‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 2)Chapitre 40 sur 144 · CAVEÇON · texte numérisé non relu

CAVEÇON

pour les cavaliers civils dont il faut stimuler l'ardeur. Or, rien ne donne d émulation comme les évolutions faites au son des instruments, etsi Ton ajoute le jeu de bague, qui prête de l'aisance et de la grâce, les manoeuvres de cavalerie, les contredanses, etc., etc., on fait des études équestres un véritable divertissement. Aussi j'engage beaucoup les professeurs à adopter ces petites fêtes; elles inspirent un degré damour-propre utile aux progrès de l'art.

CAVEÇON , bande de fer, tournée en arc , ayant un anneau au milieu, montée de têtière

et de sous-gorge.

On se figurait jadis dresser merveilleusement un cheval, développer ses épaules, et abréger son instruction , en le faisant trotter à toute extension , à l'aide d'une longe attachée a l'anneau du caveçon.

M. de la Guérinière, par exemple, nous apprend a quel degré de faveur le caveçon était encore de son temps. A la page 68 , édition infolio, l'auteur nous indique les instruments arec lesquels il dresse les chevaux. Il rapporte la haute opinion de deux grands écuyers, MM. de la Broue et Newcastle, sur les ressources que le cavalier peut tirer d'un caveçon a deux longes atta-

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chées a la selle, et dont il saura se servir alternativement avec la bride. Il est possible qu'à cette époque, ces moyens, faute de mieux, fussent de quelque secours ; les planches qui se trou*vent dans l'in-folio de M. de la Guérinière, en montrant quelle était la dimension des branches du mors, fait concevoir qu'avec de tels leviers il fallait des moyens proportionnels pour en modérer l'action; mais, certes, le caveçon ne remplaçait que bien imparfaitement notre filet.

Parmi lesécuyers plus modernes, l'avantage est controversé ; il règne, par exemple, du

désaccord entre M. C et M. R , qui

est, je crois, son élève, sur l'usage de la platelonge. Le premier explique les inconvénients qu'il y a à se servir d'un auxiliaire pour y exercer le cheval; et le second prétend qu'il en faut indispensablement un. Je ne relate ce fait, au reste de peu d'importance et d'utilité, que pour montrer combien les sentiments sont divisés sur les choses les plus simples; tel ouvrage défend ce qu'un autre prescrit. Les hommes et les chevaux sont-ils d'une nature différente? Non; mais c'est qu'on veut réduire en principe des choses tout-à-fait insignifiantes.

Du reste, il faut espérer que l'expérience fera abandonner peu-à-peu les vieilles pra-

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