‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 321 sur 325 · CUBAGE · texte numérisé non relu

CUBAGE

CUTLI.EK.

entre Plestin et Morlaix, dans le Finistère. Cette crypte date i)eut-étrc du x^ et même du IX'' siècle. Qnel(]ucs archéologues ont prétendu que les sculptures qu'on remaripie sur les colonnes figurent des serpents ou des racines de nénufar ; il est bien difficile de se prononcer, car les sculptures en question sont très frustes eu tant que modelé , sinon comme forme. Il existe dans cette crypte, auprès de la petite baie qu'on aperçoit sur le fond à gauche, une de ces antiques fontaines sacrées assez comnuu;es en Bretagne, aux eaux de laquelle on attribue des cures miraculeuses. A une certaine époque, les capitulaires de Charlemagne et les conciles ont interdit le culte de cette fontaine sous peine d'excommunication .

Fig. 4. — Crypte du Vie.

Une autre crypte assez curieuse est celle de la petite éghse de Vie, dans le Bourbonnais, que fait voir notre figure 4. Elle possède dans le fond un autel primitif en forme d'édicule , et les voûtes, fait assez rare, sont remplacées par un plafond plat. Les chapiteaux qui coiffent les colonnes sont de forme cubique. Il est probable que cette crypte est du commencement du xi'= siècle , ou de la fin du x^

CUBAGE, s. m. — Se dit à la fois de l'opération au moyen de laquelle on détermine le volume d'un corps sohde et de ce volume lui-même. On évalue par le cubage le volume des bois, des pierres, des fouilles de terre, etc. Le cubage des corps s'obtient eu multipliant la surface de leur base par leur hauteur, réduite ou réelle. (Voy. Métrage.)

CUBE, s. m. — Le cube, ou hexaèdre ré-

gulier, est un parallélipipède rectangle à six faces égales. Abusivement, le mot cuhe est pris quelquefois dans le sens de parallélipipède rectangle sans pour cela (jue ses faces soient égales. Le volume d'un cube est égal au can'é de sa base multiplié par sa hauteur ; mais, comme ses dimensions sont toutes égales entre elles, on a : V = C-' (V étant le volume et C l'un des côtés). — Ce mot est aussi emjjloyé comme synonyme de volume.

CUBER, V. a. — Mesurer les trois dimensions d'un corps pour en évaluer le cvhc ou volume.

CUBIQUE, (idj. — En forme de cube ou à peu près. Cette figure géométrique, comme beaucoup d'autres qui se trouvent dans la nature, se rencontre également en architecture dans des conditions très variées ; ainsi on dit masse cubique, chapiieau cuMque , dé cnhique, etc.

CUEILLIE D'ANGLE, s. f. — Espèce (le nu, ou plutôt de double nu, que l'on établit dans les angles des murs , des cloisons ou des l)lafonds, et qui sert de guide, de repère pourl'application de l'enduit sur les faces qui lui sont adjacentes. — La cueillie est aussi un filet de plâtre dressé le long d'une règle, (jui sert de repère pour lambrisser, enduire de niveau, et dresser aplomb les pieds-droits des portes, des croisées et des cheminées.

CUILLER, s. /. — Pierre ou dalle plus ou moins évidée en cuvette, (juclquefois à simple pente, qu'on place sous la chute de l'eau d'une borne-fontaine, d'une pompe, d'un tuyau de descente, etc., afin d'empêcher la chute de l'eau de dégrader et creuser le sol. Les cuillers sont ordinairement posées sur un massif hourdé à bain de mortier.

En plomberie, c'est un récipient qui ressemble à une petite casserole, avec lequel les plombiers puisent dans la chaudière le plomb eu fusion. C'est avec cette cuiller qu'ils portent le plomb dans la poêle qui est au bout de leur moule.

Les scieurs de pierre nomment cuiller un

CUIE. — CUL-DE-FOUK.

outil qui a cette forme (voy. notre tig-urc) et qui leur sert à jeter l'eau et le grès dans le trait

Ciiillor des scieurs de piciTc.

de scie fait dans la pierre dure avec la scie sans dents.

CUIR, s. m. ■— Le cuir est très employé dans les travaux de construction, soit pour les tuyaux qui amènent l'eau dans le chantier, pour les tuyaux des armoires à incendie, pour des courroies de transmission ; soit enfin , sous forme de rondelles , pour garnir les joints des tuyaux, des brides, etc.

Cuir (Carton-). — Voy. Cartox.

CUISIXE, s./. — Pièce de l'habitation dans laquelle on prépare les mets et les plats servant à la nourriture de l'homme et des animaux. Dans les fermes, les cuisines rurales ont une grande importance, mais à la ville comme à la campagne les cuisines doivent être largement ventilées. (Voy, Ventilation.)

CUISSE, s.f. — Côte ou canne placée entre deux canaux de Triglyphes (voy. ce mot). Xutre figure donne à grande échelle un trigly-

Triglyplie montraut trois cuisses.

l)he où l'on peut voir des cuisses. — En serrurerie, on nomme cuisse de yrenouiUe tout objet qui a la forme de la cuisse de ce batracien, comme certains anneaux,'les fers de tire-douilles , etc.

CUIVRE, s. m. — Métal d'un rouge particulier, très malléable, très dactile et très tenace ; c'est le plus tenace des métaux après le fer. Il entre en fusion à 27 degrés du pyromètre de Wedgvood , c'est-à-dire vers 800 degrés centigrades. Sa pesanteur spécifique est d'environ 8,800. Sa dilatation linéaire de 0 à 100 degrés est de 0,()017'. A une haute température, il se combine avec l'oxygène de l'air et forme de l'oxyde brun. A la température ordinaire et dans l'air humide, il s'oxyde et se couvre d'une substance verdâtrc connue sous le nom de vert-de-gris (sous-carhonate de cuivré).

Le cuivre pur, ou allié au zinc (laiton), est employé à la fabrication des tuyaux , des corps de pompe , etc. Il sert même au doublage des na\ires, et on en fait aujourd'hui des menus objets de serrurerie et de quincaillerie, tels que clous, vis, boulons, rivets, charnières, targettes, verrous, etc. Il a été également employé à la couverture des édifices, notamment à la cathédrale de Saint-Denis. Allié à l'étain, il donne un nouvel alliage nommé Bronze (voy. ce mot). Le cuivre rouge pur se nomme Rosette (voy. ce mot).

CUIVREE, «./. — Fausse dorure obtenue à l'aide de feuilles de cuivre ou de laiton, car le cuivre , étant très ductile , se prête de môme (pie l'or au battage en feuilles minces.

CUL -DE -BASSE-FOSSE, s. m. — Espèce d'ancien cachot, (jui avait la forme d'un cul d'œuf ou d'un cône renversé.

CUL-DE -CHAPEAU, s. m. — Extrémités de la platine d'un verrou, d'mie targette, etc., qui sont découpées en demi-cercle.

CUIi-DE-FOUR, .S-. m. — Voûte sphéri- ({ue, voûte formée d'mi quart de sphère. Ces voûtes couvraient les absides des anciennes l)asili(pies, celles des églises latines et romanes du xi"^ siècle. C'est au xii* siècle que les voûtes des chevets ont été établies à pans et à nervures. — Un cul -de- four n'est autre chose (ju'une demi- coupole. (Voy. Coupole et Voutk.)

ClTL-I)?]-FOUR EX PEXDEXTIFS. — CULOT.

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