RAPPORT. — RATTACHER
à bateau, sont fournis au maçon par le serrnrier, qui les rend au kilogramme à Tentrepreneur ou à celui pour le compte duquel on construitl — On nomme aussi rappointù les hTO(ùie&,ehevtlïes et cUms àpatère, qu'on emploie, du reste, pour le même usage.
EAPPORT, s. m. — - Conformité, analogie entre deux ou plusieurs objets : ainsi les fers rondB de 0™,07 sont en rapport avec les fers carrés de 0'°,15; ils pèsent tous deux environ 1 1 75 le mètre. — On nomme pièce de rapport une pièce rapportée sur une autre ou à côté d'une ou plusieurs autres : par exemple, une marqueterie, une mosaïque, un émail cloisonné, ne sont formés que de pièces de rapport, — Les moulures en bois, en fer, appliquées sur des panneaux, des mars, etc., sont dites moulures de rapport ou moulures rapportées,
EAPPORTEUR, s. m. — Instrument de mathématique servant à mesurer les angles dessinés sur le papier, et par suite permettant de les rapporter sur un autre plan ou sur une autre feuille de papier; de là son nom. Cet instrument porte sur sa courbe une double série de dinsions en degrés, numérotées de 10° à 180^ L'une de ces sériesva de droite à gauche,
Rapportent.
c'est la division inférieure; l'autre de gauche à droite, c'est la division supérieure. Pour se servir de cet instrument, on place sa partie horizontale supérieure (la ligne de son diamètre) sur l'un des côtés de l'angle, de manière que le sommet de celui-ci coïncide avec la petite encoche semi-circulaire pratiquée
dans l'ax^ du diamètre ou centre de la circonférence. L'autre côté de l'angle prend alors une direction quelconque qui marque 30% 40**, 50**, etc., et détermine ainsi l'ouverture de l'angle qui est dit mesurer 30**, 40**, 50**, etc. On fait des rapporteurs en corne blonde, au travers desquels on peut suivre la ligne indiquant le nombre de degrés que mesure l'angle. — On en fabrique également en acier, en laiton ; celui représenté par notre figure est en métal.
RAPURE, s. /. — Ce qui tombe d'une pièce qui a été travaillée à la Râpe. (Voy. ce mot.)
RAQUETTE, s. /. — Grande scie avec laquelle les scieurs de long évident les noyaux des escaliers.
RATEAU, s. m. — Pièce de la garniture d'une serrure employée encore dans les serrures communes. On la nomme ainsi parce qu'elle a des dents comme un râteau de jardinier, lesquelles dents s'entaillent dans le museau et le panneton de la clef. (Voy. Museau et Panneton.)
RATELIER, s, m. — Construction en bois qui ressemble à une échelle dont les montants seraient parallèles et qui sert dans les écuries à recevoir les fourrages destinés à la nourriture des animaux. On place des râteliers dans les écuries, dans les étables, dans les bergeries, etc. Suivant ces divers locaux les râteliers varient de formes et de dimensions. (Voy. ÉcuBiE, Étable, Bergerie.) — Sur les voies ferrées, on nomme râteliers deux poteaux espacés suivant la longueur des rails qu'ils reçoivent dans des rainures pratiquées sur leur côté intérieur. Dans les ateliers de constructions, on nqmme râteliers des tringles en bois où en fer posées contre les murs, mais à 0",015 d'écartement, dans lesquelles on pose les outils, lors de leur rangement. Quelquefois les établis ont sur l'un de leurs longs côtés des râteliers.
RATTACHER, v. a. — Attacher de nou-
RAVALEMENT. - BEBATTAGE.
veau, ou fixer un objet en le clouant ou en le Tissant sur un autre.
RAVALEMENT, s, m. — En maçonnerie, le rayalement consiste à crépir et enduire les murs en moellons, en briques et en pan de bois. Sur les façades en pierre de taille, le ravalement consiste dans l'abatage de la pierre laissée par Tépannelage, dans la taille des chambranles, profils, sculptures des moulures et des ornements et Taplanissement des nus et des tables saillantes. — Le ravalement des constructions en petits matériaux se fait au moyen de rocaillages, de jointoiements et d'enduits. Les ravalements en réparation ont pour but de raviver la surface extérieure des bâtiments construits en pierre de taille, enfaisant leur Ragbbmbnt ( Voy. ce mot) avec la ripe et le grès, ou de refaire à neuf les enduits sur maçonnerie de petits matériaux.
— C'est aussi un petit enfoncement pratiqué au bord d'une baguette dans les pilastres et corps de maçonnerie et dé menuiserie. Dans cette dernière industrie, ravaler le bois, c'est en diminuer l'épaisseur dans certains endroits, afin de rendre plus saillantes les moulures.
— En serrurerie, ravaler F anneau d'une clef, c'est la rendre ovale, de ronde qu'elle était auparavant. On obtient ce résultat en faisant entrer de force cet anneau sur un mandrin nommé à cause de cela ravaloir,
RAVALER, V. a. — Faire un Ravalement. (Voy. ce mot.)
RAVALOIR, s. m. — Espèce de mandrin qui sert à ravaler l'anneau rond d'une clef. (Voy, Ravalement, in fine.)
RAVIVER, V. a. — Rendre plus vif. Raviver une arêfe, un chanfrein^ c'est les rafraîchir, les retailler. — En peinture, c'est remonter l'éclat des couleurs par un moyen quelconque.
RAVIVAGE, 8, m, — L'une des opérations de la dorure sur métaux, qui consiste à décaper la pièce avant de la dorer, ce qui se fait en la plongeant un certain temps dans l'acide nitrique*
RAYÈRE, 8. /. — Ouverture longue et étroite, semblable à une meurtrière ou à une barbacane, qu'on pratique dans l'épaisseur du mur d'une tour, afin d'en éclairer l'intérieur.
RAYON, 8. m. — Droite qui dans un cercle va du centre à la circonférence : le rayon est donc la moitié du diamètre. En menuiserie, on nomme rayons les tablettes d'une armoire, d'une bibliothèque, d'un placard. — En maçonnerie, c les ouvriers, dit Pernot {DicL des mots techniques), désignent le rayon avec lequel est tracée une voûte par le nom de montée du centre ou montée de la voûte, et l'arc par le nom de cintre. Si une voûte est en arc tracé d'un seul point de centre, et si le rayon, ou la montée de la voûte, est égal à la moitié de l'ouverture, prise à la naissance de la voûte, ils disent qu'elle est en plein cintre. Si cette montée est plus petite que la moitié de l'ouverture, ils disent qu'elle est en cintre surbaissé ; si, au contraire, elle est plus haute, ils disent qu'elle est en cintre surmonté ou surhaussé. »
RAYONNANT (Style). — Voy. Ogival {Art) et Classification.
RÉALGAR,5. m. — Cette substance, qu'on appelle aussi ruhis d'arsenic, U-sulfure âlarsenic^ se trouve dans la nature ; mais la majeure partie du réalgar du commerce est un produit artificiel, dont la couleur se rapproche du chromate de plomb basique. Le réalgar naturel se trouve en cristaux d'un rouge aurore plus ou moins foncé; on en retire du Harz dans la forêt Noire, de la Bohême et de la Transylvanie. — On le nomme aussi orpin jaune ou rouge.
REBATTAGE des BRIQUES. — Opération qui consiste à donner plus de fini à la forme de la brique, une fois qu'elle est sortie du moule, et avant de la mettre au séchage. On fait le rehatfage à la main, mais il existe aussi un rebattage mécanique; ce dernier est seul en usage dans les grandes briqueteries. La machine à rebattage est une sorte de balancier
qui comprime et qui tous les sens.
EEBOKD. — RECEPTION, les briques dans
REBORD, 8. m. — Côté de la cloison d'une serrure d'où sort le pêne et qu'on nomme aussi têtière : c'est cette partie qui se trouve vis-àvis la gâche dans les serrures à gâche. (Yoy.
PaLâSTBE et S£BEURE.)
REBOUCHAGE, s. m. — L'un des travaux préparatoires de la peinture en bâtiments, lequel consiste à reboucher les petites crevasses et fissures qui se sont produites sur les parois déjà couchées et qu'il s'agit de peindre. Le reboachage se fait avec un mastic à l'huile ou à la colle, suivant la nature de la peinture qui doit le recouvrir. Depuis quelques années, on emploie pour le rebouchage un mastic fait avec de la céruse; on l'applique avec une petite truelle. (Voy. Mastic.)
REBOUCHER, v. a. — Faire un rebouchage, c'est-à-dire remplir avec du mastic à l'huile ou à la colle, suivant le genre de peinture exécutée, tous les trous et toutes les gerçures qui se trouvent sur une surface à peindre. (Voy. le tenue précédent.)
REBOURS (Bois). — Bois dont les fils ne sont point parallèles, mais à contre-sens les uns des autres, par suite d'une torsion que l'arbre a reçue dans sa jeunesse. Ce bois est très-difficile à travailler.
RECALER, V. a. — Action de dresser et de finir un joint avec soin; opération qui se pratique, suivant les cas, soit à la varlope ou au rabot, soit au ciseau ou au Guillaume. (Voy. ce mot.)
Bolto k reoaler.
Recaler (Boîte à).— Instrument représenté par notre figure et qui sert au menuisier à maintenir les bois à l'extrémité desquels il veut faire soit une fausse coupe, soit une
coupe droite ou d'anglet ; de là les trois ou^ vertures différemment inclinées que présente la boîte à recaler.
RECALOIR, ê. m. — Morceau de bois ravalé dans une partie de sa longueur, et dont l'extrémité du ravalement est terminée en demi-cercle. (Pernot.)
RÉCAPITULATION, s.f. — Répétition très-sommaire ou résumé de ce qui a été détaillé dans le cours du mémoire, car la récapitulation est placée à la fin de celui-ci.
RECEPAGE, ^. m. — Opération qui consiste à coaper les têtes de tous les pieux d'un pilotis à une même hauteur, afin de pouvoir y poser les chapeaux. Le recepage se fait ordinairement à la hauteur qu'on a arrêtée pour le niveau d'une fondation. (Voy. le terme suivant.)
RECEPER, V. a. — Faire un recepage, c'est-à-dire couper la tête des pieux à une hauteur convenue au moyen de la scie à receper.
RÉCEPTION, ê.f. — Action de recevoir.
Mais nous n'avons ici qu'à nous occuper de la réception des matériaux et de la réception des travaux.
RÉCEPTION DES MATÉRIAUX. — La réception des matériaux, c'est-à-dire leur admission sur le chantier ou l'atelier et leur acceptation comme bons à être employés, cette réception, disons-nous, est feite par l'inspecteur des travaux, et dans quelques cas, pour les matériaux de peu de valeur ou d'importance et pour de petites quantités, par le sous-inspecteur ou le conducteur des travaux.
RÉCEPTION DES TRAVAUX. — La réccptiou des travaux de construction consiste dans l'acceptation de ces travaux comme bons et conformes aux règles de l'art de bâtir et aux indications des plans. — Cette réception est faite par l'architecte ou son premier inspecteur; elle consiste dans un examen approfondi de l'ouvrage constmit, sous le rapport de la qualité de ses matériaux et de la manière dont
RÉCHAMPIR. — RE-COLEMENT.
ils ont été mis en œuvre, ainsi que sur tons les points de fait ou de droit qui régissent l'opération,
RÉCHAMPIR, V. a. — Terme de peinture, qui signifie donner plusieurs couches de peinture pour obtenir des tons brillants, et rehausser par des teintes différentes les moulures, les fonds et les tables. — En dorure, c'est coucher de blanc les fonds compris entre des parties dorées, afin de les recouper, si elles dépassent leur alignement, et couvrir les bavochures que l'assiette ou le mordant auraient pu faire sur les fonds. L'ensemble de ces opérations se nomme réchampissage.
RECHARGER, v. a. — Refaire, après les avoir hachées, les parties vieilles ou détériorées d'un plafond, d'un enduit quelconque. — En termes de ponts et chaussées, recharger une chaussée, c'est, après avoir repiqué légèrement sa surface, c'est-à-dire avoir pratiqué de petites entailles à la pioche, mettre une charge de pierre, de gravier et de sable pour y faire passer ensuite le Cylindeb. ( Voy. ce mot.)
RÉCHAUD, 8. m. ^ Plateau à rebord ou espèce de grille portative où les peintres placent des charbons enflammés pour opérer le brûlage des vieilles peintures et pouvoir ensuite les racler. Les peintres utilisent aussi les réchauds pour sécher les murs qu'on a hâte de peindre, enfin pour chaufier et rendre secs, et faire pénétrer profondément la cire sur les murs qui doivent recevoir une fresque. — En fumisterie, on nomme réchauds de petits appareils en fonte, de forme ronde, carrée ou oblongue, que l'on fixe dans la paillasse des fourneaux de cuisine et sur lesquels on apprête les mets.
RÉCHAUFFER, v. a. — Réchauffer le fer, la fonte, c'est leur donner une seconde cJiaude, une seconde cuisson. (Voy. Rb-
CUIftE.)
RÉCHAUFFOIR, s. m. — Ce terme est synonyme de cliaufe-assiette, c'est-à-dire qu'il
sert à désigner l'espèce de petit four qui existe dans les poêles de construction des salles à manger, et dans lequel on tient chauds ou l'on fait réchauffer les mets avant de les servir sur la table.
RECHAUSSER unmub.— Quand un mur a son pied endommagé par l'humidité, par la vétusté ou par toute autre cause, on dit qu'il est déchaussé. On le rechausse, en supprimant les mauvais moellons ou les pierres pourries, et en encastrant et rapporttmt au pied de ce mur de nouveaux moellons ou de nouvelles pierres,
RECHERCHE, s,f. — On nomme travaux en recherche^ pose en recherche, des travaux faits en vue de réparer les parties défectueuses d'une couverture, d'un carrelage, d'un pavage, sans toucher aux parties voisines qui sont en bon état. Ce genre de travail, qui est plus dijficultueux, prend beaucoup plus de temps que les travaux ordinaires ou travaux courants; aussi les travaux en recherche donnentils droit à une plus-value.
RÉCLAMATION, 5./ — Action de réclamer. Quand un entrepreneur pense que le prix de règlement n'a pas été justement appliqué à la vérification et au règlement de ses mémoires, il a le droit d'adresser une réclamation motivée, afin de faire rétablir sur le mémoire le prix réel qui lui est dû. — Dans les projets d'alignement, les propriétaires sont en droit d'adresser à l'administration des réclamations sur l'ensemble du projet ou sur l'une de ses parties.
RÉCOLEMENT, s. m. — Constatation de l'alignement d'une construction neuve fixé par l'administration. C'est le commissaire-voyer ou son agent qui fait cette constatation par un procès- verbal dans lequel il est dit qu'en vertu de la permission délivi'ée, avant le commencement des travaux, l'alignement a été suivi et que la propriété a gagné ou perdu une superficie de terrain de...; ou bien que, suivant l'autorisation, elle a été maintenue dans les limites de l'ancien alignement. C'est sur la