‹ Dictionnaire raisonné d'équitationChapitre 59 sur 67 · RÊNE · texte numérisé non relu

RÊNE

sée, réducation est au même point que devant:

c'est besogne à recomiueiicer. ( Voyez éducation

RAISOKNBE.)

K£N£S, espèces de longes en cuir, plates et attachées i rextrémité du mors.

L'art de se servir des rênes est celui de placer le cheval pour qu'il prenne des directions.

(Pour savoir comment elles lisent sur le cheval, voyez FILET.)

RENE (prendre la cinquième). On appelle prendre la cinquième rêne, s'attacber aux crins ou à la selle pour supporter et suivre les mouvements brusques du cheval, et pour retrouver son équilibre. Ce moyen est perfide et a été la cause de nombreux accidents que la puj^illammité du cavalier a seule occasionnés. En effet, pendant qu'il prend ainsi la selle ou les crins, il abandonne son cbeval et s expose h tuutes <ui'tes de dangers; en outre, s'il se fait une habitude d'user de ses poignets comme moyen de solidité, il néglige de bien fixer les parties qui constituent l'assiette, et rend sa position plus incertaine encore.

J*ai cherché à prévenir mes élèves contre ce défaut qui peut avoir de graves conséquences, et j'y suis parvenu à laide d'un travail de platelonge qui m'est particulier; à cet etïet, j'ai ciioisi un cbeval dont les réactions ne sont ni trop ior-

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tes ni trop douces ; sans avoir une belle conformation, il se soutient dans une assez ^^J^^ P^^^' tien pour ne pas faire de fiiux pas, bien que le cavalier ne se serve pas des rênes.

J'ai dressé ce cheval k diminuer ou à augmenter avec une grande prestesse le cercle sur lequel il marche, k changer de main sur place, à taire des ruades et des sauts de mouton avec plus ou moins de déplacements, le tout en raison des mouvements d^ la main qui tient la chambrière, et que je modère selon la force de 1 élève. Cest sur ce cheval que je fais tenir celui-ci sans le secours des rênes, pour qu'il s habitue à toutes les oscillations et réactions possibles, et qu'il se ramène en «elle s( ul émeut par ia pression des gênons et la mobilité des hanches.

Ce tiaviiil, qui diffère essentiellement du travail dans les piliers, puisqu il se fait sur de grands eercles, donne rapidement aux commençants de la ooniiance et de la solidité; il leur appreiid à eonnaitre les moyens de se remettre en selle, eu leur réservant le libre usage de leurs poignets et de leurs jambes, à l'aide desquels plus tard ils tiennent le cheval en respect.

RENYERSEli. Le cheval se renverse lorsque, étant levé tout droit, il perd son équilibre et tombe

en arrière. Quand on s'est laissé surprendre par le cheval, et qu'il est parvenu à se cabrer, il iautt

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lors de son mouvement ascensionnel, éviter toute correction violente, et prendre nne position qoi

permette de le suivre; pour cela, on portera le corps et les bras en avant, afin que les rânes ne présentent aucune résistance. Dans le cas où la position du corps serait insuiiisante pour se maintenir en selle» on saisira le cou avec les bras ; il est rare que le cheval se renverse si l'on suit.ainsi régulièrement ses mouvements.

On se gardera bien d'employer les grands moyens des gens à mauvaise pratique, tels que de casser une bouteille pleine d'ean sur sa téte; c'est alors qu'étourdi [)îir ce coup, le cheval se renverserait et exposerait les jours du cavaher. Qu'on évite encore de l'attaquer dans la position perpendiculaire; on ébranlerait le seul point d'appui qui lui reste, et le danger serait immî<* nent, sans que le moyen soit efficace.

Ces chevaux demandent à être contenus dans les jambes ou dans les genoux avec une grande énergie, pour cviter tous les mouvements rétrogrades et d'acculement qui donnent naissance à cette dangereiDSie cabrade.

RENVERSER, se dit aussi du cfaeval qu'on incline fortement pour lui faire changer de pieds. C'est là dedans que git le talent des glorieuses incapacités.

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REPLIER, se dit d'un cheval qui se retourne de la téte à ia queue*

Le cheval auquel oo connatt ce défaut doit être porté vigoureusement en avant^ puis contenu ayec les deux rênes du filet, afin <pi'on puisse lui opposer à temps une force égale k celle qu'il emploie pour cette détense ; mais pour cela il faut le pmrter sûr la main, afin qu'il puisse en sentir les effets.

REPRISE. La reprite est un terme de manège

qui exprime l'intervalle du repos entre chaque genre d'exercice.

Ordinairement, les leçons sont composées de deux reprises pour les commençants, et de trois pour les élèves plus avancés; dans les deux pre^ mières, ils changent de chevaux ; la Iroisième est destinée au galop y les deux premières sont ordinairement de vibgt minutes chacune, avec lesquelles, dix minutes de pas et dix de galop, composent rbeure de la leçon.

Avez-Vous fiiit votre reprise? étes*vou$ de la reprise de galop? questions des élèves entr^ eux, pour s interroger sur leurs foréess ou leurs tra^ vaux respectifs.

RÉTIF. Le cbeval rétif est celui qui refuse

(l'obéir^ en se livrant à toutes sortes de défenses. Le moyen d y remédier consiste à met*

274 ÏLUADK.

tre en pratique prio^pes di&s toute leor

étendue,

nOITLER A CHEVAL, e'est éprouvier in déplacement sur le cbjdval, bien que celui-ci ne. &88Û que des mouveaients très^ordinaires.

L'hoiuiiie qui vacille ainai n'est oapable de rien exécuter ; un pauvre animal <^era bien à plaindre si» malgré ce manque de solidité, le prétendu ea^ valier ne s'apprécie pas à sa juste valeur. S'il veut donner 4es directions aux forces du cbeval, il lui fera néeesMurement essuyer de mauTaia traitements, et le punira de fautes dues à sa seule maladresse. Heureusement les .ehevaux aont de mauvais courtisans» el ils se sowfireiit pas longtemps ioulef aMX pi^dii leur agresseur.

RUADE, action du cheval lorsqu'il lève le derrière à une distailce ptuaou n|oins grande du sol.

Cette défense est une des moins dangereuses eldes plus faciles à corriger. Ou le cheval la lance dans une allure niodérée et aveo une telle rapi^ dité, qu il s'enlève & peine, Oft il la prémédite, poui ainsi dire, €it alors elle e^ toujours précédée • d'une telle translation de forces el 4e poids dm les jambes de devant, qu'il fiiudrait être bien £iible C4vi4ier pour ne pas la sentir.

Comme les jambea de devant s* auciMiigent et se fixent un mumeul hiu le sol^ il aéra bitii

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