou à Rouen, dont l'admirable sculpture est attribuée à Jean Goujon ; notre figure 22 représente une partie de la porte principale
PORTE
de la cathédrale de Beauvais; notre planche LXXVII, une porte de l'hôtel de Vogué à Dijon : ces trois monuments sont des spécimens également remarquables de la sculpture de la renaissance française.
B, Portes enfer, — Les portes en fer sont de deux genres : quand elles sont pleines, c'està-dire non ajourées, elles constituent les portes proprement dites; quand elles sont entièrement à jour, c'est-à-dire composées de barreaux, de tiges, d'enroulements en fer repoussé, elles constituent des Grilles. (Voy. ce mot.) A diverses époques, surtout au moyen âge, à la renaissance et dans ces temps modernes, on a exécuté des portes en fer qui sont des œuvres d'art très-remarquables et dont la finesse du travail est surprenante. (Voy. Ferronnerie.)
Fig. 19. — Toi te à deux vantaux avec déchargée transversales.
C, Portes en Jyronze. — Comme les précédentes, les portes faites avec du bronze sont pleines ou ajourées ; celles-ci constituent également de véritables grilles, aussi nous ne parlerons ici que des portes pleines. — La construction des portes entièrement en bronze ne remonte guère qu'au xi® siècle. Dans l'antiquité, en eflfët, il paraît que les portes étaient en bois recouvert de lames de bronze qui avaient plus ou moins d'épaisseur; le métal était fixé sur l'ossature, Y âme en bois, au moyen de hulleSy espèces de gros clous d'un travail souvent remarquable : telle était, par exemple, la porte en bronze du panthéon d' Agrippa, dont notre figure 13 montre l'ensemble, et nos figures 23 et 24, un spécimen des clous. Notre figure 25 montre une porte antique en bronze avec le chambranle de la baie en marbre. Il ne
nous est pas parvenu d'autres spécimens de portes en bronze, seulement beaucoup d'auteurs nous apprennent qu'il en existait de fort belles ; on exécutait même des portes avec incrustations d'or et d'ivoire. (Voir ci-dessus, § Historique.)
Dans ces temps modernes, c'est-à-dire vers le milieu du xi® siècle , c'est à Gonstantinople qu'on créa les premières portes de bronze; elles furent fondues par un nommé Staurachios Tuchitos de Chio pour la basilique de Saint- Paul à Rome ; elles possèdent une âme en bois et ne comptent pas moins de cinquante-quatre compartiments. Les portes en bronze de Saint- Marc à Venise proviennent également de Gonstantinople, mais elles ne datent que du milieu du xin* siècle. Dans la même église, la porte
Flg. 20. — Baie de porte dans au pan de bois.
à droite de la façade est en bronze, elle est niellée d'argent; cette dernière porte date sans doute de la fin du xiii° ou du commencement du xiY^ siècle. La sacristie de la même église renferme une porte en bronze de la seconde moitié du xvi* siècle, probablement de 1555 ; c'est un ouvrage attribué à Sansovino. En Italie, on retrouve des portes en bronze dans presque toutes les villes ; nous allons en donner une rapide énumération. L'une des plus anciennes est de la fin du xii* siècle (1 f 80), c'est l'œuvre d'un artiste pisan, Bonano'; cette porte, endommagée en partie par un incendie, a été restaurée. Mentionnons, à Florence, les célèbres portes de Lorenzo Ghiberti au baptistère, et celles d'Andréa Ugolino, dit Pwan, au même édifice; elles datent de 1389, tandis que les plus récentes, celles de Ghiberti, sont
Planche LXXVII. — Porte de l'hôtel de Vogué , à Dijon.
PORTE
de 1424. Ugolino avait fondu aussi en 1880 les portes du baptistère de Pise. A Bologne ^ dans l'église de San-Petronio, la porte d'entrée est un travail du xv* siècle de Jacobo délia Quercia. Enfin il y a des portes en bronze à Vérone, à la basilique de Saint-Zénon; à
Padoue, à l'église San- Antonio; à Lucques, à l'église Saint-Martin. A Loretto, toutes les portes sont également en bronze. A Borne, on peut voir de ces portes à la basilique de Saint- Pierre, à Saint- Jean de Latran, ainsi qu'au baptistère de môme nom. Au Campo-Vaccino,
Fig. 31. — Porte de Saint-lCAcIoii, à Ronen.
dans l'église de Saint-Côme et Saint-Damien, église aujourd'hui démolie ou sur le point de rêtre, a&i de poursuivre les fouilles du forum, on voyait une ancienne porte antique de bronze qui avait été donnée à cette église par le pape Adrien I^ en 780. A Naples, on peut Toir à Castel-Nuovo des portes de bronze fondues à la fin du xv^ siècle par Monaco. Notre
figure 26 montre une porte en bronze de la préfecture de police à Paris ; notre figure 27, le détail d'une porte en bronze de la cour de cassation de Paris; enfin notre figure 28, l'armature en fer d'une porte moderne en tronze avec imposte. — En Allemagne , il y a des portes de bronze à la cathédrale d'Hildesheim, à l'église collégiale de Mayence, à l'église d'Aix-la-Cha-
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pelle : notre figure 29 montre une partie de caisgqn de cette porte. — Mentionnons en Alsace la célèbre porte de la cathédrale de Strasbourg, dont un vantail date de la première moitié du XIV® siècle. — A Paris, un grand nombre de monuments possèdent des portes de bronze :
notamment, le Panthéon, la bibliothèque dn Panthéon, Teglise de la Madeleine, l'église Saint- Augustin, etc. — En Russie, quelques monuments possèdent des portes en bronze assez anciennes. — Enfin, en Espagne, la mosquée de Cordoue en possédait un grand nom-
Fig. 23. — Porte de la cathédrale de Beauvais.
bre; malheureusement, beaucoup ont été fondues pour faire des cloches, et il n'en reste plus aujourd'hui que quatre ou cinq de ce métal.