‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 97 sur 325 · ARRIERE-COUR. — ARRIERE-VOUSSURE · texte numérisé non relu

ARRIERE-COUR. — ARRIERE-VOUSSURE

cale d'un bâtiment (}ui est eu retraite sur ime autre ; lambris ou partie de menuiserie faisant également retraite sur une autre.

En marbrerie, c'est un évidcment fait sur l'angle d'un socle, d'un pied-droit, etc.

ARRIÈRE-COUR, s.f. — Cour située derrière une autre ou derrière un bâtiment , et sur laquelle se dégagent les communs et les dépendances d'un palais, château ou hôtel. Les arrière-cours servent aussi à donner de l'air et du jour à des dégagements, escaliers, water-closets, cabinets de toilette, etc.

ARRIÈRE-PL AX, s.f. — Plan situé sur l'arrière d'un ou de plusieurs autres plans.

ARRIÈRE-VOUSSURE, s. f. — Voûte pratiquée derrière le tableau d'une porte ou d'une croisée, et qui sert à décharger la platebande, à cou\Tir Tembrasm-e et à donner plus de jour à l'intérieiu' de la salle où elle est pratiquée. On l'utilise encore quelquefois pour raccorder l'architecture extérieure et intérieure d'un édifice. L'arrière- voussure est en plein cintre ou en arceau ; dans ce dernier cas, elle est dite bombée. On distingue plusieurs sortes d'arrière-voussures, mais trois sont plus particuliè-

Fig. 1. — Arrière- voussure de Marseille.

renient employées : W arriere-voussiire de Marseille, qui est une voûte cintrée par devant et l)omlxie par deri'ière, comme le montre notre figure 1 : elle est souvent employée pour faciliter rouveiture des vantaux cintrés d'une porte ; 2" Varriere-voussure de Montpellier est en tout

seml)lablc à l'arrière- voussure de Marseille, sauf que la ligne bombée de derrière est rem-

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Fig. 2. — Avricre-voussure de Montpellier.

placée par une plate-bande (fig. 2) ; 3" Varrière-voussure de Saint-Antoine est le contraire de la précédente, c'est-à-dire que la plate-bande existe sur le devant de la voûte, tandis que sur le derrière la voûte est en plein cintre (fig. 8), ou même quelquefois elliptique, quand il s'agit de se raccorder avec l'architecture intérieure d'un édifice.

Fig. 3. — Arriure-voussure de Saiiit-Antijine.

Cette courbe est ainsi nommée parce (pie l'un des Métezeau (1) en fit la première appli-

(1) C'est probablement Thibaut Métezeau, puisque Sauvai (^Antiquités de Paris, t. 2, p. 42) dit : « Thibaut Métezeau éleva l'avant-portail de la porte Saint-

ARRONDISSAGE.

ARSEXAL.

cation aux portes de raiicieu arc trioiiipliul de la rue Saint- Antoine. Cette arrière-voussure, assez difficile à construire, demande un appareillage très bien exécuté, car les pierres à joints courbes sont sujettes à se rompre sous une charge mal équilibrée. (Voy. Voussure.) Enfin, on nomme arrière-voussure réglée celle qui est droite par son profil.

ARROXDLSSAGE, s. m. — Opération exécutée par les serruriers, qui consiste à arrondir une lime.

ARRONDISSEMENT D'ANGLE, s. m.

— On comprend sous cette dénomination l'adoucissement qu'on donne aux angles rentrants et aux angles saillants ou arêtes.

Pour faciliter leur curage, on arrondit les angles qui existent à l'intérieur des fosses d'aisances, des aqueducs, des cuvettes, etc.

ARROSAGE DES MATÉRIAUX, s. m. —

(Voy. HUMECTATION.)

ARROSEMENT DE LA VOIE PUBLI- QUE, s. m. — L'arrosement de la voie publique est un moyen d'assainir les villes. C'est ordinairement la municipalité qui fait exécuter ce service dans les \'illes, et les maires, par voie d'affichage, invitent leurs administrés à arroser devant leurs maisons pendant les heures de forte chaleur. A Paris , c'est la préfecture de police qui est chargée du service de l'arrosement de la voie.

Pendant longtemps l'arrosage a été facultatif, mais des ordonnances successives l'ont rendu obligatoire. La première de ces ordonnances remonte au 20 juillet 1777 : la dernière, quiestencore en vigueur, date du 20 juin 1851 ; nous la résumons dans les quekpies lignes suivantes : « Pendant tout le temps des chaleurs , les propriétaires ou locataires sont tenus de faire arroser au moins une fois par jour, de 11 heures du matin à 'd heures de l'après-midi , la partie de la voie publique au devant de leurs maisons,

Antoine, sur lequel était la date de 1585, et commença la salle des Antiques au Louvre. »

boutiques, jardins et autres emplacements; ils feront écouler les eaux, pour en é^'iter la stagnation. Il est défendu de se servir d'eau stagnante des ruisseaux ])our l'an'osement et de lancer l'eau sur la voie pul)lique de manière à gêner la circulation ou à éclaljousscr les passants. » Les contraA'entions sont punies par des amendes réglées par les articles 471 et 474 du code pénal, et de nombreux arrêts de la cour de cassation, notamment des G a^TÏl et 10 août 1833, ont décidé que les charges des villes incombent à la propriété, c'est-à-dire que toute contravention aux règlements et ordonnances est punie en la personne du propriétaire ou du locataire qui en a accepté la responsabilité. — A Paris, moyennant un abonnement, la direction de la voirie se charge de l'aiTosement et du balayage de la voie ; il serait à désirer que dans toute ville de quelque importance il en fût de même.

ARROSOIR, s. m. — Instrument servant à arroser. L'arrosoir à pomme doit nécessairement faire partie du matériel d'un entrepreneur de maçonnerie, car les limousins et les briqueteurs doivent s'en ser\'ir fréquemment pour humecter leurs matériaux avant et après leur mise en oeuvre, ainsi que pour d'autres opérations qui ne peuvent être bien faites sans le secours de l'arrosage. (Voy. Hu:\iecta-

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