AILE
(jui, par la place qu'elles occupaient de chaque côté de l'édifice principal, se trouvaient placées comme les ailes de l'oiseau le sont par rapport à son corps.
En Egypte, on nommait ainsi des constructions pyramidales placées de chaque côté de la façade des temples. Cette foi-me pyramidale est un type très caractéristique de l'architecture égyptienne.
En Grèce, les ailes ou TTTspi étaient, dans les temples, ces rangées latérales de colonnes isolées qui régnaient le long des murs intérieurs ou extérieurs. C'est la disposition de ces colonnes qui fit donner aux temples les noms distinctifs de temple Diptère, Monoptère,
PÉRIPTÈRE, PSEUDODIPTÈRE, PSEUDOPÉRIP-
TÈRE (voy. ces mots).
Le nom d'ailes s'apphquait également aux colonnades qui divisaient l'intérieur des temples ou des vestibules en plusieurs parties. Cette désignation s'est conservée jusqu'à nous, puisqu'on nomme de même les bas côtés ou collatéraux des églises ; mais on se sert ordinairement de ce mot pour désigner la partie latérale d'un bâtiment fonnant angle sur le corps principal, ou adjacente à mi bâtiment central, et ayant une importance moindre au point de vue de la décoration et de la destination.
Les bâtiments en aile sont rarement uniques ; ils se répètent presque toujours de manière à satisfaire la symétrie de l'ensemble ; et , suivant le côté qu'occupent les ailes par rapport au bâtiment principal et non par rapport au spectatem*, on les appelle aile gauche^ aile droite.
Dans notre figure, les ailes sont d'une teinte plus foncée.
Bâtiments en aile.
En maçonnerie, on nomme ailes de lucarne les côtés adossés au rampant de la couverture et qui ont la forme d'mi triangle ; on dit aussi Jouées de lucarne (voy. ce mot).
Dans une cheminée, les ailes sont les deux côtés du mur dossier sur lequel . reposent le manteau et le tuyau de cheminée. Celui qui fait élever la cheminée doit rembourser au voisin, si le mur séparatif n'est pas mitoyen, la moitié du mur dans la largeur occupée par les tuyaux, et en outre une portion, dite pied d'aile (0™,32), mesurée de chaque côté desdits tuyaux, car cette jîartie est à raison réputée nécessaire jx)ur l'établissement de la cheminée, et c'est dans celle-ci qu'on scelle les boulins pour èchafauder.
Dans la langue des ingénieurs, ce mot a trois significations principales : on nomme ailes de pont, les évasures circulaires ou à pans coujx's pratiquées aux extrémités d'un pont pour faciliter l'accès de ce pont et la circulation. On limite ordinairement les évasures par des murs droits ou courbes, construits en avant de la tête du pont et servant de murs de soutènement. On les appelle murs en aile.
On nomme ailes d'une écluse, les murs qui la limitent et qui forment" une évasure ou un évasement à l'entrée et à la sortie de cette écluse ; ailes de pavé, les deux côtés en pente d'mie chaussée pavée, lorsque celle-ci est séparée en deux parties par une rangée de pavés que l'on appelle tas.
En serrurerie, l'aile ou V aileron d'une fiche est la partie de cette fiche qui pénètre dans le bois, comme un Texon dans sa Mortaise (voy. ces mots) ; c'est encore le mouvement de sonnette en foime de branche en Y, qu'on nomme aile de mouche; c'est aussi
Aile de mouche.
les ancres en forme d'Y employées aux angles des coffres de cheminées construits en briques ; enfin , en serrurerie, un fer à T est dit à larges ailes, lorsque la côte de ce fer a un profil très saillant. (Voy. Côte.)
En mécanique, on nomme ailes, les surfaces