CONTRE-LOBES. — COXTRE-MUR
de fer (|ni sert à soutenir la contre-latte pour son clouagc. (Voy. notre figure.)
CONTRE-LOBES, s. m. — Festons arrondis qui décorent l'intrados de certains arcs. On les nomme contre-lolcs j^arce qu'ils sont creux, au lieu d'être saillants comme les Lobes (voy. ce mot).
CONTREMAITRE, s. m. — Synonyme de maître compagnon ^ de chef d'atelier. Principal ouvrier chargé de la direction d'un atelier. ■ — Le chef d'atelier des serruriers s'appelle contremaître et ne porte pas , comme dans les autres corps d'états , le nom de maître compagnon, bien que le compagnonnage se soit conservé chez les ouvriers serruriers.
CONTRE-MARCHE, s. f. — Partie antérieure et verticale qui dans un escalier forme le devant de la marche. La contre-marche s'enbrève avec la marche ; elle mesure ordinairement 0",16 à Ql^,n de hauteur. Certains escaliers n'ont pas de contre-marches. (Voy. Marche, Escalier.)
CONTREMARQUE, s./ —Traits (barre, croix, rond, double croix, etc.) que les charpentiers tracent sur les pièces de bois, h mesure qu'ils les façonnent, afin de les reconnaître plus aisément au moment de leur assemblage ou du levage des charpentes.
CONTRE-MUR, s. m. — Second mur que l'on adosse à un autre mur pour le garantir ou le fortifier. — D'après son étymologie , ce mot indiquerait un mur qui se trouve appliqué après coup contre un autre entièrement construit. Il n'en est rien : on peut bâtir un contremur en même temps que le mur sur lequel il est adossé ; le contre-mur peut être un mur distinct, ou bien être encastré dans le mur proprement dit.
Jurisprudence et législation. — L'article 674 du Code civil oblige, dans certains cas , à faire des contre-murs ; voici cet article :
Celui qui fait creuser un j^uits ou une fosse
d'aisances près d'un mur mitoyen ou non; celui qui veut y construire clieminée ou âtre, forge, four ou fourneau, y adosser une étable, ou établir contre ce mur un magasin à sel ou des amas de matières corrosives , est obligé de laisser la distance prescrite par les règlements et usages particuliers sur ces objets, ou à faire les ouvrages prescrits par les mêmes règlements et usages pour éviter de nuire au voisin.
Le contre-mur est également indispensable si l'on veut faire passer un aqueduc de long d'un mur, ou bien si on veut y adosser ou y entasser des terres jectisses ou autres, des fers, des pierres, des bois, du fumier, des salpêtres, des débris d'animaux pour les manufactures, ou toutes autres matières corrosives ou susceptibles d'engendrer l'humidité, ou capables de charger et d'endommager le mur. (Lepage, 1. 1, p. 122 etsuiv.; Desgodets, Coût, de Paris, art. 188, 191, 192 ; Pardessus, Servitudes, n°' 199 et 200 ; y. Fournel, Contre-mur.)
On doit faire également un contre-mur lorsqu'on veut construire à la limite de deux héritages qui ne sont pas de niveau. (Voy. Mitoyen, 3Iur.)
L'épaisseur, l'élévation, la composition, les fondations, en un mot les règles et les conditions de construction d'un contre-mur ne sont pas indiquées dans le Code : il faut donc se conformer sur ces divers points aux usages , aux coutumes et aux règlements de chaque localité ; mais on admet assez généralement et suivant le cas une épaisseur de 0",22, des fondations de 0°^,65 de profondeur et une élévation égale à celle de la masse des objets que le contre-mur doit soutenir ou écarter. (Lepage, t. I, p. 122 et suiv., et 160 ; Pothier, De la société, n'^ 211 ; Pardessus, n"^ 199, 200.)
Pour les fosses d'aisances, le contre-mur aura 0'^,32. La distance entre un puits et une fosse d'aisances sera de l^^iSO, compris les murs de la fosse et du puits; entre deux puits, 1 mètre pour le moins, (c. p., 191.)
Qui fait étables, ou autres choses semblables, contre un mur mitoyen , doit faire contre-mur de 0°\22 d'épaisseur, de hauteur jusqu'au rez-dechaussée de la mangeoire, (c. p., 188.)
Le contre-mur pour cheminées et âtres sera en tuileaux ou matériaux de même nature et aura 0-^,16 d'épaisseur, (c. P., 189.)
COXTRE-PAXXETOX. — COXTRE-PROFILÉ.
Qui veut faire forges, fours et fourneaux, contre un mur mitoyen, doit laisser 0'",1G de vide et intervalle entre-deux du mm- du four et forge, et doit être ledit mur de 0'",32 d'épaisseur, (c. r., 190.)
A qui incombent les frais de construction du contre-nmr? Ils sont à la charge de celui qui établit l'ouvrage qui rend rétablissement du contre-mur nécessaire. Le voisin n'y doit contribuer en quoi que ce soit, encore que Fou- ^Tage lui profiterait indirectement. — Cependant, si des constructions nécessitant le contremur étaient faites l'une contre l'autre par les deux propriétaires mitoyens, « la maçonnerie séparative formerait un ensemble dont chacan anrait sa part. » (Lepage, t. I, p. 131 ; Frémy-Ligneville, t. II, n" 617.)
Le contre-mur doit-il être incorporé au mur? Les avis des jurisconsultes sont fort partagés sur ce point. Lepage fait observer qu'à moins d'usage contraire, le propriétaire du mur peut toujours s'opposer à l'incorporation. Goupy soutient que l'incorporation du contre-mur est avantageuse et doit avoir lieu dans l'intérêt du mur lui-même. Desgodets, Fournel et Merlin enseignent au contraire qu'on doit, en général, éviter d'incorporer au mur le contre-mur, afin que les réparations ou le remplacement de celui-ci puisse s'opérer sans arrachement ni altération du mur. Nous sommes de cet avis ; mais nous ajouterons cependant qu'il y a lieu de distinguer suivant les cas. Ainsi nous estimons qu'il n'y a pas lieu d'incorporer le contre-mur quand il ne constitue (ju'une simple séparation et qu'il n'a pas à supporter de charge ; dans le cas contraire , si le contre-mur a pour objet de soutenir, de réconforter le mur, de l'aider à supporter la charge des terres supérieures ou la retombée de voiites de caves, il est, selon nous, indispensable d'incorporer au mur le contre-mur : c'est une simple appréciation (pu tombe sous le sens. Du reste, n'avous-nous pas vu dans la pratique des contre-murs, collés à des murs, (pli laissaient glisser ceux-ci par suite d'un tassement; ce qui n'aurait pas eu lieu si le mur et le contre-mur eussent été incorporés et solidaires l'un de l'autre. — Nous ne pouvons di.scuter ici plus longuement la question si compliquée du contre-mur ; nous renvciTons le
lecteur aux autres uiots de ce dictionnaire (pii traitent aussi du contre-nmr, à Fossk d'aisances. Puits, Établi;, Mitoyen, Mur, etc., ainsi qu'aux auteurs suivants : Desgodets, Coutume de Farts , art. 188, n" 7, et art. 191, u" 1 ; — Merlin, Eep., \° Contre-mur ; — Pardessus, t. I, n" 200 ; — Lepage, t. I, p. 129 ; — Toussaint, n° 984 ; — Frémy-Ligneville, t. II, n" G 16.
CONTRE-PANNETON, s. m. — Platine évidée destinée à recevoir les pannetons d'une espagnolette ou d'un verrou à pignon. Il y a des contre-pannetons de divers genres et qui sont semblables aux Agrafes (voy. ce mot, § Serrurerie).
CONTRE-PASSE (Scier a), v. a. — Terme de marbrerie. — C'est débiter le marbre par tranches prises sur la hauteur du bloc.
CONTRE-PILASTRE, s. m. — Partie d'un pilastre qui flanque à droite et à g<iuche, et quelquefois d'un seul côté, un pilastre phis saillant.
COXTREPOIDS, s. m.. — Objet de fer, de fonte ou de plomb, ayant la forme d'un saucisson, qui sert à exercer une pesée pour relever des rideaux de cheminée, des doubles châssis, des fermetures de guichet dans des caisses de paiements, etc. A cause de sa forme, les ouvriers le nomment simplement saucisson.
CONTRE-POSEUR, s. ?n. — Ouvrier qui aide le poseur à recevoir les pierres de la grue •ou de la chèvre et à les mettre en place après le montage ; le contre-poseur se nomme également Pinceur (voy. ce mot).
COXTRE-PROFIL, s. m. — Moulure exactement semblable à une autre comme profil, mais taillée d'une façon opposée, c'està-dire que le contre-profil s'emboîte dans le profil. C'est aussi un profil qui se retourne sur les flancs d'un môme profil plus saillant.
CONTRE-PROFILÉ, ÉE, p. pass. — Se dit d'un membre d'architecture ou d'un objet dont le profil de la face principale se retourne
CONTRE -IIETABLE. — COQUILLEUX.
sur les flancs. Les marches d'escaliers dits à V anglaise sont contre-profilées.
C'est anssi une pièce de bois entaillée de manière que les creux reçoivent les moulures (pii sont en relief.
CONTRE-RETABLE, s. m. — Partie supérieure d'un retable; elle est occupée par un tableau ou un bas-relief. Les retables n'existent généralement qu'aux autels adossés.
CONTRE-REVERS, s. m. — Côté du ruisseau opposé au plus large dans une chaussée creuse.
CONTRE-RIVURE, s. f. — Petite plaque de fer ou de cuivre, petite rondelle que l'on met entre le bois et une rivure.
CONTRESCARPE, s. f. (Arch. milit.) — Paroi extérieure d'un fossé opposée à l'escarpe ou rempart. Elle est beaucoup plus rarement revêtue de maçonnerie que l'escarpe, qui est la paroi la plus importante, et quand elle a un revêtement, il est traité de même que l'escarpe et autres murs de revêtement ou de soutènement. (Voy. Chemin couvert et Mur. )
CONTREVAIR, s. m. — Terme de blason. — Vair, où la pointe des petites pièces d'azur est opposée à la pointe des pièces de même couleur, et la pointe des pièces d'argent est opposée à la pointe des pièces d'argent; d'oîi l'adjectif confrevairè, c'est-à-dire chargé de contrevair. (Voy. Blason. )
CONTREVALLATION, s.f. (Arch. miht.) — Fossé et retranchement qu'on fait autour d'une place assiégée pour lui couper toutes les coinmunications avec le dehors.
CONTREVENT, s. m. — Volet en bois ou en fer placé à l'extérieur des baies.
En charpente, c'est une pièce de bois qui «ert à consolider la charpente des beffrois ; dans une charpente de comble, ce sont des pièces posées obliquement dans la longueur de celui-ci ; elles vont du poinçon au faîtage : elles empêchent le déversement des fermes qu'elles con-
freventent; d'où le terme de contrevenkment, pour exprimer le résultat obtenu par ces contrevents.
CONVENTIONNELS. — Voy. Signes et