‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 160 sur 325 · BELIER · texte numérisé non relu

BELIER

BiBLiOGRAriiiE. — A.-G.-B. Schaycs, Jllstvlre de r architecture en Belgique, 4 vol. in-18. Du même, Essai sur l'architecture ogivale en Belgique, Bruxelles, 1840, hiA".

BÉLIER, s. m. — Machine de guerre des tinciens , (lui servait à battre en brèche les murailles d'une ville assiégée. C'était (fig. 1) une forte poutre année à l'une de ses cxtré-

Fig. 1. — Bélier.

mités d'une tête de bélier en fer. On'manœu- \T.'ait cette pièce à bras ; quatre ou cinq hommes étaient employés à la manœuvre : c'est ainsi qu'on voit cette machine représentée sur la colonne Trajane. Ou bien le bélier était suspendu à une sorte de mât et porté sur des câbles.

Quelquefois (fig. 2) il était enfermé dans une construction en bois, qui mettait les soldats chargés de le manœu\Ter à l'abri des coups des assiégés. (Vitruve, X, 13, 2.) On imprimait un mouvement de va-et-vient pour battre le mur. Enfin il existait dès la plus haute

Fig. 3. — Bélier assyrien (musée du Louvre).

antiquité des béliers roulants : on en a retrouvé sur les murs de Korsabad, et le musée

du Lou^Te en possède des moulages dans la salle des anti(iuités assyi'iennes. Xotre figure 3 montre un de ces béliers assjTiens.

BiiLiER. — Machine servant à enfoncer les l)ieux. (Voy. Mouton.)

BÉLIER HYDRAULIQUE. — ^Machine hydraulique inventée par Montgolfier en 1797 et qui sert à élever les eaux; c'est par le choc de l'eau contre elle-même qu'on obtient ce

j;jg. 4.

Autibélier.

résultat. Dans la canalisation des eaux, il faut éviter le plus possible de produire des coups de iélïei; car, s'ils sont forts, ils peuvent faire éclater les conduites ; pour parer aux coups de bélier, on emploie divers engins dont la plupart sont fort ingénieux. Xotre figure 4 représente en coupe et en élévation un antibélier très employé.

Fig. 5. — Tète de bélier (x\^I« siècle).

BÉLIER. — Animal dont la tête et le crâne sont employés dans la sculpture ornementale.

BELIP^RE.

BEXARDE.

Notre figure 5 montre une tête de bélier qui décore une porte d'entrée d'un hôtel du XYii*^ siècle, situé rue des Francs-Bourgeois, à Paris.

BELIÈRE, s./. — Gros anneau de Tintérieiu' des cloches qui supporte le Battant (voy. ce mot).

BELYÉDER et BELVÉDÈRE, s. m. — Ce mot, dérivé de l'italien {bello vcdere, belle vue), est une construction élevée de laquelle

Fig. 1. — ■ Belvéïlère du cluiteau île Sceaux (Olùvation).

on jouit d'une belle vue : la ])lus remarquable construction de ce genre, c'est le belvédère du Vatican , œmTe de Bramante. Il a été transformé en musée et renferme une magnifique statue d'Apollon, connue sous le nom à'Aiwllon du belvédère.

C'est aussi une sorte de lanterne ou de kiosque éta1)li sur le comble d'une maison, et d'où l'on peut jouir de la vue des sites environnants. Ces constractious sont légèrement faites ; ordinairement il entre beaucoup de bois dans leur mise en œuvre. Elles sont vitrées

sur toutes les faces, afin de mettre les observateurs à l'abri des intempéries de l'air. Nos figures 1 et 2 montrent le belvédère du château de Sceaux, près Paris. — Autrefois il existait des belvédères composés de plusieurs pièces; on les appelait trianons.

BEMA. — Terme grec qui désigne à la fois le sanctuaire, l'ambon, et le siège de l'évêque au fond de I'Abside (voy ce mot).

Fig. 2. — Belvéïlère du château de Sceaux (coupe).

BENARDE, adj. — On donne le nom de clefs hénardes aux clefs dont la tige n'est pas

Clef bénarde.

forée ; elles sont destinées à des serrures sans broches. — On nonune serrures Vènardes celles qui peuvent s'ouvrir avec la clef soit en dehors, soit en dedans d'une chambre. Généralement ces serrures n'ont pas de broches.

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