BOUTISSE
filets portent d'un côté sur des sabots ou patins dont sont armées les colonnes, et de
Fig. 2. — Ouverture de boutique avec entresol, éobelle de O^jOOS pour mètre.
l'autre sont encastrés , dans la pierre qui porte de petits corbeaux, sur la pile du milieu. T^a
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Fig. 3. — Bouticiue avec son arrière-boutique, éclielle de 0"',005 pour mètre.
boutique est souvent accompagnée d'une arrière-houtiqiie. Notre figure 3 montre le plan
Fig. 4. — Plan d'une boutique de halle, échelle de 0'",U2 pour mètre.
d'une boutique avec deux petites pièces et un
marchés de ^•i]le, on fait aujourd'hui de petites boutiques pour les bouchers, les marchands de poisson et de légumes. Notre figure 4 montre le plan d'une de ces boutiques, destinée à mi fruitier, tandis que la figure 5 en fait voir l'élévation ; un poteau porte le numéro d'ordre
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dégagement en arrière.
Dans les halles et
ig. 5. — Élévation d'une boutique de halle, échelle de 0m,02 pour mètre.
du marché et le nom du marchand. Les boutiques de boucher ont leurs cloisons plus élevées et possèdent des crochets en fer, pour suspendre les pièces de viande. Les anciens avaient sur le forum des boutiques analogues aux nôtres.
BOUTISSE, s./. — Mot dérivé de iouf; en effet, les houHsses sont des pierres plus longues que larges et dont un des bouts forme le pare-
Fig. 1. ^ — a, a, a, boutisses.
ment du mur. Dans notre figure 1 , les pierres marquées a, a, a, sont des boutisses, tandis que les autres ne sont que des Carheaux (vov. ce mot). — Il ne faut pas confondre les boutisses avec les parjMings; ces derniers traversent le mur de part en part (voy. fig. 2, a^ a) : ils portent donc deux têtes faisant parement sur
BOUTOI. — BOUTON.
chaque face du mur. Par ce qui précède/ ou voit que les briques, les moellons, peu^•ent faire boutisses.
Sans former une liaison aussi intime que les parpaings, les boutisses sont d'une grande im-
Fig. 2. — a, a, parpaings.
portance. Elles facilitent, en effet , l'homogénéité de la construction, en reliant le parement au cœur du mur. On comprend que, dans les massifs et les murs d'une très forte épaisseur, on ne peut faire emploi que de boutisses, car la profondeur de la maçonnerie ne permet pas d'employer des parpaings. — On nomme encore houtisses les pavés de grande dimension qui arrêtent les bords d'un pavement d'une chaussée ou d'une cour. (Yoy. Pavé, Pave-
ilEXT.)
BouTissE (Jambe). — Yoy. Jambe.
BOUTOI, s. m. — Terme de blason. Bout du gi'ouin du sanglier, d'émail différent de la hure ou tourné vers le haut de l'écu.
BOUTON, s. m. — En architecture, on nomme bouton un ornement de sculptm-e qui affecte la forme d'un bouton de fleur ; cet ornement , très fréquemment employé dans l'ar-
Pig. 1. — Boutons simples, trifoliés, etc.
chitecture du moyen âge, surtout au xii® et au xiii^ siècle, est très goûté des Anglais, qui le nomment louton de fleur, Ball-feower (voy. ce mot et sa figure). Cet ornement s'applique sur les bandeaux, les archivoltes, les gorges qui séparent les baguettes ou les bou-
dins. Les uns (voy. notre fig. 1) sont simples, comme en a ; trifoliés, B; à quatre feuilles, c. En seiTurerie , ce mot s'applique à un grand nombre d'ol)jets ; on distingue, en effet : les hantons à olive, camards , à perle, à halustre, etc.,
Fig. 2. — Boutou d'une des portes de Saint-Marc, à Venise.
qui servent à faire mouvoir des pièces de fermeture. Ces boutons sont en cuivre, unis,
Fig. 3. — Boutou eu bronze, à Ai.K-la-ChapeUe.
ciselés et dorés, en cristal, en bois de toute sorte, en ivoire, en porcelaine, etc.; on les emploie pour les portes d'ai)partement. Pour les portes extérieures, surtout dans les monmnents, on utilise comme boutons des têtes d'animaux ciselées , particulièrement celles de lions portant
BOUTONXIERE.