REFENDRE
qui forment la séparation intérienre d'un bâtiment ( Voy. Mue) ; bois de refmd^ un bois scié de long, c'est-à-dire scié dans sa longueur, ou refendu. Au pluriel, on nomme refends des canaux tracés verticalement ou horizontalement
sur la paroi des murs pour simuler l'emplacement des joints et pour former décoration au moyen de Bossages. (Voy. ce mot.) Les refends sont à section rectangulaire ou triangulaire ; ils ont été employés dès la plus haute
Fig. 2. — fàalle du réfectoire ( Mont-Saint-Michel ).
antiquité. — En menuiserie, on nomme refends des morceaux de bois, ou tringles, retranchés d'une planche ou de toute autre pièce de bois.
REFENDRE, v. a. — Partager en deux.
— En charpente, on refend des bois pour en faire des poutres, des poutrelles, des solives, etc., mais une pièce de bois, même très-
faible, peut être refendue. — En serrurerie, on refend le panneton et le museau des clefe, au moyen de la lime fendante, d'un petit becd'âne, de la scie à métaux, pour y faire des entailles qui permettent le passage des garnitures de la serrure ; c'est aussi couper à chaud avec la tranche une barre de fer méplat pour en tirer des barres plus étroites.
REFEUILLE. — REFOUILLEMENT.
En peinture, refendre les moulures, c'est les dégorger à l'aide de fers spéciaux recourbés en forme de crochet et qu'on nomme dégorgeoirs. — Les payeurs refendent les quartiers de roches pour faire des bandes qu'ils refendent encore pour faire des pavés d'échantillon ou de simples bandes ; c^pavés refendus fournissent à leur tour des pqvés de deux ou de irais (Voy. Payé.).
REFEUILLÉ (Joint). — Joint pratiqué sur la longueur de deux pièces ou sur la rive de deux planches de façon à former un emboîtement sans rainure ni languette. (Yoj. Gbain D'OEaB.)
REFEUILLEMENT, s. m. — En charpent^rie, c'est une feuillure faite sur place ; on exécute des refeuillements sur toute espèce de pièces : par exemple, dans un poteau pour loger un vantail de porte.
REFICHER, V. a. — Refaire les joints des assises d'un mur sur lequel on a fait des réparations ou un nouveau ravalement.
RÉFLECTEUR, s. m. — Appareil qui sert à réfléchir et renvoyer la lumière dans des endroits obscurs, afin de les éclairer. Il existe de nombreux systèmes; l'un des plus répandus consiste en une feuille de zinc ondulée, par&itement polie et recouverte d'un verre. On le pose incliné suivant un certain nombre de degrés, afin de lui permettre de renvoyer la lumière. De simples glaces convenablement disposées suivant un certain angle d'inclinaison fournissent aussi d'excellents réflecteurs.
REFLET, s. m. — Effet de lumière réfléchie et renvoyée par les surfaces qui sont frappées par le grand jour sur d'autres objets privés de lumière. Dans un édifice quelconque, les parties ombrées ne participent à la lumière que par les reflets renvoyés par les surfaces éclairées des corps environnants ou, à défaut de ces corps, par la surface du sol qui les entoure. Les reflets seuls éclairent donc les parties des édifices qui sont dans l'ombre , et tous les détails d'architecture, moulures, ornements, etc..
qui sont dans l'ombre et qui ne sont pas éclairés par les reflets, ne se voient pour ainsi dire pas : c'est pour ce motif que les architectes, dans le rendu de leurs projets, teintent en noir ou du moins en couleur très-foncée tous les objets qui ne reçoivent ni lumière directe ni reflets.
REFOUILLEMENT, s. m. — En maçonnerie, c'est un trou, un èvidement pratiqué dans la pierre au moyen de la masse et du poinçon, sur trois, quatre ou cinq côtés con-
Fig. 1. — Fiem lefbnUlée.
serves. Ou fait des refouillements pour des auges, des cuvettes, des cuillers, des châssis de regards, etc. D'après Pernot {Dict. des mois techniques de la constr.), on distingue les refomllements ainsi qu'il suit :
' 1^ Refouillement et déchet faits sur le chantier; 2® Refouillement simple sur le chantier ; 3° Refouillement simple sur le tas.
Fig. 3. — Fieire refotdUée «t âridôe.
Tout refouillement sur le chantier, fait à la masse et au poinçon, pour auges, soupiraux, châssis de regards et de fosses d'aisances, ouvertures de petites baies, trous pour les in-? crustations, et autres semblables, est compté en cube, séparément de la pierre en œuvre. Les refouillements simples n'ont d'autre valeur que celle dti temps passé au refouillement de la pierre. Notre figure 1 montre une pierre portant un simple refouillement h, «, j) k, et notre figure 2 une pierre portant un èvidement a, b, c, d; a\ V, é^ oT, et un refouillement dans l'angle/, g. — En charpenterie, on nomme refouillement tout trou percé dans une pièce de bois. — On fait des refouillements à crans pour âme de poutres.
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REFOUILLEfi ^ EEGARD.
REFOUILLER, v. a. ~ Pratiquer un refouillement; percer un trou dans une pièce de charpente.
REFOULER, v. a. — Battre à chaud sur renclume, un morceau de fer, afin d'obtenir uni-enflement, soit pour le rendre plus épais, soit pour y pratiquer une soudure.
REFOULOIR, 9. m. — Sorte de ressort en fer forgé et très-élastique, qui sert pour repousser un guichet pratiqué dans une porte cochère, une grande grille, etc.
RÉFRACTAIRE (Tbeee). — Terre qui résiste au feu, qui ne fond pas ou qui fond diflficilement au milieu d'un feu même violent. On utiHse cette terre pour faire des briques qu'on emploie pour la construction des fourneaux, foyers, âtres, etc.
REFUGE, 8. m. — Petit espace ménagé au milieu d'une chaussée, au croisement des rues ou des boulevards d'une grande ville, afin de permettre aux piétons de traverser ces voies en se garant des voitures. Ces refuges sont formés à l'aide de trottoirs circulaires ou elliptiques ; ils ont dans leur milieu, suivant la forme qu'ils affectent , un ou deux candélabres à plusieurs branches. Quand les refuges ont une grande importance, ils peuvent même être décorés de statues ou de fontaines.
REFUITE, s. f. — Jeu que l'on donne dans un assemblage à emboîtement, afin que les planches puissent se retirer sur elles-mêmes. Par l'expression donner de la refuitey on peut entendre : V dans une porte à coulisse, donner à la rainure une double profondeur, afin de pouvoir retirer facilement la porte de la coulisse ; 2** donner à une mortaise une profondeur plus considérable que la longueur du tenon qu'elle doit recevoir.
REFUS (Battee a). — Battre à l'aide du mouton des pieux, des pilots et des palplanches jusqu'à ce qu'ils refusent d'entrer en terre, de s'enfoncer. On doit battre un pilotis jus-
qu'à ce point, mais ne pas continuer, quoi les pilots pourraient s'éclater.
sans
REGAIN, s. m. — Excédant de longueur qu'on est obligé de retrancher sur une pierre, une poutre, etc., afin de pouvoir les foire entrer dans l'emplacement qu'elles doivent occuper.
RÉGALAGE, s. m. — Dressement et écrasement des mottes de terre répandues sur une surface, afin de niveler, bien dresser et égaliser cette surface. On peut faire encore le régalage pour donner une pente déterminée à une voie ou à une surface quelconque de terrain. Les outils employés pour feire les régalages sont : la brouette, pour apporter les sables ou les terres; hk pelle, qui sert à les étendre à mesure qu'on les décharge, et la latte, avec laquelle on les comprime. Pour de petits régalages, on peut aussi employer le râteau à 14 ou à 16 dents. Les ouvriers qui accomplissent ce travail sont des terrassiers qu'on nomme régaUurs et quelquefois régleurs, parce qu'anciennement on disait aussi réglage des terres, au lieu de régatage.Çfoj.'RtQiiWJK)
REGARD, 8. m, — Ouverture en maçonnerie pratiquée pour faciliter la visite d'un égout, d'un aqueduc, d'un conduit. C'est par
Fig. 1. — Regard d*aqnediic iputeu$),
les regards qu'on pénètre dans les oanahsations, afin de les réparer ou de les nettoyer. — C'est aussi un petit bâtiment ou pavillon dans lequel sont placés les robinets de distribution de plusieurs conduites d'eau. — On nomme regard de fontaine un petit encaissement maçonné fermé par une dalle ou une plaque de fonte, dans lequel se trouve le robinet servant à donner ou à retirer l'eau de la fontaine.
REGINGOT. — RÈGLE.
Notre figure 1 montre le regard que les constructeurs de Tantiquîté pratiquaient dans les aqueducs, regard qu'ils nommaient puieus
FIg. 3. — OoDpe longitndinalfi d'an regard d'égont.
etpufêum (çp^ap) (Vitruve^ vu, 8), tandis que Fouyerture du conduit adroite de notre figure se nommait speeus. Nos figures 2 et 8 mon-
Fig. 3. — * Coupe transrexBale d'an rçgard d'égout.
trent, au contraire, les coupes longitudinale et transversale d'un regard d'égout moderne, dans lesquelles coupes on aperçoit l'échelle en fer qui sert à descendre dans cette canalisation.
REGINGOT, 8. m. — Petit larmier de forme circulaire ou triangulaire pratiqué sous le jet d'ean ou sous l'appui d'une croisée, ou bien encore sous une dalle formant le chaperon d'un mur. (Voy. Jet d'eau, Jeteau, Laehieb.)
RÉGIOLES, s. /. pi. — Petites portes pratiquées sur la face de la confession d'un autel et qui servaient à introduire les linges qu'on désirait &ire toucher aux reliques. Aujourd'hui, comme cet usage est abandonné, les autels ne possèdent plus de régioUa ; on
en Yoit cependant encore dans quelques anciennes églises d'Espagne et d'Italie.
REGISTRES D'ORGUES. — Règles mobiles en bois qui servent dans un orgue à ouvrir et à fermer les diflferents jeux ou séries de tuyaux. Les registres sont percés de trous à des distances égales aux trous du sommier; on les fait fonctionner au moyen des tirants, des tringles carrées placées à la droite et à la gauche de la fenêtre du clavier, et suivant que l'organiste veut ouvrir ou fermer le vent à telle ou telle autre série de jeux, il tire ou pousse tel registre. — En fumisterie, on nomme registres de petites portes en tôle différemment construites, mais surtout à coulisse, qui servent à ouvrir ou fermer des bouches de chaleur, de ventilation, de foyer, etc.
RÈGLE, 8./. — Tringle de bois, de fer, de laiton ou de toute autre matière, qui sert à tracer des lignes, à s'assurer si des surfaces sont bien dressées, verticalement ou horizontalement, et pour d'autres usages encore. Il existe une grande variété de règles qui servent aux divers corps d'état qui travaillent dans les constractions. Les maçons, les charpentiers, les menuisiers, les peintres^ les vitriers, emploient tous la règle. En général, les ouvriers qui travaillent les métaux emploient des règles en fer ou en cuivre. Dans l'antiquité, on employait une règle de plomb, dite règle leshienne^(\ji\ servait à dresser les parements grossiers des appareils polygonaux. (Voy. Appareil.) Cette règle de plomb était flexible, elle servait à prendre les contours ou formes polygonales des pierres, et l'on portait la règle, une fois les angles relevés, sur les pierres qu'on devait juxtaposer aux précédentes. — Aujourd'hui les architectes et les ingénieurs emploient des règles en bois, surtout des T, qui servent à tracer du premier coup, sur les feuilles de papier collées sur des planches à dessiner, des lignes parallèles ethorizontales. — Les charpentiers se servent de plusieurs règles : l'une dite d'appareil, mesure environ 2 mètresde longueur; une autre, plus courte , nommée jauge, ne mesure que 0",33 ou un pied, car