‹ Dictionnaire raisonné d'équitationChapitre 13 sur 67 · BATTU*' SS · texte numérisé non relu

BATTU*' SS

bouche dure; que c'est en agissant sur l'ensemble du cheval qu'oD le rend sensible k la main , el que le talent de l'ecuyer est bien plus de corriger les conformations défectueuses que de profiter des dispositions favorablas.

On trouvera peut-être singulier que j'oppose ainsi ma méthode et mes façons de farre k celles detantd'écuyers; mais si j'ai obtenu des résultats certains* c'est par de longues veilles, par des travaux réfléchis : toutes les heures de ma journée, passées en observations dans mon manège, donnant leçon à soixante ou quatre-vingts élèves, montant huitoudix chevaux par jour, sans aucun auxiliaire, feront comprendre aux lecteurs que, si j'ai lait faire quelques pas à l'a^rt, j'ai fait ca qu'il fallait pour cela ; d ailleurs, si je' n'avais rien à dire de nouveau, je ne prendrais pas la peine d'écrire.

BATTRE A LA MAIN. BÉGAYER, EiNCEN- SER, sont des termes presque synonymes pour indiquer le mouvement de bas en haut que le cheval fait avec sa téte.

Ces secousses désagréables ne deautent rien autre chose que T ignorance du cavalier, et, quelle qu'en soit la source (mauvaise habitude, faiblesse ou moyen de défense), une main bien assurée, habile à proportionner les pressions du mors aux eflets de force qui amènent ces depla-

H lovcitt. *

céments, les fera cesser el^dispaiaiiie eu peu de

jours. ( YoytZ ÉCUYBl. )

B£GAY£R. (Voyez ci-de$m battre a làmaim.)

BERCER (se), se dit d'un cheval qui se dandine aux ii^iui es du pas et du trot, comme un en*, faut qu'on endort.

Ce défaut indique ou la mollesse, ou la faiblesse du cheval; dans le premier caS| voici le correctif: il faut le placer bien droit d'épaules« de corps et de hanches, réveiller souvent son apathie par les jambes vigoureusement soutenues près des flancs, et même l'épeion, atiu d'obteuir des efiets d'ensemble, et lui donner ainsi l'énergie qui lui manque; dans le second cas, c'est du temps seul qu'il faut attendre le remède.

BOND (le), c'est le saut d'un cheval qui s'enlève subitement et retombe à la même place.

Si le cavalier saisit assez promptement Tînstant

où le cheval se dispose à bondir et le porte vigoureusement en avant, pour disperser ses forcesi en faisant céder l'encolure de droite et de gauche, de façon à ce qu li ne puisse rencontrer un point d'appui fixe sur le sol, le cavalier paralysera l'effet du bond, ou, du moins, eii neutralisera une partie, et rendra le mouvement moins violent.

BOUCHE ÉGARÉE. Il n'y a pas plus de bou-

fioum ' sè

che» égarées qu'il n'y a de bouches Jures et de bouches loyales : tous ces mots sont vides de sens: Pour vous en convaincre» essayez du travail en place; tâchez de vaiacre, par les moyens que j'in* dique, les résislanoes que présentent certains chevaui, et quand vous aurez réussi, vous en tirerez naturellement la conclusion que vous n'avez pu changer la conformation des barres; que cependant vous avez obtenu de la légèreté, rien qu'en modifiant la position de la téte et par suite» celle du corps; qu'il hui donc bien qu^ la bouche ne soit pour rien dans les résistances, et que It légèreté dépend de l'ensemble de la position : alors vous abandonnerez indubitablement les moyens de rigueur que vous aviez employés jus* qu ici, certainement sans résultats.

BOUTS m DEDANS (les deux). On entend par les dm/i bùuti en dedans^ mettre en regard la tète et la croupe du cheval, en le fusant travail* 1er sur les bancbes, et marcher du côte où les flancs décrivent une ligne concave.

11 fiaut au cheval un grand degré do souplesse pour, qu'il parvienne à prendre cette positi6ii courbe, et un grand accord au cavalier pour la lui donner; car, tandis qu une de ses jambes demie le pli à l'animalf Tantre doit ponaaiir Ul masse, saus nuire à ia po^tiua ; et cerles, il n'est

pas sans di^fiottUé d'activer sans ebaiigep k

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