MÊLER
sur toutes les vertèbres du cou, et si elle ramène la tête, elle baisse l'encolure ; cet inconvénient seul serait suffisant pour la faire proscrire , quand il ne serait point accompagne des désavantages que nous avons signalés.
Le mors, par les rênes, n'agit au contraire que sur les premières vertèbres cervicales; en conséquence, il peut seul ramener la tête à sa juste position , sans vicier aucunement celle de l'encolure.
En résumé , la martingale n'a que des résultats fâcheux; ellegêne les mouvements du cheval, et s'oppose a l'action qu'on veut lui transmettre; enfin elle est incompatible avec les principes de la véritable équitation, dont tout l'art consiste à n'employer que des moyens tellement coordonnés et doux, qu'on puisse, avec des fils de soie, pour ainsi dire , soumettre le cheval a toutes ses volontés et l'assujettir à une obéissance entière.
MÊLER UN CHEVAL , c'est embrouiller son travail de manière à ce qu'il ne sache ce cju'on lui demande. C'est le défaut de ceux qui ne savent qu'a moitié ; il serait difficile, en effet , que le cavalier qui n'a pas su se pénétrer de la suite nécessaire aux exercices de l'équitation, pût la rendre compréhensible aux chevaux qu'il monte.
MEZAIR. 199
Ici c'est donc encore sur lui-même que le cavalier doit agir en premier lieu.
MENER SON CHEVAL SAGEMENT , est le conduire selon les règles de l'art, c'est-àdire ne lui demander que ce qu'il peut faire, et le lui demander avec ménagement. Malheureusement la manière de conduire un cheval tient le plus souvent au caractère du cavalier, et les principes sont inefficaces; la réflexion seule opère à cet égard.
METTRE DANS LA MAIN. Le cheval dans la main est celui qui, soumis a la moindre opposition de main et de jambes, soutient son encolure, place sa tête, et dispose son corps de manière à être dans un équilibre parfait. La liaison intime entre la force de chaque partie peut seule donner à leur action prestesse et régularité.
Mettre dans la main, est donc donner à son cheval cette position indispensable pour tous les exercices. ( Voyez ramener. )
MÉZAIR (le) est une suite de sauts en avant, où les jambes de devant sont moins détachées du sol que dans la courbette ; aussi le cheval les fait-il se succéder plus vivement.