IV . INTRODUCTION
et connaissance de cause ; eh bien ! je dois le dire, après avoir commenté les traités, j'étais moins apte qu'auparavant à raisonner, à exécuter même ; en effet , généralement les auteurs avancent des principes sans les définir ; c'est un héritage qu'ils ont reçu , et qu'ils transmettent comme le nom qu'ils tiennent de leur père ; ils les ont, il est vrai , enjolivés de phrases plus ou moins sonores, mais, pour la plupart, confuses, et ne changeant rien au fond. Pourtant, c'était le fond qu'il fallait étudier et traiter ; car, à quoi bon élaguer les branches qui tiennent à un mauvais tronc ?
Comme tout ce qui n'a pas une base mathématique, l'équitation a été assujettie a toutes les variations de l'esprit humain ; chacun s'est fait une méthode suivant laquelle il a obtenu des résultats plus ou moins prompts, puis s'est
empressé de mettre au jour les moyens qu'il a employés. Mais aucun, ce me semble, n'a pensé qu'il existât une règle fondamentale, constante, qui dût servir de repère à tous les écuyers. Cette instabilité m'a frappé. En voyant