‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 4)Chapitre 182 sur 239 · TROU. — TRUELLE · texte numérisé non relu

TROU. — TRUELLE

hors du temps du relevé à bout, la prime sera payée au propriétaire^ déduction fidte des travaux de raccordement du pavé par rentrepreneur public. Les primes sont basées sur les estimations faites par les ingénieurs d'après les prix des adjudications publiques. (Art. 12.)

Pour les trottoirs tout en granit, la prime accordée par la ville est du tiers de l'évaluation faite par les ingénieurs ; pour ceux en bitume, elle n'est que du sixième de l'estimation des ingénieurs. Elle doit rester trois ans entre les mains de Tadministration, à titre de garantie de la bonne exécution des travaux et après leur réception par l'ingénieur.

Les derniers articles de l'arrêté préfectoral traitent du dallage en bitume, des trottoirs en pavés et des trottoirs avec ruisseaux cou- Yerts.

Trottoib. — Dans l'architecture ogivale, on nomme trottoir l'étroit passage qui existe entre une balustrade et le bas d'un comble, la naissance d'une pyramide de clocher, etc. ; c'est l'aire sur laquelle on marche qui est le trottoir proprement dit.

TROU, 8. m. — Cavité pratiquée dans la terre, dans la maçonnerie, dans la pierre^ dans le bois. Les trous servent en général au scellement de diverses pièces. Dans la maçonnerie ou dans la pien'é, on &it les trous avec des ciseaux à froid, à la hachette, ou à la massé et au poinçon; ils servent à recevoir le scellement de poutrelles, solives, lambourdes, pattes, gonds, etc. — On nomme également trou l'orifice d'une carrière de pierre; d'où l'expression jwi^rrô mr le trou, employée pour désigner la pierre qui est encore sur la carrière, mais en dehors de la partie de l'extraction.

Trou d'homme. — Ouverture qui n'a tout juste que la dimension nécessaire au passage d'un homme. Les chaudières des machines ont un trou d'homme pour permettre leur nettoiement ; certains puits ont leur pierre percée d'un trou d'homme, etc.

TROUSSE, 8. /. — Cordage de moyenne grosseur qui ne sert qu'à élever de petits fardeaux.

DIOT. D'àROHITBOTURB. — T. IV.

TROUSSE-BARRE, 8. f. — Morceau de bois employé pour réunir, pour joindre ensemble les pièces de bois (coupons) d'un train à flotter.

TROUSSEQUIN. — Voy. Trusquin.

TRUC, 8, m. — Chariot, wagonnet pour le transport des terres. — Dans la machinerie théâtrale, c'est un procédé^ une machine employée dans les pièces, surtout dans les féeries, pour obtenir des effets imprévus, rapides et surprenants.

TRUELLE, 8.f. — Outil en fer ou en cuivre dont la lame, en forme de trapèze, arrondi souvent à son sommet, porte une tige emmanchée dans un manche en bois serré par une virole. Nos figures montrent les deux modèles de truelle les plus usuels. Les maçons se servent

Plg. 1. — TrneUe à pointe.

de cet outil pour bâtir au mortier ou au plâtre, pour faire des enduits et pour les lisser. La truelle à plâtre est en cuivre ; elle a la forme d'un trapèze dont le sommet serait arrondi; celle pour le mortier est souvent pointue, et la lame est triangulaire. La truelle des cimentiers a sa lame de forme ovale ; on la nomme Spatule (Voy. ce mot); c'est le type de la

lig. 2. — Truelle rectangulaire.

truelle romaine antique. — On nomme truelle brettée une truelle qui a la forme d'un rectangle allongé ; le manche, qui a la forme d'une fourchette, est perpendiculaire à la lame, à laquelle il est fixé par les deux dents de la fourchette; l'un des bords de la truelle est denteU, mais les dents, au lieu d'être angulaires comme dans une scie, sont rectangulaires. La truelle brettée sert à gratter la superficie des enduits, afin de les dresser avant de les nettoyer.

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