‹ Dictionnaire raisonné d'équitationChapitre 20 sur 67 · CONTRACTION · texte numérisé non relu

CONTRACTION

il est vrai, peu de choses i désirer pour être eonr firmés; mais ce qui desencbaale, c'est d'apprendre que, depuis deaz oa trois ans» on leur pro* digue des soins assidus. Cela me rappelle ce que disait M« Coupet (écuyer de Versailles), chaque fois qu'il montait son cheval V Aimable, âgé aloi*s de dix-huit ans; bien qu'il le montât depuis ti*eize ou quatorze ans» il se plaignait 'encore sou* vent de sa désobéissance, et ajoutait : Il faut de la patieme^ c'est un enfant l

Je n'entends point ici allaquer la mémuiie de ce digne écuyer; mais je crois qu'avec des moyens raisonnés et définis , on peut arriver aussi sûrement et beaucoup plus vite à ce but.

CONTRACTION. On appelle contractions ou résistances» les difficuliés que Ton éprouve à faire prendre au cheval telle ou telle position : elles ont leur siège dans les reins» ia ctroope et les hanches (en un mot Farrière-main dans rencolure et la mâchoire.

Pas de faux mouvements, pas de résistance qui ne soient précédés de la contraction de l'encolure, et comme la mâchoire est intimement liée à l'encolure» la runleur de Tune se communique instantanément à l'autre. Ces deux points sont Farc^boutant sor lequel s'appuie le cheval pour annuler tous les efforts du cavalier. On conçoit facilement Fobstacle immense qu'ils doi*

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vent présenter aux impulsions de ce dernier, puisque l'encolare et la tète étant les deux leviers principaux par lesquels on détermine et dirige rammal, il est impossible de rien obtenir de lui tant qu'on ne sera pas entièrement maître de ces premiers et indispensables moyens d'action.

Les contractions opposées de l'a vaut et de Tarrière-main sont mutuellement les unes par lès autres causes et effets, c'est-à-dire que la roideur de r encolure amène celle des hanches et réciproquement. On peut donc les combattre l'une par l'autre; et dès qu'on aura réussi à les annuler, dès qu'on aura rétabli l'équilibre et l'har- Tijonie qu'elles empêchaient entre ravanl-iuaia et Tarrière-mam, l'éducation du cheval sera à moitié faite.

CONTREDANSE. L'équitation, poussée jusqu'à un certain point, permet de faire exécuter au cheval tous les mouvements imaginables, de former des quadrilles, et de retracer réellement les figures de la contredanse; grâce à cet exercice, qui est fout à la fois une étude utile et un plaisir charmant» nos amazones peuvent répéter le matin dans le manège ce qu'elles dansent le soir dans les salons ; dans l'\ui, non luoiiis que dans l'autre, elles pourront acquérir de l'aisance et de l'agilité, et déployer la grâce et le tact

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qu'elles apportent à tout ce qu'elles imi; riea

n'empêchera doréDavant nos jeunes dandys de parler équitation aux daines. Nos écuyères sauront aussi bien qu'eux en raisonner, et, après quelques contredanses équestres» tirer parti d'un cheval avec toute sorte d'adresse et d'élégance.

Dans mon manège, pour iaire exécuter ces figures aux dames, je me contente de leur £iire

prendre un petîl éperon : cet éperon et la cravache employée à propos suitisent pour déterminer le cheval à exécuter les mouvements les plus précis; grâce à ces deux aides bien simples, elles peuvent mettre en pratique , sans de sérieuses difûcuilés, une grande partie des airs de manège qu'on avait crus jusqu'ici réservés en propre aux écuyers les plus habiles.

Dès que les élèves se servent avec ensemble de leurs aides, on peut remplacer la hante école par des contredamesy qui les contraignent à plus d'assiduité, par la crainte de laisser les quadrilles incouiplets ; au bout d'un certain temps, ils ont tout le savoir désirable pour prendre leur part i de brillantes fêtes d'apparat, qui répandent et lortilient le goût de i équitation»

Je n'entrerai pas dans de plus grands détails sur cet ai ticle, et je me contenterai de donner le nom des figures et l'ordre dans lequel on les exécute.

D'abord la Promenade autour du manège ^ deux à deux, jusqu'à vos places.

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