‹ Dictionnaire raisonné d'équitationChapitre 7 sur 67 · APPUI · texte numérisé non relu

APPUI

gressives, aidées d'une bonne position de iàie et

d'encolure, peuvent y remédier, et ramener le cheval i des allures régulières.

A]>iIMER UN CHEVAL, c'est entretenir ou augmenter son action par les jambes, et« au besoin, par les éperons.

Il semble d'abord que la main doive demeurer étrangère à cette translation de forces : c'est une erreur, elle y est indispensable; car sans elle l'impulsion donnée à Favant-main pourrait affais^ ser l'encolure et détruire l'action relative des parties antérieures et postérieures.

Il faut donc que la inaiu et les jambes, par un mutuel secours, communiquent au cheval comme un flux et reflux de forces qui maintiennent tout à la l'ois la continuité de l'action, tout en conservant l'équilibre nécessaire à la position.

APPUI* Bon ou mauvais appui, c'est-à-dire se porter plus ou moins sur la main.

Comme il n'y a pas de chevaux qui, bien montés, ne puissent acquérir de la légèreté, quand ils eu manquent, c'est au cavalier, et non à la structure de la bouche, qu'il &ut s'en prendre.

L'inaction et l'allure du pas sont des moyens certains pour donner un bon appui a tous les chevaux, ou, ce qui est la mémo chose, pour les

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atiienei^ k répondre aoi moiadres iodicotions da

mors.

APPUYER DES DEUX. [Voyez aitaquer.)

ARDEUR. Laideur n'est pas un défaut, mais une qualité da cheval , k moins qn elle ne soil eKtréme*

Le cheval ardent est plus facile à dr^ser et moins sujet à se défendre. Si, cependant, oette fougue devient excessive, il faut s'en garantir : or, pour empêcher le oheval d'en abuser, les moyens les plus simples el le*^ meilleurs sont de l assouplir et de le faire beaucoup reculer, une fois la lég^té acquise, afin qiie les mouvements à l'aide desquels ou le modère lui devienuent &miliers et fociles. Le travail dans l'inaction l'habituera, en outre, à demeurer en place, ce qui contribue de soi-même à le calmer,

AMIER, c'est Tactton d'un cheval qui se défend contre Teffet du mors, soit qu'il tende son encolure et porte le nez au vent, soit qu'il l'abaisse et t'eneapuchmne. Ces deux positions lui ser^ vent également à rendre le mors impuissant.

J'indique, à l'article Ramener^ le moyen de les ( ombatlre; ici je me contenterai de dire que les chevaux ne s'armeraient jamais si leur instruction était mieux graduée et raisonnée. Qu'on

ARIIOllOiB. 19'

a exige doac puiui un déplace uieui, quel qu'il soit, aYaut d'élre oerlain de pouvoir disposer des

translations de poids, et, grâce à cette prccau- UoAy on se préservera du désagréiueut et du daa* ger des résistances*

ARRÊT (F)» c'est le passage de raetion a

l'inaction.

Four arrêter sans brusquerie, il faut d'abord

opposer les jambes à la main, pour faire céder l'encolure avant le corps , ramener les jambes postérieures près da centre de gravité, et obtenir ainsi la ilexion des hanches, qui prévient la tea-* sioD forcée des jarrets et ménage rorganisatioQ,

ARRÊT (le demi-) devrait s'entendre de la moitié du temps d*arrét; mais , dans Tusage, ce mot veut dire fréûmk le cheval avant de lui i«ire prendre des changements de direction, le pré/Mircr, tant par une légère pression des jambes que par une opposition graduée de la main» afin que son action reste la même.

On se sert encore, du imi-arrii pour passer d'une allure décidée à une moins vive, ou pour entretenir le brillant de la position.

ARRONDUl UN CHEVAL, c'est le contourner comme le cercle qu il parcourt* Le cheval doit être assoupli avant de marcher

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sur des lignes courbes. Quelques personnes se sont figuré qu'il suffisait de lui faire suivre des Kgnc's circulaires pour lui donner les diverses flexions qu'elles nécessitent; c'est une grave er-> reur qui a fait estropier plus d'un jeune cheval. On eût évite ces accidents si l'on eût pris le soin indispensable de préparer et disposer celui-ei avant de lui denmnder des résultats que l'éducation seule peut amener*

Toutes ces inclinaisons exigent une combinaison de lorces doubles qui coûtent beaucoup au cheval et le poussent à se défendre, si d'abord, dans 1 iiiaclion et à l'allure du pas sur des lignes droites» on ne s'est assuré qu'il répond à des forces éi^ales en obtenant les diveises flexions d'encolure qui serviront plus tard pour les inclinaisons què comporte le changement de direction.

11 faut graduer le travail si l'on veut en diminuer la difficulté et ne point mettre son cheval pour ainsi dire en droit de résister, si l'on veut le soumettre à une obéissance passive et prompte.

ASSEMBLER UN CHEVAL, c est ie mettre en équilibre sur ses quatre colonnes. Ce mot est

un diminutii de rassembler, (^oyez rassembler.)

ASSEOIR UN CHEVAL. Il faut que le cheval soit parfaitement léger pour ramener les jambes de derrière près du centre de gravité et reporter,

ASflOmJSSBHENT. 31

une fois celte position prise, le poids du devant sur le derrière, afm d'obtenir les mouvements élevés del avanl-main. Le talent de 1 eciiver consiste à conserver dans ses aides assez d'accord pour maintenir ainsi le cheval, sans le comprimer au delrimenl de sou organisation.

ASSOUPLISSEMENT. En équitation,.on entend par ce mot rendre souples et moelleuses toutes les articulations du cheval , de manière à rendre ses mouvements coordonnés et précis. Avant de chercher à donner ce liant h toutes les partie'^ du corps et aux extrémités du cheval, il &ut d'abord commencer par Tencolure, et ne passer outre qu'après qu'elle aiu a acquis toute la souplesse désirable. Le moyen d'y parvenir se trouve expliqué aux articles : TùU$ les ehevaim pemmt se ramener , Educat^^oti ramonme, etc., etc. Je me contenterai de dire ici que sans l'exercice préalable des quatre flexions de l'encolure, l'éducation du cheval sera toujours impAf&ite. En effet, ses mouvements naturels le portent à aller en avant, en arrière, k droite et à gauche; il faut que ce qui est la suite de son instinct, lorsqu'il est livré à lui-même, soit assujetti à votre volonté qiiand vous cherchez à vous en faire obéir. Pour cela, il est indispensable de détruire l'espèce de bouclier qu'il vous oppose, et laisser sans défense radveisaiie contre lequel vous avez à lut-

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