‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 110 sur 455 · IO · texte numérisé non relu

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521; 1033 522! 1054 525 103.8 524 1036 523 1057 320 1058 327 1089 528 1060 329 1061 550 1«ÔI

DATA 1RKS. Noms dos officiers de In chanrfllorie romain*, (f lll drcsseul la .second»' date des bulles. Les datairrs et sous-dalaires ont sontent souscrit dos h :Pes ; mais ils ne prennent pas le tilre de dalaires avant le iyi* siècle. Ils s'appelaient suivant les temps: diacres, préires, notaires, écrivains, etc. Le nom dû prndalaire parut pour la première fois dans l<*s bulles de 9ixlc-Quinl.

' DATBKIB. Les Bénéliclins donnenî sur relie partie do la cbanircllcric romaine les détails suivants :

«La dalcrio et la chancellerie. apostulif|na étaient anciennement une seule et miïnic Diction*, dk Diplomatiolb.

chose. On en a fait deux tribunaux lorsque les n flaires se sont multipliées. Elles ont une. telle relation l'une avec l'autre, que la chancellerie, ne fait qu'expédier ce qui a passé a la dalcrie. Pour l'expédition d'une bulle ou dispense , on s'adresse nu cardinal datnîrc et au !»nus-datait'e. Après que le dataire a souscrit la supplique en ce* lerme9 : Annuil sanlissimu*, on dresse une-seconde requête en forme avec les clauses et les restrictions qui doivent être insérées dans la bulle ; on la présente ensuite au sous-dataire, qui écrit au bas le sommaire «le ce qui y esl contenu et la doune au dataire. Ce dernier présente la

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supplique an pape» qui la signe en accordant la grâce par ces mots : Fiat ut petitur. Il y a quatre réviseurs à la daterie. Les suppliques ayant été revues et corrigées, on les porte aux registrateurs, qui les étendent sur un registre. Le maître du registre , à qui ces requêtes sdhl communiquées , les collalionne mot à mot, puis met son nom au do* de chacune , dans le milieu d'un grand R qui signifie registre. Les suppliques ainsi enregistrées retournent de nouveau au dalaire qui y met la date avec ces mots : Dalum Romce apudt., etc., exprimant le nom du lieu où se trouve le pape , avec la date de l'année et du jour qui est marquée sur chaque requête. De là esl venu le nom de dalaire. Ces suppliques sont ensuite mises entre les mains d un offleier qu'on appelle de mi s sis, c'est-à-dire des dépêches, qui les remet en celles du régent de la chancellerie. Ce dernier distribue les suppliques à un des prélats abréviateurs du grand parquet. Ce prélat dresse ou fait dresser par son substitut la minute de la bulle, laquelle on remet a un des cent écrivains apostoliques, qui la couche tout au long sur le parchemin , et tous les écrivains ensemble taxent ce qui doit être payé à leur corps à raison de la valeur du bénéfice , ou suivant l'importance de la matière. C'est une . chose remarquable que les bulles qui sortent de la daterie passent par les mains de p!us de mille personnes distribuées dans quinze bureaux, et à qui on paye à proportion de ce que Ton a donné aux écrivains apostoliques, leur taxe servar de règle aux autres.

DAUPHIN. Le litre de Dauphin appartenait au souverain du Dauphiné. Chorier rapporte que le premier seigneur de celle province qui ail pris ce titre est Guigues André, vers 1040. On cile encore un litre de 1140 où Guigues IV s'intitule: « Guigo cornes qui vocalur Delphinus. » Les fils aînés de nus rois ont pris le titre de Dauphiu depuis ta cession du Dauphiné à la France faite par Humberl, son dernier souverain, en 1349. Charles, duc de Normandie, depuis Charles V, est le premier qui l'ail porté. Mais on a cru à tort que ce nom leur avait toujours été donné exclusivement; car ce même Charles Vêlant devenu roi, continua à le prendre ; il en est de même de François l".

Le dauphin dvAuvergne ne remonte qu'au xn* siècle. Le premier seigneur qui ail pris ce nom esl le fils alué du to nte Guillaume V, dans un acte de 1167.

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