‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 167 sur 325 · BIAIS · texte numérisé non relu

BIAIS

Une coi'pe biaise, ou fausse coupe, est une coupe oblique.

BIAISER, V. 11. — Être de biais, aller de biais : ce mur biaise; la galerie du Louvre biaise du côté de la Seine.

BIBLIOTHÈQUE, s. f. — Meuble servant à enfermer des li'^Tes, local dans lequel on conserve des livres. Les bibliothèques furent connues de tous les peuples civilisés. Il ne nous reste que peu de notions sur les bibliothè- (|ues de l'antiquité. Xous savons cependant (|uc

Fig. 1. — BibUothèque de répoque de la renaissance, à Reims.

les premières collections importantes de Rome fui'ent celles que Paul-Emile et Sylla rapportèrent de Grèce après leiu's victoires. Lucullus, au dire de Plutarque, aA'ait une des plus belles biljliothèques du monde. Cicéron et Atticus en possédèrent aussi de remarquables. Sous César et sous Auguste, les bibliothèques se nuiltiplièrent. Rome en avait quatre principales ; celle d'Apollon Palatin, élevée par Jules César (Suétone , Vie de César, c. 44) ; celle d'Octavie , située sous le poitique du temple d'Octavie, près du théâtre de ^Marcellus; celle du forum de Trajan, dite Ulpienney dont M. Lcsueur, architecte,

a trouvé dés traces en 1824 auprès de la basilique de ce nom. Cette bibliothèque fut d'abord placée dans le formn , et plus tard dans les thermes de Dioclétien. Enfin, sur l'Aventin, dans l'atrium du temple de la Liberté, se trouvait la bibliothèque d'Asinius Pollio, l'ami de Virgile; c'est la première qui ait été réellement publi(|ue. (Voy. notre Dictionnaire de la curiosité.) Dans ces bibliothèques de l'antiquité, on voyait peu de li\Tes ou de volumes proprement dits, des codices; c'étaient surtout des rouleaux. Ils étaient placés dans des casiers ou des Armoires (voy. ce m(jt, où nous donnons.

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d'après Mazois, un meuhle servant de bibliothèqne).

Il y a aujourd'hui en France plus de quatre cents bibliothèques pul)liqucs ; à Paris il en existe i^lus de trente puljliques ou demi-publi- (jues, et la Bibliothèque nationale de Paris est une des plus belles et des plus riches du monde.

La construction des bibliothèques n'a pas toujours été aussi étudiée que de nos jours; dans Tantiquité, par exemple, on ne se préoccupait

Fig. 2. — Travée de la bibliothèque Saiute-Geueviove , à Taris.

pas assez de les mettre à l'abri de l'incendie : c'est cette insouciance qui a causé tant de pertes regrettables. Les architectes modernes ont, au contraire, étudié et mis à profit toutes les ressources de l'industrie moderne pour ériger des Inbliothèques commodes et à l'abri de l'incendie. Henri Labrouste a même créé des types de bibliothèques : l'une, celle de Sainte- Gene\iève, répond aux besoins d'une ville de moyenne importance ; l'autre, celle de la rue Eichelieu , peut sai^isfaire à toutes les exigences d'une grande capitale. Nous n'entrerons pas

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