ATTAQUER
ATTACUËR (s'j, se dit d'un cheval qui se
jette sur l'éperon, quand il m a été piqué. Dans ce cas» il iaut savoir maîtriser les haocbra» au moyen des épaules, et c'est par l'assouplisseii ent préalabie de 1 tincoime et plus tard des iiapabes, qu'on accoutiune le cheval k cette réaction, et qu'on le Ibrce à répondre à Tattaque.
ATTAQUE. [Voyez
ofuATTAQUEB. On entend par attaquer Taction
digpiiquer (Jeux coups d^perpn, ce qui ne doit uNlptàtiqiier qu'après avoir employé inutilement toute la force des jambes.
Avant d'avoir recours à ce châtiment, il faut bien consolider l'assiette, afin de suivre l'élan du cbevaU élan qui sera d'autant moindre, que la main sera plus sûrement et plus vigoureusement soutenue.
Il est des éouyers qui ne se contentent pas de
ce châtiment, et qui coLopliquent ou rendent nulle l'attaque par de singuliers principes.
Par exemple, je lis dans un ouvrage moderne:
« Lorsque l'on donne deux coups de talon au M cbevali on peut encore ajouter à la punition >i qu ou lui inflige» en saccadant les rênes. Mais a lorsqu'on enfonce progressivement les épenims )j derrière les sangles, ou d^it toujours rçndre la
> main. >
2k ATTAQUER.
L*auteur suit ici la route coniinuue» en donnant pour des principes généraux ce qui ne doit se pratiquer qa'accidenteilemeat. Ën effet, dans quel cas devrait-on saccader? Selon nous, jamais. La saccade est en dehors de tout principe raisonné. Selon lui, ce serait quand le cheval se porterait avec trop de violence sur la iiiuin ; mais alors ce qu'il y a de mieux, c est d'être bien près du cheval, de soutenu la main avec vigueur, et de n'opposer de force qu'en raison de celle qu'il emploierait; encore faudrait**il s'y prendre sans à-coup t sous peine de ne point rencontrer jus(«.
Pour combattre une force continue, il faut opposer une force graduée; comment veut-on graduer un mouvement brusque, et obtenir la puissance qui doit priver le cheval de l'usage de ses forces? Comment le mors peut-il parlei* à rinteliigence du cheval, el ajouter h la punition des éperons^ si ce n'est en interceptant les forces dont il apprend trop vite h se servir contre nous?
L auteur ajoute encore qu'avec la progression des éperons, il faut rendre la main. Est-ce avec tous les chevaux qu'on doit abandonner le poignet? Si, à la suite de l'attaque, le cheval ne se porte pas en avant, alors la tension des rênes est inutile ; si, au contraire, il répond à 1 attaque, et se jette sur la main, il faut savoir diriger cette impulsion, de façon qu'il ne tombe pas sur les épaules, et ne tende pas l'encolure, mais qu'il
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conserve on équilibre qui garantisse de toute
défense.
Ce n'est pas, je le répète, avec des mouve*
ments brusques, des saccades et de l'abandon, qu'on soumet promptemenl le cheval : ç'est avec des temps bien saisis. An reste, ce qn'ii y a de plus deiectueux, à mon avis, dans ce piincipe, c'est de vouloir faire une règle absolue de ce qui ne doit être que le résultat de la nécessité du moment.
Les attaques doivent se pratiquer, non pas par à-coups, avec de grands mouvements de jambes, mais avec délicatesse et ménagement. Le cava* lier devra rapprocher les jambes de manière h ce que réperon, avant de se mettre en oontact avec Icsilaucsdu cheval, n en suit éloigné que d une ligne s'il est possible. Si par un temps mai saisi la main n'interceptait pas bien l'impulsion don* née et la conmotiou générale qui en résulte, on devrait, avant de recommencer, rétablir l'ensemble dans ies iorces du cheval, et le calme dans ses mouvements. On augmentera progressive* raent la force des attaques jus(ju'à ce que le cheval les supporte aussi vigoureuses que pos* sible, sans présenter la moindre résistance k la main, sans augmenter la vitesse de l'allure, ou sans se déplacer si l'on travaille de pied ferme.
On demandera sans doute quelle importance il peut y avoir à amener le cheval à supporter
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ainsi sans mouvement aucuu l'action des éperons, et â'ii n'est pas à craindre qu*ils ne perdent leur effet, qui consiste à donner Timpulston propre au mouvement; non^ car dans le premier cas la main oppose une force égale k Faction du cheval* de manière à ce que les forces de l'avanl-main soient égales aux forces de l'arrière^main, afin qu'il n'y ait aucun déplacement du centre de gravité ; et, dans le second cas» la main se soutient, mais le centre de gravité se portera d'arrière en avant, et par suite tout le ckeval.
ATTENDRE UiN CHEVAL, se dit de celui qui manque de force, et dont on retarde l'éducation.
On a souvent le tort, en montant les chevaux de trois ou quatre ans, d'exiger d'eux un travail qui n'est pas en rapport avec leurs forces. On peut dès cet âge les assouplir par lei flexions à pied, et même les fiiire monter par des poids légers, en graduant le travail de façon à en faire un exercice gymnastique qui hâtera leur développement physique.
AUBIN (1'). On appelle auhm l'allure dans laquelle le cheval, galopant avec les jambes de devant, trotte ou va Famble avec le train de der-
rière.
La plupart des chevaux de poste (mbinmij au limde galoper franchemeuL Les poulains qui
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n'ont point assez de force dans les hanches pour chasser et acoonipagner laTant-iDam» prennent aussi cette allure; dans le premier cas, il s'agit d un cheval ruiné, 1 art est sans efiet ; dans le second, il n'y a que faiblesse, le temps est le seul remède, et l'on peut s'en remettre à lui comme au plus habile professeur.
AVANTAGE (être monté à son), c'est avoir
un cheval proportionné a sa laille, et (jue Ton peut aisément embrasser.
Un bon éeuyer doit Teehercher tous les points de contact avec le cheval, et, à qualités égales^ donner la préférence à celui dont la conformation Jsê trouve le mieux en rapport avec la sienne. Les disproportions de taille entre le cheval et le oavalier nuisent toujours à la grâce, h la solidité, au sentiment de l'assiette et à rensenible des mouvements; c'est, du reste, un soin k prendre dès les premières leçons, que de proportionner, , autant que possible, la taille du cheval à celle de rélève, pour que celui-ci se trouve plus à l'aise, joigne mieux la monturOi et acquière plus vite de la confiance.
AVERTI. Pq$ 0vani, ou jm imUé, signifie
pa$ réglé dans lequel le cheval semble compter lui-même le posé de chaque jambe. Ces gracieux mouvements lui donnent de la fierté ; et comme