CLOCHER
pince, mais plus généralement \?k frappe, parce que le hatfanf frappe sm* cette partie, la plus épaisse de la cloche. Le corps de rinstrument (le modifie) se mesure sur l'épaisseui- du bord, ce qui fait qu'on désigne les cloches par les appellations de 12, 14, K! bords, suivant que leur diamètre est 12, 14, IG fois plus grand (jue l'épaisseur de \iifrcq)pe; enfin l'espèce de moulure ou tore que forme à l'extérieur la partie bombée se nomme faussur es. — L'origine des cloches , telles qu'elles sont aujourd'hui , ne remonte pas au delà du vi*^ siècle, mais l'origine des petites cloches, des clochettes, remonte à la plus haute antiquité ; en effet , les inscriptions ou l'histoire nous apprennent que les Egyptiens faisaient un grand bruit de cloches aux fêtes d'Osiris. Les prêtres de Proserpine se servaient à Athènes de clochettes pendant la célébration des sacrifices. Au dire de Pline, le tombeau de Porsenna était orné de clochettes ; enfin, à Rome, l'ouverture des bains (Mart., XIV, 163) et des marchés était annoncée au son des cloches. (Voy. Plaut., Trm., IV, 2, 26 ; Suet., Aug., 91.) — Suivant l'usage auquel elles sont destinées,' les cloches ont, d'après Durand {Rationale divinorum, Offic, I, 4), six dénominations : squilla était la cloche du réfectoire, cynihalum celle du cloître, 7ioJa celle du chœur, nonula celle de l'horloge, campana celle du clocher, sùjnum celle des tom's ou Beffrois (voy. ce mot).
Cloche a plongeur. — Appareil, nouvellement inventé, qui permet d'étudier la profondeur des eaux et d'exécuter des travaux hydi-auliques. C'est ordinairement un tronc de pyi'amide quadrangulaire ; mais on en fait de différentes foinnes.
CLOCHER, s. m. — Espèce de tour, élevée au-dessus ou à côté d'une église , destinée à contenir les cloches. Il y a ordinairement dans un clocher deux parties bien distinctes : la tour ou clocher proprement dit , et la flèche qui la surmonte. Dans les premiers temps où les chi"étiens firent usage des cloches, c'est-à-dire vers les vi'' et vu" siècles, les clochers des éghses furent en bois ; ce n'est guère que vers le IX® siècle qu'ils furent construits en pierre. A cette époque, les clochers n'étaient pas très
élevés et leur i)lace habituelle fut le milieu du transept a (fig. 1, à droite) ; mais on en élevait aussi fréquemment un ou deux sur le portail, soit au droit du porche h (même figure), soit en saillie ou surmontant le porche (même figure, à gauche), soit aux extrémités du transept] (même
Fig. 1. — Diverses positions du clocher daus les églises à plusieurs clochers.
figure, à gauche). Quand l'église n'avait qu'un clocher, il était soit sur le côté, au droit du transept, engagé ou en dehors, soit plus rarement au chevet (fig. 2). Les premiers clochers furent isolés comme les baptistères : on les nom-
Fig. 2. — Diverses positions du clocher dans les églises à un seul clocher.
niait alors Cajipaniles (voy. ce mot). Puis on en éleva sur les toits des églises, sur une ou deux arcades recouvertes d'un toit à deux égouts : on les nomma clochers-arcades , mais plutôt clochers en Batière (voy. ce mot et les figures). Plus tard on multiplia les clochers,' et certaines églises en eurent juscju'à sept et huit.
Les clochers affectent plusieurs formes : ils sont caiTés et terminés par mie plate-forme, une terrasse, comme le campanile de Saint- Germain l'Auxerrois, à Paris (voy. cette figure, p. 328) ; tantôt la tour est couronnée d'un petit dôme, comme à Saint-Front de Périgueux (fig. 3) ; tantôt elle est sunnontée d'une pyramide à six ou huit pans, nommée Jièche , comme à l'éghse Saint-Germain, à Aux erre (fig. 4).
CLOCHETOX. — CLOISON.
Dans les églises romanes, les clochers d'une certaine importance étaient construits sur un jîlan circulaire ou octogonal ; ils se composaient de plusieurs étages, ornés d'arcatures aveugles dans les étages inférieurs et d'arcades gémi nées dans les étages supérieurs. (Voy. notre fig. 4.) — Dans les églises de style ogival, les clochers possèdent moins d'étages, mais ils sont très
Fig. 3. — Clocher roman
de l'église Saint-Front,
à Pérlgueux.
Fig. 4. — Clocher roman de l'église Saint-Germain, à Auxerre.
élevés, et les longues baies présentent dans leur ébrasement des colonnettes très fines et très élancées, d'une grande élégance.
Les clochers renferment des beffrois en bois pour supporter les cloches ; les baies supérieures des clochers sont garnies d'abat-son, non seulement pour renvoyer le son des cloches vers le sol, mais encore pour préserver les charpentes des beffrois des eaux pluviales. (Voy. Beffroi (fig. 6), Flèche, Tour, etc.) •
CLOCHETON, s. w. — Amortissement en forme de clocher. Ce sont de petites tourelles surmontées de pyi-amides et dont le principal usage est de flanquer les pignons, ou de décorer à leur naissance les flèches des clochers. Les
clochetons seml)lent croître comme des rejetons au pied des flèches; ils rem])lissent les vides que la forme octogonale ou hexagonale de celles-ci laisse aux quatre angles de la tour qui sert de base à la flèche. — Les clochetons flanquant les pignons sont extrêmement rares au xi'' siècle, ils sont plus communs au xii^ siècle. A cette époque, les clochetons sont un diminutif de la flèche qu'ils accompagnent ; ils sont ordinairement au nombre de quatre. Au XII'' siècle, ils off'rent le môme as]x,'ct ; mais ils sont fréquemment réunis au nombre de huit, quatre carrés sur les faces et quatre autres octogonaux sur les angles. Au xiv*^ siècle, leur ornementation seule change, elle devient plus élégante. Au xv*^ siècle , ils se détachent de la flèche et paraissent la buter, au moyen d'arcs rampants ; ils ressemblent alors à de véritables contreforts de la m^me époque.
Quelques archéologues ont confondu les clochetons avec les pinacles : les premiers diffèrent des seconds, d'abord par leurs plus grandes dimensions, ensuite par la place qu'ils occupent. Les pinacles, en effet, servent à couronner des contreforts, tandis que les clochetons sont surtout destinés à garnir, comme nous l'avons déjà dit, les bases d'une flèche, et quelquefois les côtés d'une façade, comme à l'église Notre- Dame, à Poitiers.
CLOCHETTES. — Voy. Gouttes.
CLOLSON, s./. — (Du latin clai(dere, fermer, clore). Murs légers servant à établir des séparations entre les gros murs d'une construction. Les cloisons déterminent les diverses pièces d'une habitation ; elles ne doivent supporter aucune charge, et il faut les éloigner des tuyaux de cheminées, quand il entre du bois dans leur construction ; à plus forte raison, on ne doit adosser aucune cheminée, aucun foyer, contre les cloisons de ce dernier genre.
Pratique. — Suivant les matériaux employés pour leur construction, on distingue quatre genres de cloisons : les cloisons en briques, les cloisons en carreaux de plâtre, les cloisons de charpente ou de remplissage, et les cloisons en planches. Les trois premières sont
CLOISONNAGE.