‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 184 sur 325 · BOUCHE · texte numérisé non relu

BOUCHE

semblables : notre figure eu montre une de ce genre. Du reste, cet outil varie, pour ainsi dire, dans chaque pays : à Paris, par exemple, les bouchardes ont sur leurs côtés 4, (!, 8 et 10 dents ; à Lyon, 5, 7,'^, 11,13; ce (jui fait que les bouchardes à dents serrées font sur la

Boucharde du tailleur Je pierre.

pierre un travail analogue à celui de la Laye (voy. ce mot). Cet outil agit à peu près de la même façon que les Gradines (voy. ce mot), quand on frappe les surfaces de pierres déjà poinçonnées.

On reproche généralement à la boncharde à'ètonner la pierre et de provoquer, après un certain temps, Teffeuillage du parement. C'est un pr(ijugé que nous avons partagé au début

Boucharde du cimeutier.

de notre carrière , mais nous reconnaissons aujourd'hui que cet efFeuiUage est dû à la nature et à la qualité de certaines pien-es plutôt qu'à l'emploi de cet outil. Ce qui nous confirme dans cette opinion, c'est que dans tous les chantiers de Paris on emploie la boucharde, et que les accidents que nous avons signalés ne se reproduisent pas d'une manière constante ; du reste, les bouchardes à cent et cent qnarante-cpiatre dents ne i)euvent élonncr la pierre.

Les piqueurs de granit emploient une 1)0Ucharde dont les dents sont tronquées d'un (piart de leur hauteur, au lieu d'être pointues.

Les marbriers appellent houcharde un jioinçon aciéré dont la tête est couverte de pointes de diamant. Cet outil leur sert à percer de grands trous dans la pierre ou le marbre ; pour cela, on le fait tourner en frappant dessus et en mouillant le point à creuser.

La boucharde des cimentiers est un cylindre en fonte dont la surface est moulée avec des têtes de diamant. En jetant les yeux sur notre figure, on se rend compte de la manière de se servir de cet outil. Les cimentiers bonchardent leur dallage en béton, pour lui donner l'aspect de la pierre , et pour empêcher le glissement des chaussures sur les surfaces exposées à la pluie. On boucharde très rarement le bitume, car, par les temps de forte chaleur, le simple poids d'un homme détruirait facilement toute trace de bouchardage ; on se contente de le sabler.

BOUCHE, s. f. ■ — Terme générique employé pour désigner l'ouverture d'une carrière, l'orifice d'un puits, l'extrémité d'un tuyau, la porte d'un four, etc.

En fumisterie, la bouche d'un poêle est l'ouverture par laquelle on introduit le combustible dans les appareils de chauffage ; on nomme houcltcs de chaleur les orifices permet-

Fig. 1. — Bouoliou tournant grillagé.

tant l'écoulement de l'air chauffé. Les bouches, suivant les appareils auxquels elles correspondent, affectent diverses formes. Sur les parois des poêles en métal ou en faïence , ce sont des disques en cuivre, nommés Bouchons (voy. ce mot), fermant hermétiquement ou s'onvrant à volonté ; la bague supportant la charnière du dis(pie est grillagée (fig. 1), ou bien ce sont des disques perforés dans lesquels l'obturation des trous résulte du mouvement de rotation imprimé par un bouton à une plaque intérieure. Quand les deux disques sont exactement superposés, les trous de cliaciin d'eux

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