‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 4)Chapitre 135 sur 239 · SUPPORT. ~ SURHAUSSÉ · texte numérisé non relu

SUPPORT. ~ SURHAUSSÉ

et celni-Ià se trouve interposée une table de plomb, il n'y a plus superposition.

SUPPORT, 8. m. — En général, tout ce qui supporte. Un pilier, une colonne qui portent au-dessus d*eux des charges, sont des supports; une voûte, un pont, peuvent être des supports. Il faut donc que les supports soient établis dans de bonnes conditions sur des massifs de maçonnerie solide, puisque la base des supports porte la charge placée audessus de ceux-ci augmentée de leur propre poids. — En menuiserie, on nomme supports des potences en bois qui affectent deux formes principales : un assemblage de deux pièces de bois en équerre, une s'appliquant sur le mur et l'autre recevant une tablette; l'autre assemblage est formé comme le précédent, mais une jambette réunit les deux pièces assemblées à angle droit : dans ce cas, ce support se place inversement au premier.

En serrurerie, ce terme sert à désigner une infinité de pièces ; on nomme :

Support d'espagnoletïe, une pièce de fer plat recourbé en angle droit qui reçoit le bras d'uûe espagnolette ; quelques-uns sont à charnière; en général, ces fera sont évidés et ornés.

Support de fléau, le support à patte qui reçoit la poignée d'un fléau.

Support a fourchette, un support dont la tête est à deux tiges et forme par consé-

Snpportfi à fourchette.

quent fourchette ; il sert à porter des conducteurs de paratonnerres, des grillages , etc.

Support de sonnette, le support qui soutient en place la bascule d'une sonnette. Dans les sonneries électriques, on pose des supports en os ou en ivoire comme isolateurs des fils ; on en fait aussi eu fer émaillé.

Support de paratonnerre, une pièce en fer, munie d'une bague en verre ou en porcelaine, et qui sert à porter le conducteur. Dans les télégraphes, les supports sont en porcelaine et portent dans leur axe un crochet en fer.

Jurisprudence. — Le droit de support assujettit celui qui en est grevé à faire à ses frais tout ce qui est nécessaire pour*soutenir la charge de l'édifice voisin; si ces ouvrages tombent de vétusté, il est obligé de les ré* tablir également à ses frais. Le droit de support est donc bien diflFërent du droit d' Appui. (Voy. ce mot, § Droit d'appui.) Dans les deux cas, W faculté d'abandon appartient au propriétaire grevé d'une servitude d'appui ou de support. (Voy. Abandon.)

SURBAISSÉ, ÉE, part, passé. — On dit qu'une voûte, un arc, sont surbaissés, quand leur hauteur est moindre que la moitié de leur diamètre ou de la sous-tendante de leur arc.

SURCHARGE, s. f. — Excès de charge d'un plancher, d'un mur, etc. — Surcroit d'épaisseur donné à un enduit, afin de pouvoir dresser parfaitement le parement; on dit aussi Renformis. (Voy. ce mot.)

Jurisprudence. — Pour la jurisprudence du droit de surcharge, voyez Mitoyen (Mur), § Exhaussement du mur mitoyen.

SURÉLÉVATION, s. f. — Construction faite après coup sur un bâtiment déjà construit, soit pour l'agrandir, soit pour toute autre cause.

Jurisprudence. — Tout propriétaire dont la façade est frappée d'alignement peut surélever son immeuble dans les conditions déterminées par les lois et règlements, pourvu toutefois qu'il n'exécute aucun travail confortatif, soit aux fondations, soit aux étages situés au-dessous de la surélévation. En agissant ainsi, il n'est pas tenu de se conformer à l'alignement. — Pour ce qui concerne la snrélévation du mur mitoyen, voyez Mitoyen {Mur), § Exhaussement du mur mitoyen.

SURHAUSSÉ, ÉE, part, passé. — On dit qu'une voûte, qu'une arcade, qu'un arc sont

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