‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 189 sur 325 · BOULANGERIE · texte numérisé non relu

BOULANGERIE

BOUDINE, s./. — Xœiul qui se trouve au milieu d'un verre plat ou convexe ; c'est aussi le point par lequel une pièce de verre a été soufflée.

BOUDOIR, s. m. — Petit réduit, petit salon décoré avec beaucoup d'élégance , situé près de la chambre à coucher et du cabinet de toilette d'une femme. Le boudoir est la pièce dans laquelle se retire la maîtresse du logis quand elle ne veut pas recevoir. La décoration du boudoir doit être luxueuse, le jour ne doit y parvenir qu'à travers des vitraux ou des verres gravés; quant à l'ameublement, il doit être de peu d'importance , mais très confortable et d'une grande richesse. Le boudoir est une invention du xv!!!*^ siècle.

BOUE, s.f. — La boue d'émeri sert à polir les marJjres ; elle provient de la poudre qui se forme sur les roues des meules des lapidaires et des tailleurs de cristaux. (Voy. Piqué.)

BOL'EE, s.f. — Dans le principe la bouée n'a été qu'un simple morceau de liège attaché à une corde {hoirin) arrêtée à l'autre bout par une grosse pierre jetée au fond de l'eau. Cette

Bouées.

bouée sert encore à marquer les alignements pour les travaux hydrauliques, tels que ports, jetées, môles, etc. — On a fait aussi des bouées auxquelles on pouvait aman-er des bateaux à quelques kilomètres du port. Les balancelles des pilotes qui attendent l'arrivée d'un Ijâtimcnt, pour diriger leur entrée dans un port

d'un accès difficile, sont souvent amarrées aux bouées (pii, dans cette occurrence, sont des caisses en tôle, affectant la forme d'une poire ou d'un tambour, comme le montre notre figure : ces bouées sont fixées siu- place à l'aide de chaînes en fer armées d'une ancre. Enfin'il existe des bouées de sau^•etage, qui sont des couronnes de liège entourées de toile. On les jette aux personnes en danger de se noyer. Celles-ci les passent autour de leur taille, ce qui leur permet de se soutenir sur l'eau sans fatigue. Comme la bouée est attachée à une corde, on peut la tirer du rivage ou du bateau. Anciennement on disait aloigne.

BOUEMENT,s. »i.

des lambris d'appui.

Moulure élégie dans

BOITES. — Voy. biMONDiCES.

BOLTFFER , V. n. — Un mur bouffe quand un de ses parements se détache de l'autre, faute de liaison.

BOUGE , adj. — En menuiserie et en cliarpenterie, on appelait hois bouge toute pièce ronde ou boml)ée. (Voy. Bois.)

BOUILLARD. — Voy. Bouleau.

BOUILLON, s. m. — Bulles d'air plus ou moins nombreuses, et réunies par petites masses, qui forment, pour ainsi dire, une sorte d'écume sur les pièces de verre à vitres. Les pièces portant des bouillons doivent être mises au rebut. On dit aussi Bulles (voy. ce mot).

BOULANGERIE, s.f. — Local dans le- (juel on fait le pain, et qui contient un pétrin, un fournil, un four et une paneterie. — Dans les grandes villes, les boulangeries ne sont souvent que des boutiques où l'on vend le pain qui se falnique en dehors; dans les petites villes, au contraire, la boulangerie comprend un four, un pétrin, un fournil. — Dans les exploitations rurales éloignées d'un village ou d'une ville, la boulangerie est un bâtiment isolé situé près de la maison d'habitation et loin des granges, des fenils et des écuries, pour éviter

BOULE. — BOULIX.

tout danger en cas d'incendie. (Voy. Four, Fournil.)

BOULE, s./. — Objet creux de forme ovoïde ou sphéroïdale, qu'on emploie en général comme

Fig. 1. — Boule de rampe.

amortissement. Les pilastres des rampes d'escalier sont généralement surmontés de boules : on les nomme houles de rampe (fig. 1) ; elles

iBi!ltl'']'iiïiii!li!iii'

lilllllllllllll

.lllllllii

Fig. 2. — Boule d'amortissemeut (palais de Fontainebleau).

sont en fer, en fonte, en cuivi'e, en ivoire, en cristal , etc. — En architecture, on nomme houles (l'amortissement des motifs de décoration qui couronnent la pointe d'un clocher, la lanterne d'un dôme, les piliers d'une grille. Ces décorations n'affectent pas toujours la forme

d'une boule ; ce sont souvent des vases ronds très pansus : un beau spécimen de ce genre est représenté par notre figure 2 ; il couronne le pilier d'une grille de clôture du palais de Fontainebleau.

Boule de stalle. — Celle qui couronne le poteau de face d'une stalle d'écm-ie. (Voy. Écurie, Boxe.)

Boule a gibecière. — Heui-toir dont la boucle affecte la forme d'une gibecière. (Voy. Boucle et Heurtoir.)

Boule (Ferrures à). — Ferrures ornées de boules ; telles sont les fiches ; les paumelles, les pivots à boucle.

BOULEAU, s. m. — Il existe quinze à seize variétés de bouleau , mais le plus connu est le hoideau commun; ou houillard, ou houleau hlanc {hctula alha, fam. des amentacées). C'est un arbre à écorce lisse, satinée, blanche, dont la hauteur moyenne est de vingt-sept mètres ; sa densité, suivant le terrain où il croît, varie de 0,701 à 0,720. Son bois sert à faire des jantes de roue, des essieux, des poutres et des chevrons pour des appentis ou des hangars.

boulevard', s. m. — Ce mot, dérivé de l'allemand holl verlc, signifiait un omTage de fortification extérieure, le- plus souvent en terre , qui était destiné à défendre les approches d'une place forte. Par suite des modifications apportées dans l'art de la guerre, les boulevards sont devenus inutiles ; on les a plantés d'arbres, et, grâce à ces anciens ouvrages, beaucoup de villes sont entourées de magnifiques avenues plantées qui font aujourd'hui de belles promenades.

BOULIN", s. m. — Pièce de bois de brin d'environ 2'",50 de longueur sur 0'",10 à 0'",15 de diamètre, qu'on emploie comme traverses dans les échafauds de maçon. Les boulins sont de chêne ou d'aune ; ils sont attachés d'un bout aux échasses à l'aide de cordage à main, et de l'autre scellés dans les murs de moellons ou de briques, dans des trous qui ont 0'°,10 de profondeur et qu'on nomme trous de hoiilins. (Voy. Trou.) Quand les constructions sont en pierres de taille, les boulins portent sur des

BOULOIR. — BOUQUET.

écopcrches et sont disposés de diverses manières ; ce n'est pas le lien d'en parler ici.

(VOV. ÉCHAFAUD.)

BouLix. — Petite niche qui dans les colombiers sert de nid aux pigeons.

BOULOIR, s. m. — Petit rabot ou hroyon servant aux maçons pour mélanger et remuer le sable et la chaux destinés à faire le mortier.

BOULOX, s. m. — Tige de fer ronde ou carrée, à tête d'un bout et à vis de l'autre, pour recevoir un écrou taraudé (voy. fig. 1). Quelquefois, dans les boulomiages de peu d'importance, le boulon, au lieu d'être taraudé, est simplement percé pour recevoir une clavette

««Knuzu

ri

Fig- !• — Boulon à écrou, à clavette et barbelé à scellement.

(même figure, deuxième croquis), ou bien il est barbelé à scellement (troisième croquis). Pour les asseml)lages faits avec soin, on emploie des boulons que représente notre figure 2, Le premier est rond à tête, et son écrou est de forme hexagonale; le second est à tête ronde sur tige en partie carrée^ chanfreinée, et arrondie dans le bas pour recevoir

Fig. 2.

Boulons.

l'écrou. — Les boulons servent à réunir les chaiiientes moisées, les pièces de limons d'escalier etc. Les machines en charpenterie, employées dans le bâtiment, et les constructions provisoires en charpente, qui demandent a être montées rapidement et solidement, sont assemblées au moyen de boulons. Us servent aussi, concuiTemment avec les rivets, dans la chaii:)ente en fer. Quelquefois les boulons sont

sans tête et garnis de part et d'autre de clavette ou d'écrou. Dans la charpente en bois, on interpose entre le bois et l'écrou une rondelle de forte tôle , afin de protéger le bois contre les écorchures ou les déchirures (jui pourraient se produire par le serrage de l'écrou.

Boulons d'écartembnt. — Tringles en fer rond ])lacées sous les marches ou contremarches d'un escalier dont les limons sont en bois ; on les nomme aussi Tire-foxds (voy. ce mot). Ces tringles traversent les limons et sont arrêtées de chaque côté par des écrous entaillés dans ces limons. On recou\Te les entailles à l'aide d'une plaque de tôle.

Boulons d'éclisses. — Boulons servant, dans la construction des voies ferrées, à fixer les éclisses contre les rails. (Voy. Éclisses.)

BOULONNAGE, s. m. — Assemblage de bois de charpente au moyen de boulons. Ce système est employé pour le moisage des pièces et dans les cas où la rapidité de l'exécution ne permet d'assembler les bois que par des entures par afi)Vqim. L'opération du boulonnage est bien simple : on commence par percer au travers de deux pièces mises en place un trou de loidonnière , ou tarière^ pour y loger le boulon ; puis on visse l'écrou au moyen d'une clef anglaise. (Voy. Moisage.) — On boulonne également les charpentes de fer, les pièces de fonte ou de bronze. La colonne de la place Vendôme, à Paris, est assemblée par boulonnage.

BOULONNER, v. a. — Réunir au moyen de boulons des pièces susceptibles d'être assemblées, comme le bois , le fer, la fonte. Pour les métaux, les boulons sont ordinairement de petites dimensions et souvent rivés ; on les nomme alors Goupilles, d'où l'expression Goupiller (voy. ces mots).

BOULONNIÈRE. — Voy. Tarière.

BOUQUET, s. m. — On a donné ce nom à l'amortissement des frontons, pignons, arcs en accolade ou en talon em})loyés au moyen âge. (Voy. Amortisse.aient, fig. 1.)

Bouquet. — Drapeau i)lanté ])ar les ouvriers au sommet d'un édifice, aussitôt qu'il est couvert.

BOURDONNEAU.

Page 1