‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 3)Chapitre 65 sur 73 · TAPIS · texte numérisé non relu

TAPIS

* Le mérite ennoblit la pauvreté , séduit tout ce qui l'approche, et embellit tout ce qu'il touche.

RASSEMRLER. On entend par rassembler, en équitation , l'art de coordonner , dans les allures du cheval, l'avant-main et l'arrière-main , de manière à ce que ces deux puissances de translation soient constamment en rapport d'équilibre. Expliquons ce principe par des faits :

Le cheval une fois^en mouvement, si le cavalier, pendant qu'il soutient assez puissamment l'avantmain, abandonne l'arrière-maîn à elle-même, le ralentissement, l'inaction, ou le reculer, seront les résultats inévitables de ce manque d'harmonie; si, d'un autre côté, le cavalier, tandis qu'il actionne fortement l'arrière-main, abandonne l'avant-main, tout le poids, reporté sur celte partie antérieure, la rendra lourde et pesante; la difficulté de placer amènera celle de diriger , difficultés qui s'augmenteront encore par les mauvaises attitudes de l'encolure et de la tête; de fréquents faux pas, Taccélération irrégulière de l'allure , et mille autres inconvénients faciles à concevoir, en seront la suite.

Mais, au lieu d'activer une partie sans l'autre, si le cavalier parvient à rendre égale la force par laquelle il anime et conduit l'avant-main avec le mors , et celle à l'aide de laquelle il active et dirige Far—

RASSEAfiLÈlC. 2()d

rière-main avec les jaînbës, il obtieiiidra cette hap- Bûdnie , cette itriHê d'action entre les parties atitiârieuté et postérieure de ranimai j dont le centre de gravité sera porté pâf deux forces constatnnient égales. Or,commèce$ontfcesdeuxforcesquifixelit,déplacent, transportent ce centre de gravité, il se trouvera constamment dans cette exactitude, cette régularité de translation que nous désignons par le mot de raésembler. On totiçoit donc qUfe là beauté, hfeûrélê et là facilité de Tallure dépendent entièrement du rassembler. Il faut que le centre de gravité de f animal soit comme un balancier dont les dscitlaiibns éônt déterminées par des forces constamment léâ irtêttiôs. Si les jambes agissent plds que la mâîil , ou te iilaiii plus que les jainbes, il v aura dans la translâtl'dd la même incertitude que dans les oscillations d'utl balancier mû par des puissances différentes.

En effet, dans les allures dû ôhèvàî, ce centré est dsins un mouvement continuel de déplâfcertient. Au pas, il se porte alternativement sttr trois jambes ; au trot , sur deui seulement, une de derrièire et raïitre de devant , mais diagonalement disposées ; àu ^alop , un instant suspendu, il retombe siTCcèssivemetit sui^ Farrière-main et sur râvant-maïtt.

L'habileté du cavalier consiste à èhtrëlenît cette harmonie d'action, par l'opposition iiàfénâgéé et graduée de la main et des jambes.

On conçoit, d'après ce que nous venons de dire,

que le rassembler exige de la part dd davâilier une

finesse de tact dans lès aides qu'il ne péiit acuuérir

que par une longue pratique, secondée d'une bonne

^ théorie , et , dé la part du cheval , une souplesse dans

310 EÀSSBMBLKR.

toutes les parties de son corps , et surtout dans ses articulations, qui sera le résultat du travail préliminaire, qu'on ne doit commencer qu'à l'âge auquel les membres ont acquis la force nécessaire.

Quand l'écuyer a mis son cheval en action , et Ta placé au moyen des aides , il est essentiel qu'il continue à le sentir et à rester près de lui pour entre— tenir et l'action et la position , en n'agissant jamais sur l'une aux dépens de Vautre. £n un mot , il faut que les jambes portent dans la main , et que la main ramène dans les jambes.

Voilà un principe simple et positif, mais dont l'exécution demande un grand accord dans les aides, et c'est ce qui rend le travail difficile.

Ayant ainsi développé les moyens à employer pour rassembler un cheval, nous en déduirons les conséquences suivantes :

Comme le but du cavalier est de soumettre son cheval à ses volontés, et de l'empêcher de rien faire sans sa participation, c'est à le rassembler qu'il doit surtout s'attacher. Il placera donc le cheval de manière à le faire céder à la plus faible action des aides, et, par cela même, à obéir à la première impulsion de sa volonté. Mais, comme la ligne droite n'est point la seule direction qu'il se propose , il faut encore qu'il sache distribuer ses propres forces de manière à surcharger ou à alléger telle ou telle partie, et fixer l'une sur le sol en facilitant le jeu de l'autre; car si, désirant obtenir un mouvement quelconque, il ne se rend pas compte de la position de son cheval et du jeu de ses extrémités, sera-t-il possible qu'il en tire aucun parti? Expliquons cela par

un exemple : Vous voulez prendre un changement de direction à droite : dans ce cas, il est hors de doute que la jambe droite antérieure du cbeyal doit s'enlever d'abord et se porter de ce côté. Or, comme cette partie précède, il faut l'alléger par des demi— arrêts préalables, afin de faire refluer sur les jambes de derrière le poids nuisible au mouvement des jambes de devant. Il faut ensuite porter la main à gauche, en la soutenant cependant, afin d'alléger cette jambe droite antérieure dé l'animal. Mais ces deux demitemps d'arrêt ayant été marqués, pour obtenir le changement de direction, on portera la main à droite , en soutenant la jambe du même côté , afin de contourner le corps et entretenir l'action. Aussitôt que la direction sera donnée, on fera sentir la jambe gauche pour empêcher les hanches de fuir, et Ton portera la main à gauche pour maintenir sur la ligne droite; autrement , jeté à droite ou à gauche, sans être placé ou prévenu, il pourrait résister, se défendre même, ou tomber sur le côté, et c'est ce qu'on a sujet de craindre quand il n'est pas rassemblé et qu'on le travaille sur un mauvais terrain.

C'est donc par le rassembler qu'on mettra le cheval dans une situation propre à faire ressortir les belles formes dont la nature l'aura doué, qu'on sup* pléera aux qualités qu'elle lui aura refusées, et que l'écuyer, maître de lui, en obtiendra le travail le plus difficile.

Le cheval a-t-il l'encolure basse ou la tête mal attachée? une fois assoupli , par l'effet du rassembler, on corrige ces parties défectueuses en changeant leur attitude. Les jambes de devant sont-elles faibles? le

rassenbler Vieal à leur aide^ et leur d6nne mi peîés moins lourd à supporter, en surchargeant datan*^ tagjt. Tarpière^'man.

C'est ainsi fn'on peut expli(|aer jfddlemeiil \i Tdmtk pour laquelle un ebcval, dont la partie an^ térieure etf bien placée, sôit natitrellettent, soit par Tartf n*e9t jamais knird à la mnn^ quelle que soit la oonibrmatioB de sa bouche.

On m'objectera, peut-être, qo*en raison de la défectuosité des eitrémités postérieures, il est parfois presque impossibb d'atlégep la partie antériewe , poisque, pour secourir une partie mal oonformée, il faut se servir d*nne autre aussi défiectueuse. Cette objection n'est cpi'exceptiomielle. Tous les chevaux ne sont pas également susceptibles d'ètrÉ bien rassemblés; pour remplir cette condition, il.Jeur faut des reins solide» et de bon» jarretSy sans quoi la partie postérieure ne p^t prendre une part do poids qui ineommodô la partie antérienre. Mais cem ne s'opposera point à un rassembler imparfait qui, pour ne pas atteindre au plw haut degré, n'en rendra pas moins le eheval beaucoup plus léger, \t disposera à se laisser conduire avec moins de force, et lui don^ nera^ tme partie de cette finesse sans laquelle il n*j a ni grâee ni sûreté de travail.

En résumé, c'est par le rassembler qu'on se rend maître des forces do eheval, qu'on les utilise , qu'on évite toute espèce de défenses , et qu'on le sofimet entièrement à sa volontés

* L'ignorance engendre U brutalité et laisse des traces souvent meffacaèles.

On entend par rtbours un cbetal

JlBBCTBIl. '313

nqui 8*arréte, reeuk, se £abre , ou rue, en dépit d«( correetlôns de son conducteur. Ce dé&ut est un de ceux qu'on corrige ie plus diffîdiement.

Le cheval qui se défend aussi opiniâtrement, connaît et brave ious les moyens de ngneur que le cavalier peut .employer contre lui, et sait tout ce qu'il doit faire pour fatiguer sa patience | f eftayer ou s'en débarrasser.

On conçoit qiie le cheval , organisé pour èraver un joug quel qu'il soit, s'il a été monté par un cavalier inexpérimenté, <m qu'il ait été exercé avant rage, a dû prpmptement arriver ^u dernier période de ce défaut; car la faiUesse du chevai est pour moitié dans ses défenses, et i'impéritie du ca^dier pour le reste.

Il faut s'attacher à prévenir ce défaut par une éducation bien graduée; mais, quand il existe^ il fliut le combattre par une sorte â'éducadoo nbuvdle.

( Voyez ÉDUCATION RAISONNËE.)

Il n'y a pas d'autres moyenf pour corriger le' cheval rebours, s'il est passablement constitué, que de le maintenir trots semaines ou un mois au travail en place. Le secours d'un manège est Indispensable pour ces sortes de chevaux, afin qu'aucune distraction ne vienne les préoccuper, et que le Heu même contribue encore à leur assujettissement.

* Les reproches qu'on n'a pas mérités exaspèrent ou rendent insensible,

REBUTER m CHEVAL, c'est exiger de lui plus quil iie peut faire, et finir par le rendre insensible aux aides et au châtiment.

Il y a des chevaux qui, à forcé de corapticatîon

RECOMMENGEB.

dans le travail et dans la correction , restent immo- i biles et comme hébétés. Gela devrait servir de leçon à ceux qui usent aussi immodérément de leurs forces.

"^ L*esprit affaibli cpii méconnaît l'évidence ne peut prétendre à un brillant avenir.

RECHAUFFER UN CHEVAL , c'est se servir des aides pour rendre plus actif un cheval paresseux.

Quand un cheval est froid et incertain , il est bon de lui donner un peu de sensibilité par quelques attaques vigoureuses, pour qu'il réponde ensuite aux moindres pressions des jambes; la crainte que ces débuts lui inspirent réveille son apathie, stimule ' fia paresse, et le rend bientôt docile aux mouvements, même imperceptibles, du cavalier.

* C'est avec discrétion qu'on doit scruter les palmées des autres.

RECHERCHER UN CHEVAL , c'est lui donner toute la gentillesse et l'agrément dont il est susceptible. ^ \

L'écuyer qui proportionne ses exigences aux ^ moyens du cheval, peut seul le faire ressortir avec , avantage, et lui faire exécuter des mouvements I prompts et précis. a

L'orgueil rougit devant le talent modeste qui ] ramène l'harmonie là où lui-même n'avait jeté que la confusion.

RECOMMENCER UN CHEVAL. Celui qui, faute de méthode , en a précipité Tinstruction , puis revient sur ses pas et observe une gradation , sans laquelle les idées du cheval sont toujours confuses, et l'éducation factice et imparfaite; celui-là, dis-je, recommence un cheval.

BECULEB. 215

On est souvent obligé de recommencer on cbeval qui a été mal mené, après avoir été dressé. Dans ce cas, récuyer peut facilement , en reprenant son éducation aux deux tiers ou aux trois quarts ^ le remettre promptement au point d'où il était parti; car îl n*est pas possible qu'un cbeval bien dressé perde souvenance de tout ce qu'il a appris : il faudrait, pour cela, qu'il oubliât tout, par une gradation opposée à celle qui a fait son éducation , et cela est de toute impossibilité.

Les chevaux ont une mémoire trop heureuse pour perdre entièrement le savoir qu'on leur a inculqué ; mais la position qui donne l'équilibre peut se détériorer, et il n'en faut pas davantage pour rendre les mouvements lents et l'exécution difficile.

Aussi, pour leur rendre le savoir, suffit-il de leur rendre la position qu'ils avaient précédemment.

* Les sciences ne rétrogradent momentanément que pour marcher ensuite avec plus de rapidité.

RECULER (du). Les auteurs sont peu d'accord sur le temps qu'il faut choisir, dans le cours de l'éducation du cheval, pour le faire reculer; les uns terminent son éducation par ce travail , et les autres croient qu*il suffit qu'elle soit à moitié pour le commencer.

Ils ne sont pas plus d'accord sur les moyens propres à l'obtenir.

L'un de nos confrères les plus distingués s'explique de la manière suivante :

« Si le cbeval refusait de reculer, dit-il, le cava- D lier qui est à pied aiderait celui qui est à cheval , » en touchant de petits coups de gaule sur le poitrail

9 <H les géaûï):^ ; d^ins }e ipême moment , on ^oU faire y> 9gir les rênes. On peut ^ussi , pour fsiciliter le » mouvement , faire seqtir successivement Teffet de » chaque rêne, jusqu'^ ce qup Iç cheval recule; le » mouveinent des rênes s'exécute légèrement , pour ^ ne pas abîmer les barres. »

Quant h réjpoque à laquelle on doit habituer le cheval î^u reculer, je crqis que ce doit être dès ses premiers exercices.

Dans tous les cas, le reculer doit certainement procéder le rassembler, car ^i le cheval ne sait pas reculer > il se rass^^iblera dij^pilw^t» vu Timpossibilité QÙ il sera de revenir sur lui-même. Il faut toujours comix^ençer par des choses aisées : ainsi , il lui sera physiquement moins pénible de reculer que de réqnir Tenet de toutes sçs forces vers un même point, ce qui constitue le rassembler. Il n'y a pas d'autre moyen d'assouplir les reins du cheval que le reculer; et sans le liant de cette partie, les changements de direction ou d'allure sont toujours difficiles et parfois impossibles.

Après avoir assoupli l'encolqre du cheval dans l'inaction, ce qui doit être fait dès les huit ou dix premières leçiODs, on le fera reculer immédiatement, non comme l'indique l'auteur que je viens de citer, en se contentant de tirer sur les rênes de la bride, mais bien en faisant précéder les jambes , et en ne soutenant la o^ain qu'après un^ légère mobilisé de la croupe.

Ce principe surprendra pos écuyers à routine; mais, pour éclaircir leurs doutes, faisons-Ieu|f remarr quer çoi^inAent le cheval ?^use de reovler, et paur^-

quoi i^^tf e principe est in4i&peQsable. Le$ d^î^i^m reculent reiren^ent livrés k eux-mêaies d^ns un herbage; il$ y sont d'autant moins disposés que, pour ce déplacemeiit, ils doivent faire us^ge de leurs reins et d^l^urs jarrets, et que les ef^rts de ces parties soni toujours pénibles jusqu a lagfi de six ans.

Con^me cette translation d'avant en arrière est moins naturelle que celle d'arrière en avant, il faudra un emploi de forces considérable, et souvent insu£Qsant de la part du cavalier , si la main précède les jaip)>es; car 1^ cheval inhabiiué au îtiouvem^nt qu'on ejtige de lui , quand il ne résistera pas de l'encolure 9 reviendra sur lui-même avant d'enlever une de ses jambes de derrière; alors celles-ci , se trouvant surchargées également, perdront la mobilité convenable pour reculer. Il faut donc que les jambes du cavalier précèdent, pour que l'action qu'elles communiquent à l'arrière-main fasse quitter le sol à l'une des deux jambes postérieures ; c'est alors que la pression iipipédiate du piors, forçant le cheval à reprendre son équilibre en arrière, amènera le résultat cherché. Oii se contentera d'abord d*uq seul pas, puis de deux ; on n'en demandera jamais d'autres que par le même moyen, et après ravoir flatté.

* Tous les moyens saat bons à la mauvaise foi pour parvenir à ses fins,

REPUIRE UN CBE¥AL , c'est le dompter.

Ceux qui n'ont confiance qu0 dans leur savoir tiennent à dresser eux-mêmes leurs chevaux , et leur grand moyen de succès est qn terrain de labour d'une grande dimension. C'est là qu'ils font galoper

218 AÈNE.

le cheval jusqu'à ce qu'il soit épuisé; ils reviennent ensuite glorieux de leur prétendue science.

J'ai vu des chevaux que cet exercice forcé avait rendus fourbus. A quoi mène un pareil travail ? A tuer le cheval s'il est faible ; à le harrasser s'il est fort ; mais cela mattrise-t-il une seule de ses forces? cela le soumet-il à aucune de nos volontés? Non; et la fatigue passée, l'éducation est au même point que devant : c'est besogne à recommencer. ( Voyez

ÉDUCATION BAISONNÉE.)

*La justesse etl'à-propos doivent régler nos actions.

RÊNES , espèces de longes en cuir, plates et attachées à l'extrémité du mors.

L'art de se servir des rênes est celui de placer le cheval et de lui donner des directions.

(Pour savoir comment elles agissent sur le cheval, voyez FILET.)

* La science met sur la même ligne le pauvre et le riche ; il faut apprendre pour savoir.

RÊNE (prendre la cinquième). On appelle prendre la cinquième rêne, s'attacher aux crins ou à la selle pour supporter et suivre les mouvements brusques du cheval , et pour retrouver son équilibre. Ce moyen est perfide et a été la cause de nombreux accidents que la pusillanimité du cavalier a seule occasionnés. En effet , pendant qu'il prend ainsi la selle ou les crins, il abandonne son cheval et s*ex— pose h toutes sortes de dangers ; en outre, s'il se fait une habitude d'user de ses poignets comme moyen de solidité, il néglige de bien fixer les parties qui constituent l'assiette , et rend sa position plus incertaine encore.

J*ai cherché à prévenir mes élèves contre ce défaut^! peut avoir de graves conséquences, et j'y suis parvenu i Taide d*un travail de plate-longe qui m*est particulier; à cet effet, j*ai choisi un cheval dont les réactions ne sont ni trop fortes, ni trop douces; sans avoir une belle conformation, il se soutient dans une assez bonne position pour ne pas faire de faux pas, bien que le cavalier ne se serve pas des rênes.

J'ai dressé ce cheval à diminuer ou augmenter avec une grande prestesse le cercle sur lequel il marche, à changer de main sur place, à faire des ruades et des sauts de mouton avec plus ou moins de vigueur : le tout en raison des mouvements de la main qui tient la chambrière, et que je modère selon la force de Télève. C'est sur ce cheval que je fais tenir celui-ci sans le secours des rênes, pour qu*il s'habitue à toutes les oscillations et réactions possibles, et qu'il se ramène en selle seulement par la pression des genoux et delà mobilité des hanches, chaque fois que, par suite de mes mouvements, ceux du cheval ont dérangé son aplomb.

Ce travail , qui diffère essentiellement du travail dans les piliers, puisqu'il se fait en liberté ^ donne rapidement aux commençants de la confiance et de la solidité ; il leur apprend à connaître les nM)yens de se remettre en selle, en leur réservant le libre usage de leurs poignets et de leurs jambes, à l'aide desquels plus tard ils tiennent toujours le cheval en respect.

* Le demi-savant est un gra;id pédantd'ordinaire.

RENVEIISER. Le cheval se renverse lorsque,

330 bAbliu.

étant levé tout droit, HfMerd son équilibrent tombe en arrièce. Quand on s*est hissé suFprendrapar le^eval, et qnëi est parvenu ^ se cabrer, ii faut , lors de son mouvenent ascënsionne] , éviter toute correction violeate, et prendre une position qui permette de le suivre; poui< cela, on portera le corps et les bras en avant , afin que les rênes ne présentent aucone résistance. Dans le cas où la pcfôUioq du corps serait insuffisante pour se maintenir en selle, on susirale cou avee les bras; il est rare que le dieval iieVenverse si Ton suit ainsi régulièrement ses mouvements.

Oa se gardera bien d^employcr les ^nds moyôis des gens à mauvaise pratique, tels que de casser une bouteille pleine d'eau sur sa tète ; c'est alors qu'étourdi, par ce coup, le ebeval se ireirveraerait et exposerait les jours du cavalier. Qu' on évite encore de Fattaquerdans la position perpendiculaire ; on ébranlerait le seul point d'appui qui lui reste, et le danger serait imminent , sans que le moyen fQit efficace. ( Voyez cabbié.)

RE1IVER8SB , se dit aussi du cheval qu'on incline fortement pour lui faire efaanger de pieds. (Voyez ùALov.)

* La rusé ne doit servir qu'à déjouef eelle des autres.

REPLIER y se dit d'un cheval qui tourne de la tête à là queue.

Le cheval auquel on connaît ce d^i^ut doit être soutenu vigoureusement avec les deux rênes du filet, afin qu'on puisse lui opposer à temps une force égale à celle <fa^ri emploie poar cette défense. Si le temps d'a^fèt précède ] il faudra d'alor^ lailcê^îisâge des

ROULBB» 331

jatid>e^ pour Id^iortèr dans lamain^ afin qu'il poisse en sentir le» effets»

* L'IioiAnie studieux qili remplit la tâché avec zèl&, apprécie mieux les douceurs do repos.

REPRISE* La reprise est un terme de mâoége qui. exprime rinterraUe du repos entrd chaque genre d'exercice.

Ordinairement, les leçons sont composées de deux reprises pour les commençants ^ et dé trois pour les élèves plus avancés; dan3 chacune) ils changent de chevaux ; la troisième est destinée au galop ; les deux premières sont ordinairement de vingt ininutes chacune, avec lesquelles dix minutes de ^ëpos et dix de galop composent Theure de la leçon.

Aves-Tous fait votre reprise? étâs-vous de \k reprise de galop? questions des élèves efltre eux pour s'interroger sur leurs foreeis ou leurs t^ëvaux respectifs.

* Les suites d'une mauvaise éducation sotit incalculables.

HÉTIF. Le cheval rétif est celui qiSi refuse d'obéir, en se livrante toutes sortes dedéfenseé. ( Voyez

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