‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 308 sur 325 · COULOIR · texte numérisé non relu

COULOIR

COUPE

sur nn piiniicau de glace (en inarln-c, eu cuivre, en bois, etc.) et servant à faire mouvoir une sonnette. Il existe des coulisseaux a ^wucier (f\g. 1 ), à pompe (fig. 2), et à lasmle.

Dans les crémones, c'est une sorte de petite boîte, fixée par des vis, dans laquelle glisse la tige de la Crémone (voy. ce mot).

COULOIR, s. m. — Passage ou dégagement, dans un appartement, un théâtre, ou tout autre édifice.

En maçonnerie, on appelle couloir une espèce de machine, de tour en bois, au moyen de laquelle on fabrique du béton, et (jui sert en même temps à le couler dans une excavation, ou même dans l'eau. Un couloir à béton très répandu est celui de M. Krantz ; nous l'avons donné et décrit à Bétonnière (fig. 2) (voy. ce mot et Bétonnage).

En fumisterie, le couloir est un petit espace pour la circulation de la fumée; il est ménagé entre les cloisons en briques et les carreaux d'un poêle de construction.

COULOTTE, s. f. — Locution vulgaire employée pour Coulisse (voy. ce mot).

Au pluriel , ce terme désigne de fortes pièces de bois que les scieurs de long mettent sur tréteaux pour porter le bois qu'ils ont à refendre.

COUP, s. m. — En serrurerie , ^;or/(?r ou tenir coup, c'est, à l'aide d'un marteau ou du tas, recevoir sur la paroi opposée d'un objet le coup de marteau de celui qui frappe cet objet.

En maçonnerie, quand un mur est déversé, qu'il n'est plus d'aplomb et menace de tomber, on dit que ce mur prend coup.

Coup de crochet. — Petite cavité pratiquée par les maçons à l'aide d'un crochet ; cette cavité sert à dégager les moulures de plâtre.

COUPE, s.f. — Dessin représentant l'aspect d'un édifice supposé coupé verticalement, dans le but de montrer le profil général de l'édifice et celui de chacune de ses parties : par exemple, l'épaisseur des murs, des plan-

chers, la disposition intérieure des étages, l'agencement des combles, etc. En général, on fait des coupes géométrales, mais on en fait aussi en jiersijective, ce (jui permet d"'y voir plus clairement les profils des moulures, la forme et la hauteur des baies, la décoration intérieure et jusqu'à certaines parties de l'ameublement. — Il est de convention d'indiquer dans les coupes toutes les sections par des teintes roses si le dessin est lavé, ou par des hachures obliques s'il est simplement rendu au trait. (Voy. Signes et teintes conventionnels.)

En construction, on nomme coupe l'inclinaison de lit des voussoirs et claveaux, et, pour ce motif, on appelle ces pierres, et celles qui leur sont analogues , pierres en coupe. Pour la même raison et dans les mêmes cas, on dit : donner peu ou beaucoup de coupe à une pierre.

En menuiserie, on entend sous ce terme la manière de disposer sur le bois les joints des moulures et des champs.

Coupe du verre. — Fente pratiquée dans une feuille de verre avec un diamant. On peut juger d'une bonne coupe lorsque le diamant file sur le verre avec un cri particulier ( ni aigre, ni doux). La fente doit en outre former une trace noire, fine, qui s'ou\Te lentement, et , une fois ouverte , elle ne doit laisser aucune poussière blanche et briller comme un fil d'argent.

Coupe-larme, s. m. — Petit canal pratiqué sous l'appui d'une croisée pour rejeter l'eau.

Coupe de fontaine , s.f. — Grande Vas- QUE (voy. ce mot et Fontaine).

Coupe des pierres, s. f. — C'est l'art de couper les pierres, de sorte qu'étant taillées d'après V épure, appareillées et mises en place, elles forment une construction solide, comme une voûte, une trompe, une arrière- voussure, etc. La coupe des pierres est une des branches de delà Stéréotomie (voy. ce mot, ainsi que Taille, Trait).

Coupes carrées, s. f. p)l. — Coupes faites en travers d'une pièce de bois, perpendiculairement à sa longueur. — Les coupes d'onglet se font diagonalement dans la largeur des pièces de bois ; si elles font un angle

COUPE

COUPOLE

plus ou moins ouvert que l'angle droit, on les ïiommc fausses coupes.

COUPÉ, ÉE, pati. 2)assé. — Pan coupé.

(Yoy. Pax.)

COUPEMEXT, s. m. — Ce mot s'emploie rarement seul ; les charpentiers disent mûrement sur le tas, pour exprimer l'action de couper à la scie , sur les lieux mêmes où les travaux s'exécutent, un chevron^ une solive de remplissage, mie sablière, etc. Lorsqu'on ne peut opérer le coupement k la scie, on emploie I'Ébauchoir (voy. ce mot).

COt^PER. V. a. — Diviser, inciser, faire une Coupe (voy. ce mot).

Couper ime pierre, c'est la réduire trop sur son lit ou sur ses parements, en sorte qu'étant par trop maigre, elle ne peut servir pour l'emplacement qu'elle devait occuper; comme on le voit , couper une pierre ou tailler une -pierre sont deux choses différentes qu'il ne faut pas confondi'e.

Couper le plâtre, c'est faire les moulures de plâtre à l'outil ou à la main, au lieu de les traîner au calibre; ce procédé était fort en usage anciennement, mais aujourd'hui il n'est guère employé que pour exécuter les angles des corniches et les moulures en stuc.

COUPERET, s. m. — Marteau très pesant à deux pannes droites et tranchantes, qui sert à refendre les pavés (voy. notre figure), ou pour

Couperet.

le piquage des matériaux d'une grande dureté. Ainsi c'est avec lé couperet qu'on smille et qu'on pique la meulière et le granit, qu'on ébarbe les pavés de grès et qu'on refend ceux de gros échantillon pour en faire des pavés dits de deux. — Pour obtenir ces derniers, on se sert d'un couperet pesant 25 kilogr., et d'un

autre plus petit , nommé portrait, qui n'en pèse que 5 ; le premier de ces outils est fourni à l'ouvrier par le carrier ou le maître paveur.

COUPEROSE, s. /. — Nom de l'ancienne chimie remplacé aujourd'hui par celui de sulfate; il existe des sulfates de fer, de cuivre, de zinc, etc. Ce dernier est le plus employé en peinture ; il sert de siccatif pour les couleurs détrempées à l'huile, mais il faut avoir soin de ne pas en mettre en excès , parce que le sulfate de zinc fait jaunir les teintes.

COUPLET, s. m. — Espèce de fortes charnières dont on fait usage pour les gros ou-

Couplets à paus et à goujon.

vrages de serrurerie ; elles sont de deux sortes, à pans ou à goujon. Notre figure représente à droite un couplet à pans, et à gauche un couplet à goujon.

COUPOLE, s. f — Voûte hémisphérique ou d'une forme qui se rapproche plus ou moins de la demi-sphère et dont l'extérieur porte le nom de Dôme (voy. ce mot).

En rangeant parmi les coupoles toutes les voûtes analogues à la demi-sphère, nous comprenons sous cette dénomination toutes les voûtes susceptibles par leur forme générale de donner naissance à un dôme. Les coupoles peuvent donc être élevées sur un plan circulaire, sur un plan hexagonal, octogonal ou elliptique. Dans ces divers cas , la coupole conserve la forme hémisphérique en rachetant la forme brisée du plan sur lequel elle repose au moyen de pendentifs (voy. fig. 3 ;) ou bien elle reproduit la forme même des constructions qui lui servent de base en présentant un certain nombre de pans correspondants à celui de la figure géométrique de sa base. — Dans leur élévation, ces voûtes peuvent suivre soit la courbure du cercle , soit celle de l'ellipse.

Les Romains, en perfectionnant le système des voûtes et en surmontant leurs temples,

COUPOLE

leurs édifices circulaires et les grandes salles rondes de leurs thermes de voûtes hémisphériques, furent les véritables créateurs de la coupole. Mais ce fut surtout avec l'apparition du style Bvzantix (voy. ce mot) que les coupoles se multiplièrent et furent employées avec profusion, là même où un genre de voûte moins compliqué eût été plus naturel. Il n'est pas un édifice religieux de cette époque, si restreintes qu'en soient les proportions, qui ne présente dans son ensemble une ou plusieurs coupoles. Les Grecs du moyen âge conservèrent cette tradition architectonique, qu'ils ont transmise en même temps que leur

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Fig. 1. — Coupole décorée de compartiments.

religion chez les anciens Moscovites ; aussi la coupole est-elle encore un des éléments caractéristiques de l'architecture russe.

Si en Orient les édifices chrétiens des premiers temps furent pourvus de coupoles, en Occident le style latin , perpétuant les antiques dispositions de la basilique païenne, n'en fit point usage; on ne peut considérer en effet coimne coupoles les voûtes en cul-de-four qui surmontaient les absides de ces basiliques.. — En Occident il n'existe pas de coupoles postérieures à la chute de l'empire romain ou antérieures au xi'^ siècle, si ce n'est dans quelques édifices épars, fort peu nombreux du reste, dans lesquels l'influence orientale s'est tellement fait sentir qu'on peut les considérer comme appartenant plutôt au style byzantin

qu'au style latin. Cette influence incontestable du style byzantin en Occident se fit surtout sentir à partir du xi'' siècle, époque à laquelle tous les nouveaux Etats issus du démembrement de l'empire furent définitivement constitués. Du reste, dès cette époque, par suite des croisades, les relations avec l'Orient devinrent beaucoup plus actives.

C'est principalement sur les bords du Rhin, et dans les provinces du centre de la France, qu'on rencontre des églises romanes, ou plutôt romano-byzantines , pour\'ues de coupoles. Ainsi à Neuss, à Mayence, à Cologne, on remarque, sur la croix des transepts et des nefs,

Fig. 2. — Coupole décorée de compartiments avec des médaillons peints.

des coupoles elliptiques en élévation et circulaires ou à pans , suivant la disposition du tambour et la présence ou l'absence de pendentifs. — Dans le Poitou, le Périgord et l'Auvergne, il existe un certain nombre d'églises offrant la même disposition ; la plus remarquable de toutes est celle de Saint-Front, à Périgueux. Pendant l'époque ogivale, la coupole fut abandonnée dans tous les pays que nous venons de citer ; mais la renaissance ramena les coupoles , qui de bonne heure reprirent faveur dans les pays même où elles avaient été inconnues. Au commencement du xv*" siècle, Brunelleschi éleva à Florence la fameuse coupole de Sainte-Marie des Fleurs et conçut la première coi/jwle doiihïe, qui consiste eu une première voûte intérieure, ordinairement hémi-

COUPOLE

sphcrique, au-dessus de laquelle se trouve uu vide où se placent les escaliers, puis eu uue seconde, d'un galbe plus ou moins élevé, destinée à donner au dôme cette forme élancée ou pyramidante qui produit un si bel effet. La coupole de Sainte-J\Iarie des Fleurs peut encore être considérée comme une coupole de style gothique , type extrêmement rare.

Soixante ans plus tard, Rome vit s'élever celle de Saint-Augustin. L'élan était donné, toutes les difficultés furent surmontées par le génie de Brunelleschi, et toutes les églises se couvrirent de coupoles. Eu première ligne se place celle de l'église de Saint-Pierre, dont

Fig. 3. — Coupole sur pemlentifs.

l'idée première est de Bramante, mais qui fut exécutée par délia Porta et Fontana. Citons encore celles de Saint- Jean des Florentins, de Saint-André délia Yalle , de l'église du Gézu, celle du petit temple élevé par Bramante dans le cloître de San Pietro in ]\Ioutorino , remarquable par sa petite dimension. Cette coupole peut être considérée comme une miniature, puisqu'elle ne mesure que 4",58 de diamètre intérieur.

. Signalons comme exemples de coupoles modernes celle de Saint-Paul, œu-STe de ChristojDher "Wren; celles des églises des Invalides, dont nous donnons le Dôme (voy. ce mot), du Yalde-Grâce, delà Sorbonne et du Panthéon, à Paris. Cette dernière, commencée par Soufïlot, fut achevée par Rondelet, qui, dans son admirable Trailé de l'art de hûtlr, nous a laissé

une description des plus détaillées de sa construction, des matériaux et des machines (pii y furent employées.

La coupole, enfin, est un des caractères distinctifs de l'architecture dite Jésuitique (voy. ce mot). Disons aussi que la Chine est un pays dans lequel la coupole est en grande faveur, non seulement pour les temples, mais même pour les monuments civils.

La décoration intérieure des coupoles peut être fort simple ou très riche , suivant le caractère de l'édifice. On emploie beaucoup la peinture à fresque pour ce genre de décoration , ou bien on trace des caissons et des compartiments dans la pierre, le bois ou le plâtre. On peut laisser apparente la matière composant ces caissons et compartiments, ou la recouvrir de peintures et de dorures. Nos figures 1 et 2 montrent deux genres de décoration assez employés.

Pratique. — Le système d'établissement et de construction des coupoles est à peu de chose près le même pour tous les genres. Sur quatre forts piliers, formant les angles de l'intersection de la nef et du transe^jt, reposent des arcs en plein cintre sur lesquels s'élève le taml)our qui supporte la coupole proprement dite. Entre les arcs adjacents il reste un vide triangulaire qu'on remplit par une portion de voûte sphérique nommée pe?ident//. La figure 3 montre une coupole de ce genre. La première voûte intérieure , dont l'œil embrasse toute la forme, doit être hémisphéri(|ue, seulement un peu surélevée, eu égard à l'imposte qui, sans cela, masquerait une partie de sa courbure. La voûte extérieure doit toujours être sphéroïdale elliptique , plus ou moins allongée selon l'emplacement.

Les matériaux les plus convenables pour construire les coupoles sont ceux qui à la solidité joignent une extrême légèreté. Les poteries" creuses et les briques légères sont les matériaux qui conviennent le mieux.

On peut aussi employer le bois, comme ^Mansard l'a fait aux Invalides pour la voûte extérieure, mais ce mode coûteux réclame de fréquentes réparations et présente beaucoup de chances d'incendie. Si l'on se résout à l'adopter, il est bon de suivre pour sa construction le

COUR. — COURAXT.

système de Philibert Delorme qui offre une extrême légèreté. (Voy. DôiiE.)

COUR, s. f. — Espace clos de murs ou de bâtiments, presque toujours découvert et dépendant d'un édifice public ou privé. Sa destination est de donner du jour et de l'air aux bâtiments qui lui sont contigus et de leur servir de dégagement. Suivant leur position et leur usage particulier, les cours reçoivent diverses qualifications, telles que : avant-coiir, arrière-cour, cour de service, de cuisines, d'écuries, cour à fumier, cour principale, cour d'honneur, etc.

Quelles que soient leurs formes et leur décoration (du reste très variables), les cours doivent avoir une certaine étendue, afin que la circulation de l'air y soit large et facile , et que la lumière y arrive en quantité suffisante.

C'est à tort que, dans nos maisons modernes , sous prétexte de la cherté du terrain , on leur donne une exiguïté excessive, et qu'en outre les bâtiments qui les entourent sont dénués de décoration. Une condition à observer dans la construction des cours, c'est que l'accès en soit facile et que les escaliers qui y prennent naissance soient bien en vue.

Quand les cours sont assez vastes , on doit y créer un parterre, et le décorer de plantes vertes, de caisses de fleurs, de statues, de fontaines jaillissantes et de tous autres objets qui, tout en concourant à leur salubrité , servent également à leur embellissement.

Les cours dans lesquelles pénètrent les voitures sont pavées en grès, en porphyre ou en cailloux étêtés ; dans celles, au contraire, qui ne donnent pas accès aux chevaux, le sol doit être bitumé, dallé de pierre ou même de marbre de diverses couleurs.

Dans les grandes \illes, surtout dans les quartiers commerçants, les cours sont couvertes par des charpentes en fer vitrées.

Les édifices publics sont souvent précédés d'une cour fermée par une grille. (Yoy. plus loin Cours.)

Jurisprudence. — Celui qui a la propriété exclusive d'une cour peut en jouir comme bon lui semble, pourvu toutefois qu'il se conforme aux lois, règlements et arrêtés de police.

Si une cour est grevée de servitudes légales, naturelles ou conventionnelles, le propriétaire de ladite cour est obligé de les maintenir et de les respecter; si c'est une servitude conventionnelle de passage, et que le contrat n'en réserve aucune partie, la cour se trouve par ce fait grevée en totalité. (Voy. Servitude et Vue.)

Dans les villes, 1)ourgs et villages, il existe des places ou emplacements nommés communes, patus , quereurs, mages , qui sont de véritables cours commmies ; on applique à cellesci les mêmes lois et règlements qu'à ce genre de cours , et le droit à l'usage de la cour commune n'est plus un simple droit de ser\àtude , mais un droit de propriété transmissible à un tiers, avec la maison pour l'usage de laquelle la servitude existe.

Il arrive assez fréquemment à la campagne que, après le décès d'un propriétaire d'un immeuble ayant plusieurs corps de logis, cet immeuble est divisé entre ses héritiers ; alors la cour devient commune entre tous les cohéritiers; dans ce cas, chaque intéressé a le droit de se servir pour ses usages et agréments de la totalité de la cour, mais il est tenu de faire les réparations de ladite cour dans la proportion de l'importance des bâtiments qu'il occupe dans ladite cour commune. Ces réparations comprennent le pavé de la cour, les murs de clôture, la porte ou portail d'entrée, les puits, hangars, fosses d'aisances, etc. Ici la règle stipulée par le Code civil (art. 815), que nul ne peut rester dans l'indivision, cette règle , disons-nous , souffre exception ; car, dans l'espèce, une cour commune ou un emplacement entouré de bâtiments appartenant à divers propriétaires , sont en quelque sorte assimilés à la voie publique, surtout en ce qui concerne l'action que la police a le droit d'y exercer.

Cour (Basse-). — Voy. Basse-cour.

COURANT, TE, adj. — Synonyme de l'expression linéaire; ainsi on dit : moulures, travaux, exécutés au mitre courant.

Courante (Main). — Voy. Main courante.

COURBE. — COUROXNEMEXT.

COURBE, s. /. — Tonte pièce de bois dont la face ou le plat est cintré, soit en plan, soit en Z'Oî/^f, c'est-à-dire de face. — Au pluriel, ce terme désigne des pièces de bois servant de membrure à une voûte de charpenterie ; souvent ces pièces servent à^arhaUtriers. — Les escaliers suspendus ont leurs limons com'bes, on les nomme courbes rampantes.

Courbe de pression. — Yoy. Voûte.

COURBURE, s./. — Forme arquée d'une ligne; ainsi on dit, la courliirc d'un dôme.

d'un navire , d'un arc , pour exprimer le profil d'un dôme, etc.

COURÇON, s. m. — Bout de planche qui, n'étant pas de long'ueur, est employé dans lo remplissage des feuilles de parquet.

En serrurerie , le courçon est un fer du Berry très doux dont la section est à pans irréguliers et qui ne mesure que 0",()0 à 1"',20 de longueur. — On écrit aussi courson.

COURGE, s. f. — Espèce de corbeau de

Couronnement iVuue piscine du xvi" siècle, église d'Arqués.

pierre ou de fer qui porte le faux manteau d'une ancienne cheminée.

COUROXXE, s.f. - Ornement de sculptm'e représentant deux branches de laurier, de chêne, de hêtre, d'olivier, etc., réunies et liées de façon à former une couronne. — C'est aussi tout objet formant un couronnement : l'astragale est la couronne du haut du fût ou du bas d'un chapiteau ; une balustrade est la coui'onne d'une tour, d'un bâtiment, etc.

COURONNEMENT, s. m. — Pris dans une acception générale, ce mot signifie, en ar-

chitecture, tout membre ou tout ornement qui termine un édifice ou une partie d'édifice. Ainsi la corniche couronne l'entablement, et celui-ci une ordonnance d'architecture. Un chaperon couronne un mur, un péristyle est couronné par un fronton. Une lanterne sert de couronnement à une coupole, etc., celle-ci à un monument.

Dans un sens plus restreint et plus précis, le mot couronnement s'applique surtout aux objets de pure décoration que l'on fait servir d'amortissement soit à certains édifices, soifc à certaines parties d'édifice. Le monument de Lysicrate portait un magnifique couron-

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