‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 4)Chapitre 8 sur 239 · PORTAIL · texte numérisé non relu

PORTAIL

militaire, ainsi que deg arsenaux et des chantiers de constructions navales, des fonderies, etc.

Port marchand ou de commerce, celui qui contient des vaisseaux de commerce et de la marine marchande, et qui sert au chargement et au déchargement des marchandises.

Historique. — Dans l'antiquité, les Grecs et les Romains paraissent avoir construit leurs

Port d'Ostie.

ports à peu près sur le même plan; ce plan, du reste, ressemblait beaucoup à celui adopté pour nos ports modernes, du moins dans leur ensemble. Les ports anciens comprenaient un bassin extérieur Ckip-^y), notre avant-port, avec un ou plusieurs bassins s'enfonçant dans les terres (îpfAoi); ces bassins se rattachaient

à Tavant-port et à la mer par un chenal. Cette disposition est exactement semblable à celle que nos ingénieurs modernes appliquent : par exemple, le port de Dieppe possède deux bassins, ceux de Bérigny et de Duquesne, puis un avant-port, enfin un chenal. Comme de nos jours, l'entrée des ports était protégée par un brise-lames placé en tête de la jetée , qui avait un phare et qui souvent était fortifié au moyen de tours. A Eleusis, il existe des débris de port qui confirment tout ce qui précède, et de plus nous donnons ici, d'après Rich (Dict. des antiq.), le plan du port d'Ostie, à l'embouchure du Tibre. Ce plan a été dressé d'après un examen attentif des lieux fait par l'architecte vénitien Labacco, au XVI" siècle, alors que, dit Rich ( op. dt,, p. 503),

Les ruines n'étaient pas aussi défigurées, et que remplacement même du port n'était pas aussi complètement comblé qu'il Test aujourd'hui... Des deux ports y le plus grand et le plus voisin de la mer fut construit par l'empereur Claude , le bassin intérieur et plus petit par l'empereur Trajan. A, l'entrée du port du côté de la terre , flanquée de tours fortifiées ; à côté, un temple circulaire ; B, aqueduc qui fournissait au port de l'eau douce ; C, le port de Trajan ; D, la maison du capitaine du port, d'où la vue s'étend également sur les deux ports ; D, deux ponts sur un canal qui communique à la fois avec le Tibre et avec la mer, par le bras de rivière qui occupe le haut du plan ; Ë, large place carrée entourée de magasins, servant probablement de forum ou de marché ; H, petit bassin entouré également de magasins ; H, briselames devant l'entrée du port intérieur, avec digue qui protégeait l'entrée du port de Claude.

PORTAIL, 8. m. — Frontispice d'architecture , élévation saillante servant de façade ou d'entrée principale à un grand édifice; mais on applique surtout ce terme à l'entrée monumentale d'une église. — Presque toutes les grandes églises de style ogival possèdent trois portails sur leur façade principale et un à l'extrémité de chaque croisillon du transsept. Ces portails sont souvent, par leur énorme voussure, placés en retraite sur la façade; mais, quelle que soit leur profondeur, ils ne constituent point le Porche. (Voy. ce mot.)

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