CABLE
dans les cabinets. Nous iJai'lerons de leur ventilation au mot Fosse. — L'emplacement affecté au cabinet d'aisances n'est pas arbitraire ; il doit être en communication directe avec l'air extérieur et suffisamment éclairé. La propreté la plus grande y étant indispensable, on y pourvoira à l'aide de peinture ou mieux d'un revêtement de carreaux émaillés.
Les cabinets d'aisances diffèrent des latrines en ce que les premiers sont pour l'usage d'un seul ou d'un appartement, tandis que les secondes sont le plus souvent formées de plusieurs cabinets. Il existe des latrines publiques dans les écoles, dans les gares de chemin de fer, dans les administrations. (Voy. Fosse d'aisances, Water-closets, Latrines.)
Le mot cabinet a été appliqué à des salles qui ont diverses destinations : ainsi on nomme cabinet d'amateur une ou plusieurs pièces renfermant des collections de divers genres ; cabinet de médailles^ d'antiquités , d'estampes, d'histoire naturclJej des pièces ou salles dans lesquelles sont [réunies en collection des médailles, des antiquités, des estampes , des coquillages , des animaux empaillés, des plantes, etc.
On dit aussi cabinet d'avocat, d'avoué, de notaire, d'architecte, pour désigner la charge ou la profession qu'exercent ces différentes personnes.
CABLE, s. m. — Cordages de fort diamètre employés à lier, traîner, soulever ou enlever des fardeaux.
Les câbles font partie de l'équipement des chè\T."es, des treuils, cabestans, sapines, etc. ;
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Fig. 1. — Bandeau formé d'un câble (époque romane).
leur diamètre varie de Û",025 à 0™,050. — Le câble qui sert pour le levage des pierres , bourriquets, etc., forme quatre branches qui s'accrochent par leur sommet à l'esse de la chaîne de montage ; ce câble se nomme èlingues ou brayers. Ceux qui servent à retenir et maintenir en [place les engins se nomment haubans.
Les vingfains sont des cordages qui n'ont pas 0'",025 de diamètre et qui servent à guider les fardeaux lorsqu'on les élève, afin de passer les saillies ou autres obstacles qu'on rencontre dans le levage des matériaux.
Cable. — Moulure décorée d'une ornementation imitant un gros cordage. Cette décoration
Fig. 2. — Câble décorant une partie courbe.
a été employée à toutes les époques. Au mot Base (fig. 4) , nous en avons donné un exemple datant de l'art romain, mais elle a été également employée à l'époque romane et pendant la renaissance.
Notre figure 1 donne un bandeau formé d'un simple câble ; notre figure 2 en montre un employé dans une décoration circulaire ; enfin notre figure 3 fait voir une cu^■e baptismale
Fig. 3. — Cuve baptismale de l'église de Chéreng (Nord).
romane de l'église de Chéreng (Nord), dans la décoration de laquelle le câble a été largement employé. Nous avons dessiné cette figure d'après un dessin qui nous a été communiqué par notre excellent confrère Bruyère.
Le caractère des torons de câbles simulés a varié suivant les styles et suivant le plus ou
CABLEAU.
CADEXAS.
moins de talent des sculpteurs qui les ont exécutés. — Quelques fûts de colonnes ont été sculptés en manière de câble. (Yoy. Colonne et Fut.)
CABLEAU, s. m. — Diminutif de câhk; petit câble qui n'a guère que 0™,02 de diamètre. De même que les ou^Ticrs se servent de l'exi^ression c/iable pour désigner un gros cordage, ils donnent aux câbleaux le nom de chableaux. Les câbleaux sont généralement employés pour les treuils et les moufles.
CABOCHON, s. m. — Ce mot, dérivé de capuf, cahoclWj tête, sert à désignci en joaillerie toute pierre précieuse qui n'a pas été taillée, mais simplement polie. — Les cabochons ont été employés dans l'orfèvrerie et les décorations en tous genres de l'art byzantin et de l'art du moyen âge. (Voy. ce terme dans notre Dictionnaire de la curiosité.')
CABEE, s.f. — Espèce de chèvi'e composée de trois perches ferrées ; l'armature supérieure sert à les relier ensemble et à supporter une poulie sur laquelle passe une corde destinée à
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Cabre armée de sa poulie et d'un seau.
soulever un fardeau, un seau. L'extrémité inférieure des perches est enfermée comme dans des espèces de sabots de pilotis, ou bien ils sont , comme le montre notre figure , tenninés par une bague, ce qui permet d'implanter une grosse cheville de fer dans le bois. Les cabres
servent à hisser les seaux employés au creusage d'mi puits , au déblaiement d'un aqueduc, d'un égout, etc.
CACHE-ENTRÉE, s. m. — Petite pièce de fer, mais plus ordinairement de cuivre, qui sert à couvrir, à cacher l'entrée d'une serrure, d'un cadenas, etc. (Voy. notre figure.)
Cache-entrée, relevé poui- permettre l'introduction de la clef.
CADENAS, s. m. — Espèce de serrure mobile pourvue d'une anse articulée à une de ses extrémités , et à l'autre d'une encoche recevant
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Cadenas à clef. Fig. 2. — Cadenas à clef.
le pêne de la serrure du cadenas. Celle-ci se compose d'une boîte ou Palastre (voy. ce mot). Il existe des cadenas de tous genres et de toutes formes, à comMnaisons ou à secret.
Fig. 3. — Cadenas à secret, à oombinaisou ou à lettres.
Ceux à comMnaisons n'ont pas de clef ; ils se composent d'une suite de Ijagues ou viroles sur lesquelles sont inscrites les lettres de l'alphabet ou des chiffres : il faut savoir le nom ou un certain produit de chiffres pour les ouvrir. Nos figures 1 et 2 montrent des cadenas à