SCHISTE. — SCIE
rantiqnité non-seulement ce qui chez nous compose la plate-forme sur laquelle se tiennent les acteurs, mais encore le mur qui formait le fond permanent du théâtre, le Pbos- CENiuM. (Voy. ce mot.) Ce mur était percé de trois portes : celle du milieu, d'où sortait le premier rôle (protagoniste) et qu'on nommait (valvob regm) ; les deux portes de chaque côté {hospitaïes) (Vitruve, V, 6, 8), d'où sortaient à droite le deuxième rôle (deutéragoniste), et à gauche le troisième rôle (tritagoniste). On yoit encore au grand théâtre de Pompéi, d'une manière distincte, la partie inférieure de ces trois portes sur le mur du proscenium, — Dans nos théâtres modernes, la scène comprend non-seulement le plancher sur lequel se passe l'action, mais la toile de fond, les coulisses côté cour et côté jardin, l'avant-scène et la partie en élévation où sont placés en suspension les décors, bandes de ciel, etc. (Voy. Théâtre.)
SCHISTE, s. m. — Sous ce terme générique, on comprend des matériaux, des pierres qui la plupart se laissent diviser assez facilement en lamelles minces et unies ; il y a des schistes talqtieux, chlorités, etc. L'ardoise est un schiste ardoisier (Voy. Abdoisb.)
SCHOLA. — Terme d'antiquités, qui sert à désigner les gradins qui dans des bains ou dans des thermes occupaient le soubassement de l'hémicycle au centre duquel se trouvait le bassin circulaire nommé labrum. On le désignait sous les termes de scfiola aîvei, schola làbri; c'est dans ce passage que les baigneurs s'asseyaient ou restaient debout, en attendant leur tour. (Vitruve, V, 10, 4.) Les personnes qui accompagnaient les visiteurs se reposaient dans la schola et s'entretenaient avec les personnes qu'ils venaient voir.
SCIAGE, s. m. — Opération qui consiste à débiter à la scie des blocs de pierre ou de marbre, des pièces de bois, etc. La surface obtenue par cette opération se nomme également sciage, — Pour les matières dures, telles que les roches, les marbres, le sciage se fait à la scie sans dents avec de l'eau et du grès pilé; pour les pierres tendres, au contraire,
on emploie une scie à dents qu'on nomme Passe-paetout. (Voy. ce mot et Scie.) — Suivant leur plus ou moins de densité, les pierres demandent plus ou moins de temps pour leur sciage ; ainsi, par exemple, il faut environ 4 heures pour scier un mètre superficiel de lambourde ou de vergelet tendre, tandis qu'il faut 12, 14 et 16 heures pour un mètre superficiel de certaines roches.
Sciage (Bois de). — On désigne sous ce terme des pièces de bois qui proviennent de plus fortes pièces refendues sur leur longueur, ce qu'on nomme sciage de long. Quand le sciage est opéré sur le travers de la pièce, on emploie une scie ordinaire, qui est manœuvrée par un ou deux hommes. Le sciage en ehantoumement se fait presque toujours transversalement, sur le plat des pièces et suivant des lignes courbes, avec les scies dites à chantourner. (Voy. Scie.)
SCIE, s,f, — Instrument qui sert à couper et à débiter les pierres et le bois, et qui se compose d'une lame en acier unie, mais plus souvent dentelée, laquelle lame est montée dans une armature en bois. On manœuvre cet instrument en lui imprimant un mouvement de va-et-vient dans le sens de sa longueur et dans une direction donnée ; le résultat de l'opération, qu'on aperçoit sur les parements ou faces des matériaux sciés, se nomme trait de scie, — Il existe une grande variété de scies; les unes servent à débiter la pierre, d'autres le bois. Voici les principales ; on nomme :
Scie du menuisieb, celle qui est composée d'une lame dentelée montée dans un châssis
Fig. 1. — Soie oTdinaire à tenons.
destiné à tenir la lame tendue, et qu'on nomme monture ou armature, La lame est tenue tendue à l'aide d'une corde enroulée qui agit sur les montants du châssis. Il existe des scies ordi-