‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 100 sur 325 · ASSEMBLAGE · texte numérisé non relu

ASSEMBLAGE

ASCENSEUR, s. m. — Cage de fer que l'on place dans un local et qui , à l'aide d'un mécanisme, sert à monter et à descendre des personnes ou des fardeaux.

On pose aujourd'hui des asceuseurs dans les maisons, pour supprimer les escaliers; dans les magasins et entrepôts, dans les chantiers, pour élever des marchandises et des matériaux ; dans les gares de chemins de fer, lorsque la voie ferrée se trouve plus éle^'ée que le sol.

ASPIC, s, m. — Outil de serrurier en forme de langue d'aspic ; le foret a souvent son taillant en langue d'aspic.

ASPHALTE, s. m. — Matière bitumineuse qui, mélangée avec du goudron, du hrai et du gra^der, est employée au dallage , pour les trottoirs, les cours, les couloirs, les sous-sols, etc. Il existe à Seyssel (Ain) des mines d'asphalte très importantes.

On fait aujourd'hui des asphaltes artificiels avec des résidus de goudron de houille ou coaltar, mais ils sont loin de valoir les asphaltes naturels. (Voy. Bitume, Brai, Dallage.)

ASSEAU. — Voy. Assette.

ASSÈCHEMENT, s. m. — Action d'assécher, de rendre sec, de priver d'eau ou d'humidité. On assèche un mur, des caves, un sous-sol ; et on emploie dans ce liut plusieurs moyens, mais surtout la Ventilation (voy. ce mot). L'humidité est une des grandes causes de détérioration, il est donc urgent d'assécher les constructions par des moyens artificiels ou naturels. (Voy. Humidité.)

ASSEMBLAGE, s. m. — Terme employé dans la charpenterie , la menuiserie et la serrurerie (1), pour désigner les procédés servant à relier entre elles des pièces de hois et de fer.

(1) Quelques auteurs ont également admis l'assemblage pour les pierres ; nous n'avons pas cru devoir le faire, bien que certaines pierres puissent réellement être assemblées, en Queue d'auosde, par exemple (voy. ce mot). Nous avons préféré rejeter aux mots Appareil et Coupe des pierres tout ce quia trait à l'assemblage des pierres.

Les assemblages existent probal^leinent depuis l'antiquité la plus reculée, puisque, dès que l'homme s'occupa de constractions, il

Fig. 1. — Assemblage à trait de Jupiter simple, et eu adent.

éprouva le besoin de réunir des pièces de bois, pour les allonger ou les élargir. Dans le principe, il dut employer des combinaisons fort simples qui le conduisirent insensiblement à d'autres plus ingénieuses et plus compliquées. Dans les différentes branches de l'art de bâtir, les assemblages sont extrêmement variés.

Fig. 2. — Assemblage de poteaux.

A, boulonné ; B, cloué ou chevillé.

En charpente et en menuiserie, on emploie souvent des assemblages identiques ; aussi les avons-nous réunis dans le même paragraphe. Pour allonger ou pour réunir deux poutres , on emploie l'assemblage à trait de Jupiter (fig. 1), simjjle, ou en adent. Pour des poutres moins fortes, pour des poteaux, on emploie les entures représentées par notre figure 2.

Fig. 3. — Assemblage à tenon et à mortaise.

L'enture A est boulonnée sur deux points, et les deux pièces de bois sont taillées en sifflet ; la figure B est simplement clouée ou chevillée, les deux poteaux étant sciés à angle droit

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