‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 256 sur 325 · CHATILLON. — CHAUFFAGE · texte numérisé non relu

CHATILLON. — CHAUFFAGE

Eu couTorturc, les cliatièrcs sont de petites ouvertures qu'on établit sur les versants d'un comble poiu- aérer des greniers ou la charpente des couvertures. On couvre ces ouvertures avec de petits abris en zinc (fig. 3), en plomb ou en

Fig. 3.

Chatière en zinc.

teiTO cuite; ces oun'ages afifëctent la forme d'un demi-cône ; souvent l'ouverture du cône est munie d'un grillage ou d'une plaque de zinc

Fig, 4. — Chatière grillagée.

perforée (fig. 4), pour empêcher les oiseaux, les rats, les souris ou autres animaux de pénétrer dans les locaux A'entilés par les chatières. — On donne encore le nom de chatières à des conduites souterraines en pierre, destinées à l'écoulement des eaux d'un bassin.

CHATILLOX. — Roche d'une localité des environs de Paris. Il existe aussi en Bourgogne une pierre de Châtillon (Côte-d'Or), qui est renommée. Cette pierre calcaire , quelle que soit sa provenance , est employée pour dallages , seuils, marches d'escalier, claveaux et platesbandes.

CHAUDE, 5-. /. — Eu scriiu'erie, domier

une chaude, c'est faire chauffer le fer, afin de le porter à une température voulue. Suivant le degré de chaleur atteint par la chaude, on la nomme ;pdUe clmude, bonne chaude, chaude Idanche, chaude suante. Les deux premières chaudes s'obtiennent de 1,000 à 1,200 degrés centigrades ; la chaude Manche, que l'on reconnaît à sa flamme blanche parsemée d'étoiles qu'émet le fer chauffé, atteint 2,000 degrés environ ; enfin la chaude suante, ainsi nommée parce que le fer paraît laisser échapper des gouttes de métal, s'obtient vers 4,000 à 5,000 degrés centigrades. Cette chaude fait perdre aux fers dits /ers /or ^ aigres ce défaut.

CHAUDE-PORTÉE, s.f. — En seiTurerie, faire une chaude-jwrtèe , c'est chaufibr simultanément deux pièces de fer pour les souder.

CHAUDIÈRE, s.f. — Grand récipient, grand vaisseau de fer ou de cuivre, qui sert à faire chauffer ou bouillir un liquide. Dans les constructions, on emploie les chaudières pour obtenir de la vapeur, qu'on emploie soit comme force motrice dans les chantiers, soit comme calorifère dans les systèmes qui utilisent la vapeur comme véhicule de la chaleur.

CHAUFFAGE, s. m. — Action de chaufl'er. Le chauffage des édifices est un art dont les applications sont fort étendues et très complexes , car tout système de chauffage doit être combiné avec la Ventilation (voy. ce mot). Les sources de la chaleur ne sont pas nombreuses , mais les modes de la propager sont en grand nombre.

Historique. — Nous avons recherché, mais en vain, des traces de chauffage chez les populations lacustres; les travaux des archéologues n'ont amené aucune découverte à ce sujet pour les temps préhistoriques. — Les peuples anciens employaient à l'origine Varula, le brasero, le focuhis, plus tard FHypocauste (voy. ce mot) ; mais , indépendamment de ces appareils ou systèmes destinés à chauffer de grands locaux, ils avaient aussi la trulla pour échauffer de petites pièces, ou même les pieds et les mains.

Appareils modernes. — Les appareils de

Page 1