‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 1 sur 455 · Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienne · texte numérisé non relu

Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienne

pnr les veilles, par les jeûne», etc. [Il Cor. du mysticisme indien sou ( trop curieuses vi, k.\ II a loué In vie pauvre, austère cl four que nous ne les niellions pas sous ks pénible 'L»s prophètes, (tltbr. ,xi, 37. j Nous yeux du lecteur; elles serviront a faire avons cherché vainomenl, dans les commeiw juger de l'exactitude de certains parallèles, t «leurs protestants, des explications et «les Le Rhagavad-Gita prescrit a celui qui assubterfuges, pour esquiver les conséquences pire à la sagesse, « de se tenir dans la solide ces passages: nous m'y on avons point tud**, dans une contrée pure, sur un siégo trouvé; nous serons forces de les répéter qui no soit ni trop haut ni trop bas, qui soit aux mots Abstinence, Célibat, Jeune, Mur- couvert do vêtements ou d'une peau de gatieicvtion, Moines, Vôeu, etc., parce que zelle, ou d'un peu d'herbe sacrée; de domplos protestants ont blAtJné lotîtes ces prati- 1er ainsi ses sens, ses pensées et ses actions, ques avec la même opjniAlrelé, et toujours en se purifiant lui-même; do tenir le corps, sa is fondement. la lele, la nuquu immobiles; de regarder Mais ils se flattent dé répondre à tout par fixement la pointe du nez, sans détourner un seul passage de siint Paul, qui dit a ses yeux ; do rester calme, libro de crainte, Timothée : (/ Tint, iv,S 7.) Exercez-vous à chaste; de ne songer qu'à Dieu; c'est ainsi la piété, car les exercices\corporels sont utiles que l'yogi arrivera à cette tranquillité voi-

Essai sur le mysti-

à peu de chose ; mais Impiété est utile à tout, sine de> l'absorption. » (Rhagavâd-Gita, liv. elle a les promesse* de layie présente et de la vi, IL* 16. — Chassât, vie future. La quoslion dst de savoir si, par cismé. ) exercices corporels, l'Apôtre entend la prière, «x.e chemin, dilKricbnadans le même poêle travail, les veilles, les jeûnes, etc., qu'il mf, le chemin que suivent ceux quisodoiuprocommaudait aux fidèles; dans ce cas, lç*nt, qui sont libresdocolère,quo recherchent l'Apôtre se serait contrcd.t grossièrement, Ceux qui vivent dans la chasteté, c'est le chère ce qu'il faut minqucjc t'indiquerai (101). Ilsfermentloutci

et nous demanderais encor entendre par s'exercer à h piété. P'our nous

ri craignons de mettre saint Paul en contra-/ lion avec lui-même, nous pensons que l>ar les exercices corporels, il a ente, du /i «ourse, le pugilat, le jeu du disque cl Jus autres exercices violents dopl les tirées et es Romains faisaient beaucoup de eqis et

«es portes du corps ( les sens ), renferment i» sens intérieur dans le cœur, retiennent riialeiuo dans la tôle, persévèrent dans l'yùgâ, prononcent Aum (102), u'esl-h dire la divinité éternelle, et pensent à moi. Celui qui s'applique à celle pratique s'élèvera après la mort sur le sentier suprême.» (Rha-

be aucoup d'usage : que s' exercer à la piété, gnvad-Gita, liv . vin, 11.) c'est s'occuperde la prièro.defo méditation, 11 faut lire, dans l'analyse que M. Lanjuide la lecture, des louanges de Dieu, dos nais a donnée de VOupnek'kat, comment les veilles et des jeûnes, comme l'Apôtre le livres sacrés de la première classe envisagent recommande, et comme faisaienljes ascètes la manière de se réunir è la substance u:iide l'Iïglise primitive; nous soutenons que verselle (103). — On apprend, dans ce curieux es exercices font partie de la vrare piété, à résumé de la doctrine philosophique des laquelle Jésus-Christ a promis les rôcoin- védas, qu'il faut « retenir son haleine, lier penses de la vie présente et do la vié\ future, sa pensée à un objet particulier, raisonner ( Matlh. xix, 29.) \ en soi selon les védas, penser que l'âme est Nos rationalistes contemporains n'ont pas une avec Dieu. Retenir l'haleine, c'est fallimieux traité les ascètes que no l'avaiept fait rer, ou la garder, ou l'expirer. Quand on les écrivains prolestants. Pour eux, lés as- l'attire, il faut s'en gonfler pleinement; cèles chrétiens ne sont quo des espèces, de quand on la garde, il faut rester sans inonfakirs, le mysticisme catholique n'étant vement, et dire autant do lois lo nom do qu'une copie du mysticisme indion. Poiht Dieu ; quand on l'expire, il faut penser que de différence pour le fond entre les pratiques, le vent est sorti de l'éther et va s'y absorde la perfection chrétienne et celles de la ber. Dans cet exercice, il faut se rendre perfection enseignée par Bouddha et par ses \ commeaveuglc et sourd, et immobile comme fidèle* disciples.— Il suffit de lire les écrits H1" morceau de bois. » et la vie admirable de nos plus célèbres \ Celle manière de respirer el de retenir mystiques, de saint Antoine, de saint Hila- l'haleine est encore décrite plus spécialcrion, de saint Jean Climaquo, de sainte nient : « Avec un doigt on terme une aile Thérèse, de saint Jean de1 la Croix, pour du n\z, par l'autre on allire l'air, puis on la faire tomber de pareilles objections. Coin- ferme ^vec un doigt en pensant que leCréament oser comparer les pratiques si pures leur es! dans tous les animaux, dans la de la vie spirituelle, avec les puérilités fourmi comme dans l'éléphant. — D'abord cruelles et absurdes que nous retrouvons on dit douze fois Aum; pendant chaque asdans les livres sacrés de l'Inde? Ces receltes piration,o î doit dire quatre-vingts fois Aum,

(101) Il parle a Ardjouna tpi'il iuilic aux vérités divines, et qui rappelle le Télémaque de Kénelon.

(lui) Ou om, syllabe mystique et sainte, qui dé- Aiçne les trois dieux de la trimoord. — Le Hanavu- Diwrma-Sastra , explique ainsi l'origine de ce mot célèbre. « La lettre A , la lettre U el la lettre M , qui par leur réunion , forment le monosyllabe sacré, oi t

été exprimées des trois livres saints par Brahroà, le Seigneur des créatures. >

(ilaïuiva-DItarma-Sqstra , traduction Loiseleui- Desi oncciumps, 1. u, stànco 76.)

(103) Cf. Lanjcuuis, Analyse de Loupnek'hat , surtout le chapitre intitulé : Méthodes pratiques d'unification.

Page 1