COURSE
lérés donneraient pins d'ensemble et de force an
cheval; force que perdent les jambes de derrière quand, après s'être éloignées du centre de gravité , il leur faut faire un très-grand effort pour s'en rapprocher,
COURBETTE (la) est un saut dans lequel le dieyal, aprèd s'être enlevé des deux jambes de devant , chasse la masse avec les jambes de dertièrô, de manière h g^gn&r dn temtn k cbaque bond; les jambes de devant doivent quitter et reprendre le sol ensemble ; la hauteur de leur enlevé est à peu près la moitié de celle du cheval qui se cabre tout droite
Pour se livrer à ces mouvements , îl faut que Téducation du cheval ne laisse plus rien à désirer et que soti arrière^niain soit bien constituée, c est-à-dire des hanches longues, des jarrets bien soudés; autrefois, grftee à la bonne conformation 'les chevaux, on obletiait ces mouveiaeuts sans trop faire péricliter ieui* organisme. Cela dénotet-il une détérioration dans l'espèce ? Voilk ce qu on n'oserait décider; en toUscas» la possibilité en étant établie, la pmdénce lirait toujours une loi de les pratiquer avec ménagement.
COURSE, cest faire courir des chevaux de toute leur vitesse pour atteindre un* but proposé. Je pense qii'oiï s abuse sur l'utilité de celte
6S U)IIBSfi.
manière d éprouver la vigueur des chevaux.
Jusqu'ici on n'a vu dans les courses publiques qu'un spectacle, au lieu de chercher k en tirer un avantage réel.
Quel service eu lin attendre de ces coureurs^ pour Tordinaire efflanqués, qui n'ont d autre quitlité que celle de parcourir une lieue en quatre ou six minutes? A quoi sont-ils bons» si ce n est. à satisfaire la curiosité publique?
Il y aurait avantage, ce me semble, à remplacer ces coureurs incapables d'aucun bon service par des chevaux de selle ou de voilure légers et bien proportionnés dans leurs formes; les uns attelés à un char, et les autres montés développeraient toute l'extension dont ils sont susceptibles à l'allore du trot.
On n'admettrait pour le galop que ceux à qui leur construction permettrait, quelques jours après la course, de rendre encore un bon service de ville ; certes celte faculté compenserait largement les quelques minutes de plus qu'ils mettraient à parcourir la distance donnée.
GrAce è cette amélioration, les éleveurs de nos diverses contrées trouveraient un double intérêt h soigner le perfectionnement des races.
Je livre cette pensée, pour être approfondie et développée, aux hommes capables, que rinfluence de leur position peut mettre à même de triompher des obstacles. Mon seul but est de les con-
?aincre que ce nouveau système serait un progrès, BU moyen sur de régénérer nos diverses races abâtardies.
Mais, en attendant que raulorité s'occupe de cette mesure, pourquoi n* établirait-on pas, dans les principales villes de province, des courses k peu près k rimitation de celles de la capitale, maïs avec les améliorations que je propose?
Voici comment je conçois qu'on pourrait les établir :
Il serait fiicile de trouver, dans nos départements, trois cents amateurs de chevaux qui iurnieraient une souscription d'un franc par mois (douze francs par an), pour subvenir aux dépenses. Ce serait» non-seulement pour eux un plaisir vif et brillant, mais encore pour le pays un avantage dont ils retireraient de k gloire.
Car ces courses organisées et publiées à l'avance ne manqueraient pas d attirer un grand nombre d'étrangers.
■ Trois cents souscripteurs, à douze francs par an, donneraient trois mille six cents francs. Voici pour leur emploi un essai de règlement que je propose :
Article 1 Nul ne pourra être souscripteur s'il n'est domicilié dans le département.
Art. 2. Nul ne pourra courir ou faire courir ses chevaux s'il n'est souscripteur*
'%9 comau
Av\. 3. Pour sul^vf^ûir petit nombre de ûbô* d'opigîna française qui» d'abord, se trouvarûient dans les départements avec les dispositions requises pour faire de belles eearses» les phevaux des pays étrangers y seraient admis. Cependant, fi le cb^v^i remporte le prix est étranger» il gagnera trois cents franes de moins que les prit marqii^$.
Art. A* Les epursee seront dÎTisées en trois
reprises :
La praviière sera fournie par les trotteurs i le
premier arrivé gagnera le prix.
l^^a seconde se fera au galop raecûurei. Le prix sera décerné au dernier arrivé, datte course sera toute au i eiiéficc de l'art; car^ dans ce cas» les ipoyens du cheval ne sont rien sans le savoir du cavalier.
La troisième et demièpe sera réservée aux
coureurs à toute vitesse.
Art* 5. Les prix seraient : Pour la première, la course des trotteurs, de onze cents francs pour un cheval franoais, et de huit oents pour un étranger ;
Pour la seconde» de six cents iiancs» quel que soit le pays du cheval ;
Pour la troisième, de quinze cents francs pour un cheval français» et de douie cents pour un
étranger.
Daus le cas où les prix et les frais n'enlève-
rrieslpas la totalité de la spuscriptioiiy le^urplas pourrait être distribué aux pauvres de la ville où les courses auraient lieu.
Art. 6. Les souscripteurs nommeraieiit une commissioQ de huit persouues pour juger, dans une course préparatoire, de ceux qui seraient dignes du grand coucours ; ils nommeraient aussi les juges qui décerneraient les prix» et résou'» draient toutes les questions accessoires.
Certes, l'organisation de ces courses n'offrirait aucune difficulté sérieuse.
11 est temps que la province jouisse de ces fêtes lucratives ^ont jusqu'ici la capitale a gardé le monopole. Je ne doute paa que les citoyens n'y apportent leur concours, et les autorités leur appui
COURSES DE BAGUE. Il est sans doute inutile de dire ce qu'on entend par ees mois ; le jeu de bague est Uof conuu pour avoir besoia d'ex* plications ; malheureusement Tusage n'en est pas aiissi répandu qu'il devrait l'être, et les élùves y perdent un puissant stimulant et un iitile délas* semeat. Je crois donc h propos de donner ici quelques conseils mv cet exercice.
1 Depuis la première publication de ee'nieiionnaire (tsS3) des courses <|i|i ont qnelcjne analogie avec le prograinmecootena dans cet ariicle oot été instituées dans plusieurs de nos départements; Je m'estimerais très -heureux si mes observations avaient contriboé à leur institution.
71 QomsÊ,
Pour bien prendre une bague avec la lance de quatre pieds de long , tenue par la poigoée» il laut : 1"* garder une position de corps invariabiei 2"" de la main gauche contenir et diriger toujours le cheval ; 3° commencer à élever k main droite h la hauteur de la bague, cinq ou sis pas avant d'y arriver, et ajuster en faisant le moins de mouvements possible. On voit déjà Tavantage qu'on peut tirer de ce divertissement pour donner de Taisance et de la facilité. Mais* pour que les élèves puissent s y livrer» il ûiut qu'ils aient déjà de l'assiette, et que le mouvement du galop ne les fosse pas chanceler; voilà pour les élèves. Maintenant voici pour les professeurs les règles de ce jeu qui pourront leur être utiles :