‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 282 sur 325 · CLOQUE. — CLOTURE · texte numérisé non relu

CLOQUE. — CLOTURE

iiauté religieuse, le cloître est l'analogue du PÉiiiSTYLE (voy. ce mot) de la maison romaine, car il était ordinairement entouré de galeries ou portiques couverts, au milieu desquels se trouvait le préau. Celui-ci servait de jardin, de cour, et quelquefois de cimetière. Le cloître était généralement un parallélogramme rectangle ; il était flanqué, à droite, de l'église, à gauche, du réfectoire, et, dans le fond, de la salle capitulaire : comme il était adossé à des bâtiments, il était couvert d'un toit à un seul égout. Au xv° siècle, les arcades des cloîtres étaient fermées par des fenêtres garnies de vitraux. Les fresques même décoraient la voûte ou les murs des galeries couvertes. Parmi les beaux cloîtres qui subsistent encore, mentionnons : en France, ceux de Saint-Trophime à Arles, de Saint-Sauveur à Aix, de Sylvacane dans les Bouches-du-Rhône, de Saint-Georges de Boclierville (Seine-Inférieure), des abbayes de Moissac, d'Elneetde Fontenay, et du Mont- Saint-Michel , des cathédrales de Rouen, du Puy, de Saint-Jean des Vignes à Soissons; en Italie, ceux de l'Annunciata et de Santa Maria Xovella à Florence, de Saint-Georges à Venise , des Chartreux et de Saint-Paul hors les murs à Rome, des Chartreux à IsTaples, de Saiute-Scolastique à Subiaca, des moines de Montréal à Païenne.

Citons encore les cloîtres de Cantorbéry en Angleterre , de Bonn (Prusse), de l'abbaye de Saint- Jean à Tolède (Espagne), et du couvent de Belem à Lisbonne.

Cloître (Voûte en arc de), — Voy. Voûte.

CLOQUE, s.f. — Maladie des arbres qui rend le bois impropre à la construction, parce que l'arbre qui en a été atteint se plie, se ride, se décolore et pourrit hâtivement.

CLOSOIR, s. m. — Planche placée entre les hanches ou coffre servant à construire les murs en pisé ; le closoir est placé à l'extrémité d'un coffre. (Voy. Pisé.)

CLOTURE, s. f. — Construction qui circonscrit et qui enferme un espace. Il y a des clôtures en maçonnerie, en charpente, enfer, en treillages, en haies, etc.

Les clôtures en maçonnerie sont faites en bauge ou Pisé (voy. ce mot) , en pierres , en briques, en plâtras; ces clôtures sont recouvertes d'un chaperon.

Les clôtures en bois, nommées aussi ^a?wsades et treillarjes suivant leur composition, servent surtout pour enclore les propriétés rurales; on les appelle clôtures à lisses quand elles se composent de pieux ou poteaux enfoncés en terre, sur lesquels on cloue des Lisses (voy. ce mot) ; palissades ou clairesvoies, quand sur des poteaux équarris, et reliés haut et bas par des lisses, on cloue des lames verticales de bois; clôtures de treillages, quand des pieux supportent une sorte de treillis en lattes de chêne , que cellesci soient verticales, ou inclinées en sens inverse pour former des rectangles ou des losanges. Enfin on fait des clôtures en fil de fer rond d'un assez fort diamètre ; l'usage en est même tellement répandu aujourd'hui qu'il n'est pas nécessaire de décrire ce genre.

Jurisprudence. — Xous ne nous occuperons ici que de la clôture rurale, car pour la clôture urbaine nous en parlerons au mot Mur. — Un héritage est réputé clos quand il est entouré d'un mur de 1™,32 de hauteur, avec barrière ou porte , ou bien s'il est exactement fermé et entouré d'une clôture rurale de même hauteur; et par clôture rurale il faut entendre les palissades, les treillages, les haies vives ou haies sèches faites avec des pieux ou cordelées avec des branches, enfin un fossé de 0'",6G de profondeur sur au moins 1™,32 de large à l'ouverture. (Lois des 28 sept., 6 oct. 1791, sect. IV, art. 6.)

L'article 6G1 du Code civil, qui dit que tout l^ropriétaire dont l'héritage joint immédiatement le mur de clôture de son voisin peut, en tout temps et en tous lieux , rendi'e ce mur mitoyen, ne peut être appliqué aux clôtures rurales (c'est-à-dire aux haies, palissades et fossés); le propriétaire peut se refuser à en céder la mitoyenneté.

Les frais d'entretien, de réparation et de réfection d'une clôture mitoyenne sont à la charge de ceux qui y ont di'oit ; tous les intéressés peuvent y être contraints par mi seul ; de même l'un des intéressés peut s'en affran-

CLOU

ii>

cliiv eu aliandonnant son droit de mitojeiinoto : nous l'avons déjà dit au mot Abakdox (\-oy. ce mot); où nous avons donné les articles 6.")(; et G99'du Code ci^il.

Ceux qui dégradent ou détruisent les clô-

^^3 ; ^^J^^WÏÏ^^Wi

Fig. 1.

Grille de clôture, à Aix-la-Chapelle.

tui'es rui'ales sont passibles d'amende et peuvent en outre être condamnés à des dommagesintérêts dont le minimum est fixé à 50 fr. (Voy. Code pénal, art. 456 et 391.)

Fig. 2. — Grille de clôture, à Aix-la-Chapelle.

Clôtures. — On désigne encore sous cette dénomination des clôtures de fenêtres , grilles ou claustra de chœur d'une église (voy. Caxcel), enfin des grilles de chapelle dans les églises ; elles sont en bois, en fer, en bronze, et, quelle que soit la matière mise en œuvi'e, elles sont souvent fort riches et artistement travaillées, Xos figures 1 et 2 donnent un en.seml)le d'une partie des gi-illes de chapelle qui existent à l'église de Xotrc-Dainc, à Aix-la-

Chapelle ; au mot Broxze (fig. 1 et 2) , nous avons donné des détails à plus grande échelle

de ces mêmes grilles.

CLOU, s. m. — Dans les constructions on emploie des clous de divers genres, (pii ont chacun leur application spéciale ; on les appelle clous à lattes, clous à bateaux, clous d'épingle, à hâlimcnts, àvoUges, à ardoises, etc. A cette énumération on peut ajouter les rappointis, tigettes de vieux fer appointées dont nous parlerons à leur rang. (Voy. Rappoin- Tis.) Les clous sont en général de petites broches en fer, en cuivre ou en zinc effilées à l'une de leurs extrémités, et portant une tête de forme variable à l'autre ; la tige des clous est cylindrique ou prismatique ; la pointe est ordinairement pyramidale ou elle forme un taillant à deux biseaux.

Clous a lattes. — Leur tige est carrée et leur tête très large par rapport à leur longueur qui est de 0°',028 environ. Ces clous, qu'on nomme aussi clous à p)la,fonner , se fabriquent maintenant par des procédés mécaniques et sont sujets à se tordre et à casser, défauts qu'ils n'avaient pas autrefois ; aussi emploie-t-on aujourd'hui, pour latter, des clous d'épingle. Dans un kilogramme il y a environ 700 à 750 clous à latter, A raison de qua* tre clous par latte, il en faut 250 grammes par bottes de lattes, y compris pertes et déchets, c'est-à-dire 94 grammes par mètre superficiel de lattis jointif. Les clous à lattes sont fournis par l'entrepreneur de maçonnerie, et le montant de leur valeur se trouve implicitement compris dans le prix du lattis.

Clous a bateaux, — Ces clous sont à peu près de même forme que les précédents , seulement leur tête est moins forte et de forme un peu pyramidale , tandis que celle des clous à lattes est plate ; ils diffèrent aussi de ces derniers par leurs dimensions qui sont beaucoup plus considérables, leur longueur est de 0™,0;35. On les emploie à larder les places où un lattis serait insuffisant pour faire adhérer fortement une forte charge de plâtre. Les clous à bateaux sont fournis au maçon par le serrurier.

Les fabricants classent leurs clous à raison du poids du mille exprimé en livres ou en ki-

ilG

CLOU

lofTrammcs. Ainsi on dit 5 livres, 10 livres, 12 livres, 5 kilo"'., pour des clous dont le mille pèse 5, 10, 12 livres, ou 5 kilogrammes.

Les clous (]uc nous venons de décrire sont les plus employés, mais il en existe une va-

Fig. 1. — Clou à crochet brut.

riété considérable que nous allons passer en revue.

Fig. 2. — Clou à crochet poli.

Les clous de cuivre et de zinc sont employés pour le doublage des navires ou pour la mcnui-

Fiff. 3. — Clou à crochet courbe et émaillé.

série des magasins à poudre et de diverses industries ; les clous de cui^Tc servent également

Fig. 4, 5 et 6.

Clous dorés. A , perle ; b , lentille ; c , chiffre.

pour fixer les grandes ardoises pour couverture. De ces clous, les uns sont fondus, les autres sont forgés ; les premiers ne mesurent que 0"\()i de long, tandis que les clous forgés sont de toutes longueurs. Enfin aujourd'hui on découpe des clous dans de la tôle de fer ; ils ont la forme d'un petit coin

quand ils sortent du découpage, et l'ouvrier fait la tête à la forge. Quand le clou est forgé, il est fabriqué par un cloutier, qui sur un outil appelé ias fait la pointe, et puis la tête sur un autre outil nommé Clouière (voy. ce mot). A l'aide de machines, on fait des clous dits à la mécanique; les clous d'épingle sont

Fig. 7. — TOte de clou à Tolède (Espagne).

fabriqués ainsi. On fait aujourd'hui en Angleterre beaucoup de clous en fonte douce, dite/on/e malléable; ils sont de mauvaise qualité, se tordent facilement et se cassent même, si on ne les enfonce pas bien d'ajîlomb.

Fig. 8. — Tête de clou à Tolède (Espagne).

Les clous d'ardoises ou à'ardoisiers sont à tête très plate et très mince, ils servent à fixer les ardoises des couvertures ; ces clous en fer sont souvent zingués. — Les clous à chevrons, employés par les charpentiers, sont nommés aussi clous à épingles. Les clous à bâtiments sont employés pour fixer les gros

CLOU

fors ; les clovs mariniers pour plates-bandes. Les clous à penture sont à tige (piadrangulaire et à tête méplate ou quadrangulaire. Les clous à parquets on hwchcs à parquets, sans tête, se nomment clous à taquet; on les enfonce avec le

Fig. 9. — Tête de clon à Tolède (Espagne).

Chasse-poixte (tov. ce mot). Le clou rivé, qui n'a pas de pointe, a une tête fraisée ou demi-sphéri(j[ue ; on le pose à la place de vis

Fig. lu. — Tète de clou à Tolède (Espagne).

au collet des paumelles, des pentnres et même de certaines charnières.

Les clous à crochet, à tête coudée, sont bruts (fig. 1); polis, à boule (fig. 2) : on nomme ces dei'niers à gonds; ou bien ils ont leurs deux extrémités en pointe. On fait aussi des clous à crochet courbe et émaillé pour maintenir en place les fils des sonneries électricpies ; notre

figure 3 montre un spécimen de ce genre dans lequel on voit Témail sur la partie courbe, tandis que la pointe du clou est brute. Enfin les tapissiers emploient des clous nommés Bro-

Fig. 11. — Tête de clou à Ségovie (Espagne).

QUETTES (voy. cc mot) et des clous dorés, et suivant leurs formes ils les nomment (voy. nos fig. 4, 5, G), perles (A), lentilles (B), chiffres (C),

lÉlilifeM

Fig. 12. — Tête de clou à Madrid (Espagne).

parce que les deux premiers affectent la forme d'une jjerle ou d'une lentille, et le second celle du chiffre 4. Les tapissiers emploient pour clouer les tapis ou les sommiers des clous à tête ronde qu'ils nomment iossettes. (Voy. Broquettes,

EpI^^CtLE.)

Après avoir décrit les divers genres de clous, nous devons parler des clous à tête ri-

CLOUArxE. — CLOUIÈRE.

chemcnt ornée employés à la décoration des penturcs, des menuiseries et des portes. Dans l'antiquité et dans les temps modernes, les portes do bois, mais surtout de bronze, sont renforcées et ornées de clous de métal, principalement de bronze, qui affectent la forme de

Mg. 13.

ll«lMllll^Ml^^Mi lii»\.iy,ik\\lH\\v Tête de clou à Tolède (Espagne).

fleurons assez saillants ; on les nomme Bulles (voy. ce mot).

Beaucoup de portes en Italie, surtout celles des palais de Florence, sont couvertes de bulles.

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Fig. 14. — Tète de clou à Tolède (Espagne).

D'autres clous, surtout ceux du xv!*" siècle, ont leur tête figurant des masques hmiiains, des mufles d'animaux, des chimères ou autres animaux fantastiques, des feuillages, des écus-

sons armoriés, etc. Ces têtes de clous sont en bronze ou en cuivre fondu, et quelquefois ciselées. Ces clous décoraient non seulement des portes, mais môme des meubles. Dans tous les pays où la ferronnerie a été en grand honneur et dans lesquels, par conséquent, on savait très

Fig. 15. — Tête de clou à Ségovie (Espagne).

bien forger le fer, on a fabriqué des têtes de clous avec une très grande recherche et souvent on a créé de fort beaux types. Un des pays .les plus riches en ce genre , c'est l'Espagne, et principalement les ailles de Tolède, de Madrid , de Séville, de Guadalajara et de Ségovie. Dans ce pays, les architectes semblent avoir attaché une grande importance à ce genre de décoration. Les moyens employés pour fabriquer cette ferronnerie sont des plus simples. Elle était forgée, martelée; les découpures étaient faites à froid au ciseau, et le poinçon avait façonné les nervures et les côtes ; enfin l'œuvre paraît souvent terminée avec un ciseau si fin qu'on dirait que la ^l'avure est burinée. (Voy. nos fig. de 7 à 15.) Nous avons donné ces dessins à une assez grande échelle, car nous pensons que les artistes pourront y puiser j^lus facilement des éléments d'inspiration.

CLOUAGE, s. m. — Action de clouer.

CLOUER, V. a.

clous.

Fixer au moveii de

CLOUIÈRE, s. f. — ■ Espèce d'enclume ou morceau de fer de 0'",35 de longueur environ,

CLOUTERIE.

COGXASSIEK.

portant une table d'acier percée d'un trou rond, méplat et carré, qui sert à rabattre et à façonner la tête d'un clou ou de petits boulons.

CLOUTERIE, s. f. — Fabrique de clous.

CLOUTIER, s. m. — Ouvrier qui fabrique des clous. C'était aussi une ancieime corporation dénommée aussi corporation des larmiers, des étameurs et marchands ferronniers , dontiers cVépinglc ou épingJiers.

COALTAR, s. m. — Résidu provenant de la distillation de la houille dans les cornues à gaz. Ce produit est employé pour enduire des pieux, des poteaux de chapes de voûtes, et des toitures économiques de feutre, de carton ou de papier goucbonnés. On l'étalé à la Brosse (voy. ce mot et Couvertures éco-

KOilIQUES).

COBALT, s. m. — Couleur bleue, obtenue par divers procédés au moyen d'un sel de cobalt calciné avec un excès d'alumine hydratée. Cette couleur est employée pour l'aquarelle.

COCHE, s. f. — Petite entaille, ou cran, pratiquée sur des pièces de bois ou sur des fers méplats.

COCHENILLE, s. f. — Rouge intense écarlate, obtenu au moyen d'un gallinsecte Avivant sur le nopal ; cette couleur est employée pour l'aquarelle.

COCHÈRE. — Voy. Porte.

COCHOXXET, s. m. — Petit bout de latte taillé ou profilé dont on se sert, en divers cas, comme d'un calibre.

COFFRE, s. m. — Quand le conduit de la fumée dans une cheminée est construit en boisseaux de terre cuite ou en brique Gomiier, on le nomme tuyau; mais quand il est de forme rectangulaire, qu'il soit construit en pigeonnage ou eu brique ordinaire, il prend le nom de coffre.

Dans un coffre, toutes les cloisons ou petits murs, portent le nom générique de languettes ; mais suivant la place qu'elles occupent dans le coffi'e, on les distingue par un nom particulier. Ainsi (voy. notre figure) on nomme languettes de face celles placées en a, a; anguettes costières, celles c, c, formant faces en retour, et languette de refend, celle en d, qui divise le coffre en deux parties.

Isdàiiiiii iiill

it iilil

Coffre de cheminée.

a, a. lauguettes de face ; e , c , languettes costières ;

d, languette de refend.

Dans le langage des chantiers, on dit simplement : faces, costières et languettes. Dans tout coffre il n'y a jamais qu'une languette de face et deux costières, tandis que les languettes de réfend sont en nombre variable, mais toujours égal à celui des conduits moins un. Les cofFi'es doivent être construits en bonne brique, quand on emploie ces matériaux; lorsqu'ils sont faits en pigeonnage de plâtre, leur construction exige beaucoup plus de soins : ils sont plus économiques, mais moins durables.

Le ramonage des coffres , d'après l'ordonnance du 24 novembre 1843, ne peut être fait par l'introduction d'un ramoneur dans les coffres que s'ils ont au moins 0'",60 sur 0'",25; autrement, on doit employer la corde et le hérisson. (Voy. Ramonage.)

Coffre. — En couverture, c'est une surélévation en bois, en fer, en fonte, en plâtre ou en maçonnerie, sur laquelle est souvent fixé un châssis à tabatière. (Voy. Châssis, fig. 1 et 2.)

COGNASSIER, s. m. — Arbre de la famille des rosacées, dont le bois est d'une contextm-e fine et serrée^ et de couleur rougeâtre. Ce bois est employé pour monter les outils de menuisier, pour les dents d'engrenages en bois.

COGXÉE.

rOLLAOE.

Il est ('j^'ulcment employé dans la marqueterie; teint en noir, les éhénistes le substituent au bois d'ébène qu'il imite parfaitement.

COGNÉE, s. f. — Borte de hache pour couper le bois ; les charpentiers emploient cet outil pour faire des entailles profondes ou pour blanchir le bois. Les cognées sont toutes pourvues d'un manche qui sert à les manœuvrer ; leurs variétés sont nombreuses , on distingue : la grande et la petite cognée du charpentier, la cognée ordinaire renforcée , la cognée à lïancliir simple et à douille, la cognée , à la Igomudse avec tête, la cognée du lûcheron.

COGNER, V. a. — Frapper sur un clou, sur une cheville, pour l'enfoncer.

COGNEUX, s. m. — Outil du fondeur en sable.

COGRAINS, s. m. pi— Parcelles de fer qui s'attachent à la filière dans les tréfileries.

COGUENOSCO, s. m.— Mastic employé par les marins pour boucher les gerçures des gélivures du bois.

COIFFER, V. a. — Des appareils ou une construction couronnant une autre partie de construction peuvent la coiffer ; ainsi on dit : coiffer de mitres les tuyaux de cheminées, coiffer une tour d'un toit conique, etc.

COIGNAGE, s. m. — Portion de la maçonnerie d'uu fourneau de grosse forge.

COIGNET, s. m. — Petit coin, employé dans la marine.

COIGNEUX, s. m. — Batte employée pour comprimer le sable des moules, dans la fonte des monnaies.

COIN, s. m. — Outil de fer en forme d'angle solide, qui sert à fendre le bois. (Voy. notre figure.) — Les serruriers emploient des coins pour le serrage et le bandage des colonnes, des

chaînes, et dans (quelques autres cas. — Les menuisiers nomment coins : 1° de petits angles solides en bois (|ui servent à fixer les fers des rabots, des varlopes, dans la lumière de ces outils ; 2!" de ])etits angles solides en bois que

Coiu de fer.

les scieurs de long placent dans le trait de scie d'une pièce de bois qu'ils refendent. Ces coins servent à maintenir un écartemcnt qui permet à la scie d'avancer.

Dans la construction des voies ferrées , pour assurer les rails dans les coussinets, on emploie des coins de chêne de 0'",245 de longueur sur 0'",06 de largeur.

COL, .S-. m. — Partie étranglée du balustre ; elle est située entre le chapiteau et la panse.

COL-DE-CYGNE, s. m. — En serrurerie, on nomme ainsi toute pièce de fer ou de cuivre dont la courbure imite le col du cygne.

COLARIN. — Voy. Gorgerin, Orle, etc.

COLCOTAR, s. m. — Peroxyde de fer rouge, provenant de la décomposition du protosulfate de fer au moyen du feu. On nomme cette composition rouge d' Angleterre ; elle sert à polir les glaces, l'acier et d'autres métaux.

COLIFICHET, s. m. — Petite pièce du bâti d'un parquet ; c'est un petit panneau triangulaire qui , dans une feuille de parquet, est assemblé entre les feuilles d'onglet et le bâti.

COLIMAÇON. — Voy. Escalier.

COLLAGE, s. m. — En menuiserie, c'est une opération qui a pour- but de réunir ou de consolider deux pièces au moyen de colle forte. Les assemblages à rainures et à languettes sont ordinairement collés. — Eu teu-

COLLATÉRAL. — COLLÉGIALE (église).

tnvc, le collage du papier est une application de papiers peints sur les murs d'un appartement ; quand ces murs sont neufs, il faut avoir soin de les Egrener (voy. ce mot), et, si les papiers de tenture sont de prix , on doit appliquer auparavant du papier gris , et poncer.

Le collage du papier se paye au rouleau 0 "■• 15, Ô f'- 20, 0 ''• 2î> et plus, suivant la qualité du papier ; les rouleaux de bordm'c se comptent double, comme indemnité de main-d'œuvre. Le découpage des bordures, lorsqu'il a lieu, se compte à part. Les ouvriers peintres exécutent , en général , le collage des papiers ; mais il vaut mieux que ce soient des ouvriers spéciaux nommés colleurs qui tendent les papiers peints : l'ouvrage est bien mieux fait.

COLLATÉRAL, s. m. — Les collatéraux, nefs secondaires ou bas côtés , sont deux portions de l'église parallèles à la nef principale, sur laquelle elles s'appuient, et dont elles ne sont séparées que par des piliers ou colonnes. Dans les basiliques latines, les collatéraux se terminaient brusquement, à leur point de jonction avec la naissance de l'abside, par un mur transversal.

Dans les basiliques chrétiennes, les collatéraux possédaient des absides secondaires qui servaient , l'une à recevoir le trésor, et l'autre la sacristie. Le xii" siècle, en les prolongeant au delà du sanctuaire , où ils prennent le nom de x>ourtour du chœur, y ajoutent une série de chapelles coiTespondantes. Plus tard, cette ceinture de chapelles se prolonge au delà des transepts jusqu'à l'autre extrémité de la nef. Les collatéraux, quelquefois doubles dans les grands édifices, supportent souvent des galeries.

COLLE, s. J. — Substance gluante, pâteuse ou liquide, qui sert à coller, c'est-à-dire à réunir par juxtaposition différents objets. On enduit les parties à rapprocher, suivant leur nature, on les serre par divers engins, la colle se solidifie et se sèche, et puis on desserre. Il existe un grand nombre de colles ; une des plus usuelles est la colh de fàte, qui sert à coller les papiers de tenture, et est faite avec de la farine que l'on fait bouillir avec de l'eau

DICT. D'AnCHITECTUUE. — T. I.

pendant un certain laps de temps ; on y ajoute quelquefois de la colle de parchemin. Celle-ci est obtenue au moyen de rognures de parchemin qu'on fait bouillir quatre à cinq heures dans l'eau. Cette colle est employée pour faire des ou^Tages en détrempe qu'on se propose de vernir ou de dorer. Il existe une colle de parchemin dite colle à la brochette; cette colle, plus commune, est préparée comme la précédente, mais avec de vieux parchemins et des rognures de gros parchemins de tannerie. Avec lea rognures de peau blanche de mouton, qu'on dissout à l'aide de l'ébullition de l'eau, on fait de la colle de gant; cette colle est employée dans les travaux ordinaires de détrempe.

Enfin, sous le nom de colle forte, colle de Givet, colle de Flandre, il existe des colles gélatineuses fabriquées à l'aide de la gélatine plus ou moins pure ; ces colles sont employées par les menuisiers, par les peintres; ces derniers l'emploient, suivant le cas, pure ou délayée avec diverses substances colorantes.

Sous la dénomination de colle à bouche, les architectes emploient de petits bâtons de colle forte , épm'ée et parfumée ; ils s'en servent pour coller leurs feuilles sur les planches à dessiner.

(Voy. DÉTREMPE.)

Colle (Peinture à la). — Voy. Peinture.

COLLEGE, s. m. — Établissement destiné à l'instruction de la jeunesse. Il existe deux genres de collèges, ceux appartenant à l'État, qu'on nomme Lycées (voy. ce mot), et ceux fondés et entretenus parles communes, qu'on nonnne collèges communaux. — Un collège comprend, suivant son importance, une ou plusieurs cours, des préaux. Les bâtiments servent au rez-de-chaussée pour des classes ou des salles d'étude ; au premier, de réfectoires ou de dortoirs; dans les collèges importants, les dortoirs occupent un second et un troisième étage. Dans ces édifices, connue dans tous ceux qui sont habités par un grand nombre de personnes, on doit étudier un système de chauffage et de ventilation très complet, ainsi que tout ce qui doit assurer une parfaite salubrité des locaux. (Voy. École.)

COLLÉGIALE (Église). — On appelle

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