‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 4)Chapitre 120 sur 239 · SOMMET. — SONDE · texte numérisé non relu

SOMMET. — SONDE

référé^ pour la nomination d'experts, à mpins que le cahier des charges^ ce qui est très-fréquent^ ne stipule la constitution d'un tribunal arbitral et amiable pour régler le litige. (Yoj. Cahier des chakges^ art. 15.)

SOMMET, 8. m. — Point culminant d'un membre d'architecture, d'un édifice, etc. ; ainsi on dit : le sommet d'un fronton, d'un pignon, d'un comble, d'une pyramide, etc. — Deux droites qui se rencontrent forment un angle ; le point de rencontre est le sommet de l'angle.

SOMMIER, 8. f». — En maçonnerie, c'est la dernière pierre d'un pilier, du pied-droit d'un arc, d'une arcade, ou la dernière assise d'un pied-droit de voûte, et dont le lit supérieur est incliné de façon à recevoir la retombée de l'arc, de l'arcade ou de la voûte ; on donne, du reste, le même nom à la dernière pierre d'un pilier qui porte un poitrail, un linteau, une poutre, ainsi qu'à la dernière pierre en coupe oblique qui reçoit le premier claveau d'une plate-bande. — C'est aussi une forte pièce de bois portée par deux pieds-droits ou deux poteaux. Dans un pont en charpente sur pilotis, on nonmie sommier la traverse qui porte sur la tête des pieux.

Les menuisiers nomment sommier la planche sur laquelle est suspendue une jalousie et sur laquelle sont montées les poulies pour les cordons de tirage ou clouées les bandes de toile ou chatnettes qui portent les lames de bois ; cette planche mesure environ O^lô de large, elle est fixée au sommet de la baie, et cachée extérieurement par le Pavillon. (Voy. ce mot.)

Les serruriers donnent le nom de sommier à la traverse basse d'une grille faite en fer méplat et percée de trous pour recevoir les baneaux. Les rampes en fer d'escaliers et de balcons ont aussi souvent des sommiers, quand elles sont à barreaux.

SONDAGE, s. m. — Opération qui a pour but de reconnaître la nature d'un terrain sur lequel on veut fonder, ou bien de creuser un puits très-profond qu'on nomme un puits artésien. On procède à cette opération au moyen

d'outils nommés sondes^ et qui remplissent la double fonction de tarière, ou tire-bouchon, et de cuiller pour retirer les matières extraites; ce qui permet d'étudier la nature des terrains et de reconnaître aussi les couches géologiques qu'on traverse. — Le sondage remonte aune haute antiquité, puisqu'en Chine on le pratique, dit-on, depuis un temps immémorial, pour le forage des puits. De nos jours, ce dernier genre de travail a fidt de grands progrès, parce qu'après le sondage par les sondes ordinaires, on pratique une opération, dite tubage, qui consiste à descendre, aufdr et à mesure qu'on s'enfonce dans le sol, des tubes ou bases légèrement coniques qui s'emboîtent les uns dans les autres et qu'on pose dans le trou de sonde ; on opère de cette façon jusqu'à ce qu'on arrive à des nappes aquifères assez puissantes pour amener l'eau à la surface du sol, et quelquefois bien au-dessus, si l'on atteint des nappes alimentées par des eaux fournies par des plateaux élevés. — Il existe pour les travaux de sondage des modèles de sondes très-divers qui ont été perfectionnés dans ces dernières années. (Voy. l'article suiv.)

SONDE, s. /. — Outil servant à sonder, c'est-à-dire à pratiquer le sondage des terrains, soit pour connaître leur nature et leur composition, soit poui forer des puits très-profonds qu'on nomme puits forés, puits artésiens. Il y a des sondes de tous genres, nous décrirons les principales. Suivant leur forme ou le travail auquel on les destine, on les nomme tarières, trépans ou ciseaux ; on range également parmi les sondes les autres outils de sondeur qui lui servent à faire travailler les sondes, à retirer celles qui cassent pendant le sondage, etc. Nous allons étudier successivement tous ces appareils. — Les sondes qui doivent agir à la fois par choc et par voie d'arrachement, par rotation, se composent de trois parties : V outil ou tarière, la tige et la tête; celle-ci est ordinairement formée par une barre de fer dont l'une des extrémités se termine par un anneau, tandis que l'autre est un enfourchement. C'est par celui-ci que la sonde travaille par voie d'arrachement et c'est par l'anneau qu'elle travaille par rotation. La tige se com-

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pose d'un certain nombre de barres qui s'adaptent les unes aux autres par enfourchement et sont réunies par des boulons à écrou; cependant l'assemblage des grandes sondes est à yis. La sonde, une fois assemblée, est suspendue à l'extrémité d'un balancier; en même temps qu'il la soulève et la fait battre, on lui imprime un mouvement de rotation avec une sorte de manivelle en bois qui s'adapte sur la tête de la tige. Les outils fixés à l'extrémité de celleci sont ; les tarières, qui servent à percer les

Fig. 1.

Tarière k bille.

Fig. 2.

Tarière à aile de mouche.

couches de terre végétale et de terre argileuse peu compactes ; on les utilise aussi pour terminer le travail commencé avec d'autres outils. Les ciseaux, plus ou moins concaves, attaquent l'argile dure. Le hardi, ou perçoir, travaille dans les couches de poudingue ; quand celles-ci renferment beaucoup de cailloux, on emploie souvent le double tire-hoiirre. Les trépans, ou forts ciseaux, servent à attaquer les bancs formés par des matières dures et rocheuses ; on les laisse tomber d'une certaine hauteur, puis on les fait tourner à l'aide de la manivelle

en bois. L'extrémité des ciseaux est tantôt aiguë et tantôt obtuse. Les trépans servent aussi à attaquer les argiles et calcaires crayeux. Quand on arrive aux matières dures, on verse de l'eau dans le trou de sonde, afin de ramollir non-seulement ces matières, mais pour empêcher aussi le chauffage des outils, produit par le frottement, et par suite leur détrempage. On extrait la bouillie qui se forme au fond du trou de sonde à l'aide d'une sonde à cuillère, nonmiée la cuillère. Les tarières à soupape, à aile de mouche, servent à extraire les sables mouvants. Nos figures montrent deux types de sondes utilisées pour l'extraction de ces sables : dans la figure 1 la soupape est remplacée par une bille en métal ; la ronde (fig. 2) est en aile de mouche.

II arrive très-souvent que les sondes cassent dans leur trou ; on les extrait à l'aide d'instruments nommés arrache-sondes, et qui sont : la caracole, la souricière et la clochs d! accrocheur. La caracole est une barre de fer dont l'extrémité forme un tour de spire ou crochet d'une largeur suffisante pour lui permettre de saisir la tige de la sonde au-dessous d'un enunanchement ou collet, auquel on arrive en glissant la caracole au moyen d'un câble qu'on arrête à l'endroit nécessaire. Quand, au contraire, la tige casse dans son milieu, c'est-à-dire loin d'un collet, on emploie la souricière : c'est une sorte de cloche dans laquelle la tige peut pénétrer; mais dès qu'on veut retirer cette cloche, des crans en acier, disposés angulairement et poussés par un ressort, saisissent fortement cette tige et la ramènent à la surface du sol, si l'on continue à tirer avec la chèvre ou le treuil. Enfin la cloche d'accrocTieur est une sorte de cône creux, d'entonnoir taraudé à l'intérieur, et présente une filière conique qui coiffe l'extrémité de la tige, y creuse un pas de vis et s'y incorpore par ce rodage, de sorte qu'en retirant la cloche elle amène l'extrémité de la sonde.

SONNERIE, s.f. — On désigne sous ce terme les appareils qui servent à établir des communications entre des points plus ou moins éloignés. Les plus simples sonneries sont les Sonnettes (Voy. ce mot), qui ont

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été distancées largement et supplantées par tricité,leqnelfile8t en cuivre rouge, recouvert les sonneries électriques. — Ces dernières se de gutta-percha et de coton ou de soie pour

Fig. 1. — Timbre pour sonnerie éleotrique.

composent : d'une pile électrique, formée à

Fig. 2. — Clochette pour sonnerie électrique.

Taide à' éléments plus ou moins nombreux sui-

Fig. 3. — Grelot ponr sonnerie électrique.

vaut la puissance nécessaire au bon fonctionnement de la pile; d'un ôl conducteur de l'élec-

Fig. 4. — Tableau indicateur des sonneries électriques.

l'isoler et le préserver de l'humidité; d'un timbre (fig. 1), d'une clochette (fig. 2), ou d'un grelot (fig. 3) fixés sur une boîte, dont le

Fig. 6. — Isolateur.

marteau, mis en mouvement par le courant électrique, frappe sur le timbre, la clochette ouïe grelot, quand on met en contact les

Fig. 6. — Bouton de sonnette électrique (face).

deux électricités de la pile en appuyant sur un bouton ou en tirant un cordon de tirage. On nomme aussi ces appareils trem-

Fig. 7. — Bouton (face).

lieuses. Ordinairement, les sonneries ont plusieurs fils qui aboutissent de diflërents locaux

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SONNERIE

à on tableau indicateur qui informe de quel local on appelle (fig. 4). Quand on dirige les fils sur un certain point et qu'il faut les

Fig. 8. — Bouton (profil).

couder pour passer ou descendre dans un angle^ par exemple^ on les enroule sur de petits

Fig. 9. — Bouton (profil).

morceaux d'ivoire nommés isolateurs. Notre figure 5 en montre un. Nos figures 6, 7, 8 et 9

Fig. 10. — (}ordon de tirage«

représentent de face et de profil des boutons de sonnette. En appuyant sur le pointcentral^

Fig. 11. — Cordon de tirage.

on met les deux pôles en contact, et, le courant 8'établissant,les signaux d'appel fonctionnent. Pour les cordons de tirage on emploie de petites boîtes dont nous ayons supprimé le couvercle

(fig. 10 et 11) afin de montrer leur intérieur. Quand on tire sur le cordon, des pelettea en cuivre se mettent en communication avec lee

Fig. 12. — Coolisseau & bascule sur plaque de bronia

fils, et le courant s'établit. Il y a des tirages verticaux (fig. 10), et obliques (fig. 11). On peut également faire fonctionner ces mêmes boîtes à l'aide de coulisseaux à bascule pareils à ceux qu'on pose sur les tableaux des portes cîochères (fig. 12). Enfin, dans les appartements, on utilise encore des poires (fig. 13) portant un bouton à leur extrémité, ou bien un petit appareil, représenté figure 14, qui fonctionne en rapprochant les deux branches placées sous la boule ; enfin, dans les cabinets de travail,

Fig. 13. — Poire pour sonnerie électrique.

on pose dans le parquet des pédales (fig. 15) qui mettent les fils en contact quand on appuie le pied sur la tête de la pédale. Les sonneries électriques ont rendu de nombreux services sur

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