BRANCHE. — BRASURE
ouverte à sa partie supérieure, et munie à sa partie inférieure de i)ieds et de deux barres de bois servant à Ja porter. Le brancard sert au transport de matériaux.
BRANCHE, s. f. — En architecture on nonmie Iranclies iVarc plusieurs portions d'arc prenant naissance d'un même sommier. (Voy. Charge, Tas de.) — Autrefois ou donnait le nom de hranches d'or/ives à ce qu'on appelait aussi croix ou croisée d'ogives , c'est-à-dire aux uerAnires diagonales d'une voûte d'arête en ogive. Ce mot a aussi en architecture le même sens que dans le langage usuel ; ainsi on dit : les brauches d'un CoiiPAS, d'une Équerre, d'un Niveau, etc. (voy. ces mots).
En charpeute, on appelle branche chacune des pièces de bois formant une croix de Saint- André; ce qui paraît une anomalie, car on dit les hras d'une croix, et non les hranches.
BrancUc-ments, simple et tlouble.
En plomberie, on nomme ainsi deux ou plusieurs tuyaux partant d'un même empattement de soudure.
En serrurerie, ce mot désigne un armement en forme de branchage, une tige à brisure qui soutient le bas de la toile d'un store ; mais dans ce cas on dit indifféremment branche ou bras de store. On appelle hranches de bascule, de mouvement, les parties des pièces de sonnette sur lesquelles sont attachés les fils de tirage ; branches de charnière forf/ée, de penture, etc., la partie partant du collet ou de la goupille jus- (|u"à l'extrémité.
En hydraulique, on appelle branches d'écluse les extrémités évasées des Ba.joykrs (voy. ce mot).
BRANCHE-URSINE, s. f. — Nom vulgaire de l'acanthe sans épine. (Voy. Acanthe.)
I^RANCHE]\rENT, s. m. — Portions de tuyaux qui se. raccordent à un tuyau principal, à une maîtresse conduite ; il existe des branchements simples et doubles (voy. notre figure).
Branchemext d'égout. — Conduits secondaires qui débouchent dans un conduit principal. (Voy. Égout.)
BRANDILLE, s.f. — Trous faits dans les chevrons, au travers des pannes, pour y placer des chevilles et les relier ensemble.
BRANDIR, V. a. — En charpente, c'est affermir et relier les che\Tons sur les pannes au moyen de chevilles en fer qui passent dans des brandilles ; par analogie, les charpentiers appellent brandir, j^ercer un trou à travers deux pièces qui se croisent , et y mettre une cheville pour les fixer ensemble.
BRANLE, s. m. — Mâchoires d'étau.
BRANLOIRE, s. f. — Chaîne de tirage" attachée au levier du soufflet de forge et qui le met en branle.
BRAS, s. m. — En technologie, on nomme bras toute pièce ayant avec le bras de l'homme une analogie ; ainsi on dit les bras cTune brouette, d'une charrette, etc.
Dans une chèvre, on nomme bras les pièces principales qui portent le treuil et la poulie.
BRASER, V. a. — Souder ensem1)]e deux pièces de fer, de cui\Te, de laiton, à l'aide d'un alliage de laiton et de zinc. Pour faire une Brasure (voy. ce mot) , on lime les pièces à souder, ou les décape au borax, qui a la propriété de dissoudre les oxydes ; ou chauffe les parties à réunir, entre lesquelles on place de l'alliage qui fond à 21 degrés pyrométriques.
BRASSE, s. f. — Mesure marine, imitée de la longueur du bras ; suivant le pays où l'on en fait usage, elle est de différente longueur.
BRASURE , s. f. — Point de soudure sur lequel deux pièces de fer sont brasées.
lîRAVETTE. — BRETECHE.
BRAVETTE, s. f. — Moulure profilée en demi-cœur ; ou la uouiuie aussi tore corrompu.
BRAYAGE, s. m. — Assujettissement des hrayem ou èUngues autour d'un fardeau qui doit être élevé avec une chè^Te, une sapine, une grue, etc. Cette opération exige beaucoup de soin, pour éviter les accidents et pour ne pas endommager les arêtes des pierres. On place, pour remédier à ce dernier inconvénient, des coussinets de paille entre la pierre et les élingues, au droit de chaque arête. (Voy. Brayees et Montage des matériaux.)
BRAYER, V. a. — Assujettir les brayers ou élingues autour d'un fardeau. (Voy. le mot suivant.)
BRAYERS, s. m. pi. — Faisceau de cordes qu'emploient les maçons pour suspendre au câble les pierres, les baquets, les bourriquets, etc., qu'il faut monter à l'arase d'un édifice en construction. On dit aussi élingues.
Maçon chargé de
BRAYEUR, s. m. brayer les fardeaux et d'attacher les brayers au câble.
BRÈCHE, s. f. — Ouverture pratiquée d'une manière quelconque dans un mur de clôture, soit par la "violence, la malfaçon, la caducité, ou par nécessité.
Brèche. — Sorte de marbre composé de marbres de formation plus ancienne, amalgamés par la nature au moyen d'un ciment calcaire. L'étymologie de ce mot vient de BrescMa, petite ville italienne, dans les environs de laquelle on exploitait ces marbres. Il existe deux sortes de brèches : les unes sont calcaires, et les autres siliceuses. Quant à leurs variétés, elles sont très considérables ; nous nous contenterons d'énumérer celles qui sont le plus employées dans l'industrie et dans les constructions ; ce sont : les brèches africaines, ou marbres africains ; les brèches antique de Porte- Sainte, arlequine antique, Caroline, d'Aix, d'Alep, de Bergamasque , de Brentonico , de Dourlais , de grand deuil et de petit deuil, d'Eggpte, de 3Iem2)his, des Pyrénées, rose
aniicpue , rouge antique et hlanclie antique de Taormina, de Tarentaise, de Trentin ou de Vérone, vierge antique , violette antique; universelle ou verte d' Egypte. (Voy. Brocatelle, Marhre, Poudixgue.)
BRÉSIL (Bois du), 5. m. — Cet arbre, de la famille des légumineuses, qu'on nomme aussi Irésillet, araloutin, a un aubier très épais; son bois sert pour teindre en rouge ou remonter le ton naturel des bois ; le plus estimé vient de Pernambuco.
BRÉSIS. — Voy. Brisis.
BRETECHE ou BRETÈQUE, s. f. — Ancienne forteresse temporaire en bois , à un ou plusieurs étages, crénelée, couverte, des-
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rig. 1. — Bretèclie au sommet d'un mur.
tinée à protéger les abords d'une place, un point faible , un passage , une tête de pont. Les l)retèches pouvaient se démonter, ce qui faci-
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Fig. 2. — Bretécbe coui'onnant une tom'.
litait leur transport ; mais on en plaçait aussi à demeure au sommet des tours et des miu-ailles : dans ce cas, leur toiture était eu ardoise.
BRETECHE.
EKETTURE.
Xos figures 1 et 2 montrent deux spécimens de brctèehcs : la première couronne une tour et
Fig. 3. — Ancienne tour des Pfennings, à Strasbourg.
la seconde une partie de mur. Souvent la charpente des bretèches se combinait avec
Fig. 4. — Bretéclie avec hourl, à Con^itance.
celle des tom-s elles-mêmes ; telle est (fig. 3) celle de la tour des Pfennings ou des Deniers, à Strasbom-g, qui a été détruite dans l'année 1871 par
DICT. D'ARCIIITECTUIJE. — T.I.
un plâtrier, propriétaire de l'immeuble auquel elle appartenait. Xotre figure 4 montre une bretèche de la douane de Constance. — A partir du xiv® siècle, on posa des bretèches en encorbellement dans l'axe des façades des hôtels de ville ; ce n'étaient plus des travaux d'architecture militaire, mais des balcons, d'où le crieur de la ville proclamait les actes publics, ce qui s'appelait hrétéquer. Il ne faut pas confondre la bretèche avec le Hourd (voj. ce mot) , qui formait un chemin couvert continu (voy. la fig. ■!). En Allemagne et en Suisse, beaucoup de constructions privées possèdent encore des bretèches, mais elles disparaissent de jour en jour.
BRETÈCHES ou BRETESSES. — Terme de blason ; se dit d'une rangée de créneaux sur une fasce, bande ou pal. L'écu est dit hreiessé, quand les créneaux d'une face, d'une bande, d'un pal , se rapportent et sont vis-à-\às l'mi de l'autre.
BRETTÉ, ÉE, part, passé. — Fer bretté.
(Voy. Rabot a dents.) — Marteau bretté. (Voy. Laie.)
BRETTELER, v. a. — On noimne parement brettelé, pierre IretteJée (et par corruption hretté) , un parement , une pierre dont le parement a été dressé avec un outil à dents, comme le riflard, la rij^e, et dont la taille est inachevée. On emploie les parements brettelés dans le RusTiCAGE (voy. ce mot). — En peinture, c'est pratiquer des hachures sur une moulure d'une teinte différente de celle du fond.
BRETTELURE, s. f. — Dentelure du marteau des tailleurs de pierre dit marteau à hrettelure. Il possède deux tranchants de même largeur : l'un est garni de K! à 18 dents, et le travail qu'il exécute se nomme Iretteliirc ; l'autre, qui n'a que lia 18 dents seulement, donne un travail plus grossier, nommé rustique.
Brettelures. — Hachures de couleur d'or, ou rehaussées d'or, que l'on exécute sur un listel, un bandeau, une plate-bande, etc.
BRETTURE, s. f. — Outil tranchant et