‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 142 sur 325 · BASCULE · texte numérisé non relu

BASCULE

mais plus souvent carrée, qui remplace les linteaux de bois des baies dans les constructions économiques. On les utilise siirtout pour les plates-bandes de baies en pierre.

Barre. — En termes de blason, c'est une bande qui tra^-erse diagonalement Técu de gauche à droite. (Yoy. Blason.)

BARREAU , s. m. — Tige de bois ou de métal employée dans la construction des grilles, des rampes ou autres clôtures. Les barreaux sont assujettis et reliés ensemble de diverses manières, soit par des traverses dans lesquelles ils sont goupillés, soit par des barres portant des ceils, de la forme du baiTeau, qui peut être rond, caiTé, ovale, etc.

Les barreaux de rampe sont unis ou ornementés. L'une de leurs extrémités est fixée par des %is à fraise sur une bande de fer portant la main courante, et l'autre dans le limon de l'escalier.

Barreau de battement. — Barreau d'une porte de fer qui porte la serrure ; c'est l'opposé du tarreau de cotière, qui est celui qui porte les gonds de la porte.

BARRIÈRE, s. f. — Clôture en bois ou en fer, à claire-voie et à hauteur d'appui , qui intercepte le passage d'une voie ou empêche l'accès d'une cour ou de tout autre local. La barrière la plus simple consiste en une traverse miique, ou lisse, qui glisse dans deux montants; de là vient le nom de lisses, donné à certaines barrières , parce que des pièces de bois de cette espèce entrent dans leur construction. La barrière est dite à iascide, si l'une de ses extrémités est pour%'ue d'un contrepoids. Pour donner plus de solidité à la simple barre, on la munit d'une écharpe ou lien. D'autres barrières sont fonnées de treillages en bois ou en fer, de montants et de travei-ses affectant les formes les plus variées. Ce système de clôture est très employé dans les fermes; aussi les traités de constructions rurales en donnent-ils de nombreux spécimens.

Barrière. — Synonyme d'octroi, parce que les villes qui ne sont pas entourées de murailles ont souvent à leur entrée des ban-ières, avec de petits pavillons, pour percevoir les droits d'octroi.

DICT. D'aRCHITECTCEE. — T. I.

Barrière. — Palissade, formée de montants, de traverses et de planches, qui entoure les bâtiments en construction ou en démohtion ; elle sert aussi à masquer des renfoncements et à défendre l'accès d'angles rentrants. On ne peut élever de baiTières de cette sorte sans l'autorisation de la police, et elles sont soumises à des règlements et des ordonnances administratifs.

BARROW, s. m. -^ Terme emprunté à l'anglais et qui s'applique à certains monuments funéraires celtiques. (Voy. Celtiques, Monuments.)

BASALTE, s. m. — Pierre d'origine volcanique, d'un gris noir, rougeâtre ou verdâtre, susceptible de prendre un beau poli. L'Ethiopie et l'Egyiîte possédaient de belles carrières de basalte ; aussi leurs habitants ont-ils employé cette matière pour leurs constructions et pour des bas-reliefs ou des statues. Aujourd'hui, dans quelques localités, on l'utilise comme moellon ; il est d'un l)on usage. Calciné , le basalte sert à fabriquer des mortiers hydrauliques.

BAS COTÉS, s. m. pi. — Locution vulgaire synonyme de Collatéral (voy. ce mot).

BASCULE, s. f. — Ce terme, surtout eu serrurerie, a de nombreuses significations.

En général, un objet est en bascule quand, posé sur un point d'appui, une de ses extrémités peut s'élever ou s'abaisser à volonté. On pose en bascule des pierres , des pièces de bois > des barres de fer, etc.

En menuiserie, une pièce est en bascule quand elle est assemblée par une de ses extrémités et qu'elle est libre à l'autre ; exemple : la charpente d'un palier d'escalier. Une barre de bois fermant une porte charretière, et soutenue dans un point intermédiaire, est une bascule; on la nomme imssijlêau. Ces bascules sont très employées dans les constructions rurales, pour fermer les portes de grange, d'écurie, etc.

En serrurerie, un grand nombre de ]:»ièces portent ce nom ; ce sont : la bascule à crémone,

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