APPLIQUE
posent que de deux ou trois pièces avec ou sans cuisine, cal)inet, ou lieux d'aisances.
Fig. 2.
■ Appartement (logement), a, antichambre ; m, salle à manger ; s, chambre à coucher.
Au contraire, l'appartement des gens aisés ou de ceux qui font figure dans le monde, comprend, en plus des locaux de l'appartement ordinaire, des chambres et des salons de plus grandes dimensions, des dégagements plus amples ; on y trouve souvent un vestibule, un cabinet d'étude, une bibliothèque, parfois une galerie, une salle de bains et des water-closets pour les maîtres et les domestiques.
Les appartements de gens très fortunés se divisent en cqjpartements privés et cV apparat.
Les premiers, à part de plus vastes proportions, ont plus ou moins de rapport avec ceux dont nous avons parlé en dernier lieu. Dans ces appartements, surtout dans leurs vastes salons placés en enfilade, doit briller tout ce que les arts produisent de plus riche et de plus parfait ; mais le luxe de leur décoration ne doit jamais en exclure le goût, ce que quelques-uns appellent le bon goût. (Voy. Palais, § Distributions.)
Appartement de pla.in-pied. — Celui qui a tous ses planchers au même niveau.
APPAUMÉ, ÉE, adj. — Terme de blason.
Main ouverte dont on voit la paume ou le dedans.
APPEL (Cheminée d'). — Yoy. Chauffage, Ventilation.
APPENTLS, s. m. — Comble d'un bâtiment adossé à un autre plus élevé et n'ayant qu'un versant. On le dit aussi du bâtiment luimême. Pour ne pas confondre les deux sens de ce mot, on devrait toujours le faire précéder
des mots comble et bâtiment; malheureusement, il n'en est pas ainsi dans la pratique. Les combles en appentis, étant appuyés sur
Appentis sur corbeaux.
un mur ou sur des corbeaux , sont formés par des demi-fermes et peuvent se dispenser d'une pièce de faîtage, si les che^Tons ont leur tête scellée dans le mur.
Les bâtiments en appentis sont généralement des constructions provisoires, accessoires ou de peu d'importance Cependant il peut arriver que, par suite de dispositions particulières ou de certaines exigences locales, des bâtiments importants soient surmontés d'im comble en appentis.
Quelquefois les combles en appentis sont comme accrochés , de la même manière que les auvents, au mur qui leur sert de support, de dossier. Ce sont dans ce cas de véritables appentis et qui satisfont l'étymologie de leur nom (appensum, accroché, suspendu).
Quand les appentis sont supportés par des poteaux , des piles ou des piliers , on emploie divers matériaux ; nous en avons donné des modèles dans notre Traité des constructions rurales (1).
APPILER, V. a. — Mettre en pile.
. APPLICAGE, s. m. — Action d'appliquer quelque chose comme ornement, ou comme soutien pour obtenir de la solidité.
APPLIQUE, s. f. — Accessoire qu'on ajoute à une pièce, à un objet, pour l'orner, le décorer ; on dit aussi application.
On emploie en application les matières précieuses, l'or, l'argent, l'agate, l'onyx, etc.
(1) Un vol. m-18 Jésus de 509 pages et 576 fig. Paris, A. Morel et C", 1875.
APPOINTER. — APPROVISIONNEMENT (batimemts d').
Dans l'antiquité, on a applique comme décoration , des marbres ou des stucs ; Fart byzantin a posé en applique sur les murs des mosaïques de verre sur fond d'or.
En serrurerie, on applique des rosaces en fer repoussé, en fonte ornée ou en cui^1•e, sur des panneaux de balcons, de rampes, de portes, etc.
APPOINTER, V. a. — Rendre pointu. On appointe des pilotis, des bâtons, des barres de fer, etc.
APPORT, s. 7n. — Lieu d'une ville où l'on apporte les denrées. A Paris, le marché du grand Châtelet était V apport de Paris ou Vapport-Paris; aujourd'hui l'apport est remplacé par les Halles centrales. (Voy. Halle.)
APPRENTI, APPRENTISSAGE, s. m.
— L'apprentissage est le noviciat d'un métier. — L'apprenti est celui qui apprend, qui fait l'apprentissage d'un métier ; il s'engage généralement envers un patron pour un temps déterminé. Généralement l'apprenti est minem*; aussi le patron exerce-t-il envers lui une sorte de tutelle paternelle, en échange de laquelle l'apprenti doit obéissance à son patron, qui est responsable de son apprenti. {Code civil, 1384.)
L'apprentissage existait dans l'antiquité, et saint Jean Chrysostome parle des conditions d'apprentissage de son temps.
Ce ne fut qu'au moyen âge, à l'époque où se formèrent des corporations, qu'on établit en France des règles fixes relativement aux conditions de l'apprentissage. Le Livre des métiers d'Etienne Boileau nous apprend, entre autres données curieuses, que le nombre des apprentis que pouvait prendre chaque maître était fort restreint; ainsi, sur cent professions, neuf seulement donnaient aux patrons le privilège d'avoir autant d'apprentis qu'ils voudraient.
Le temps d'apprentissage était fort long; il variait entre trois et dix années, et nul ne pouvait éti'e appi-enti avant l'âge de douze ans.
La loi du 2 mars 1791 a abrogé les anciennes lois sur l'apprentissage; aujourd'hui les contrats d'apprentissage se règlent à l'amiable
entre les parties contractantes, et la loi n'oblige pas à dresser par écrit un contrat d'apprentissage. La plupart des professions se contentent d'engagements verbaux; mais les patrons et chefs d'usine et d'industrie doivent se conformer aux lois des 22 jamier 1851, 19 mai et 3 juin 1874.
APPRÊTS, s. m. pi. (Peint.) — Travaux pi'éparatoires exécutés avant l'application des couleurs, de la dorure, des papiers de tenture. Ces opérations sont nombreuses : ce sont l'É-
POUSSETAGE, le GRATTAGE, le BrULAGE, le
Lessivage, I'Impression, le Rebouchage, etc. (voy. ces mots).
APPROCHES, s. f.pl. — En couverture, on nomme approches, coiiire-approches , les tuiles ou ardoises tranchées dans leur longueur qu'on emploie sur les arêtiers, à la rencontre de deux pans de combles ; on appelle aussi ces tuiles ou ardoises tranchées , trancMs.
APPROVISIONNEMENT ( Bâtiments d'), s. m. — Bâtiments qu'une administration prévoyante fait élever pour y conserver une partie des subsistances publiques en cas de disette , ou de siège , si la ville est une place forte. Ces bâtiments, qu'on nomme aussi greniers d'abondance ou de réserve, doivent être construits avec des matériaux incombustibles.
L'extrême simplicité de ces monuments leur donne uu caractère tout particulier.