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pièce, ou seulement qu'on avail résolu do la faire, et qu'on ici autre tcm»i ei iieu on l'avait passée ou délivre -; ou nien ou prétendait distinguer le lcm,»s et quelquefois le lieu de la confection de la charte, île celui de son expédition , ou enfin ou n'entendait qu'appo>cr des formules d'usage , sans qu'il y eût di linclion de temps ou de lieu.
Les rois de la première race se bornaient ù la seu e formule du tum ou data. Mais ceux de la seconde y ajoutèrent celle d'acfuoi ou acta. Les principale* dates «lu temps étaient ;iitiil»uces à la première formule; les moins importantes, et constamment celte* du lieu , étaient réservées pour la seconde. Par la suite les diplômes royaux solennels renfermèrent ordinairement les deux dates de scriptum et de dutum, le sceau , le monogramme et, à partir de Philippe I" surtout, le» signatures de grands olGciers. Ils réunissaient en outre lu date du règne de l'iucarnaliou.
Les doubles formules de dates, de temps et de lieu se montrèrent aux v* et vr siècles dans le» lettres des papes et dans quelques autres atuiens monuments. Alors datum et susceptum, data el accepta , destinés à faire connaître les temps et les lieux de l'expédition et de la réception des lettres, étaient d'un usage fort commun.
Depuis les premiers temps jusqu'au commencement du xn* siècle, les privilèges des papes ou les bulles consistoriales se distinguent par deux formules de dates : Tune «le la main du notaire chargé de les dresser avec la formule scriptum per manum, etc.; ePc consistait dans le mois cl l'indiclion ; l'autre du bibliothécaire ou chance lier , qui avait soin de les revêtir des marques convenables d'authenticité par la formule data, et elle marquait les années de l'incarnation , du pontificat du pape et du règne des empereurs conjointement ou séparément. Ces doubles formules de dates se soutenaient encore pendant le xi' siècle, quoiqu'on se bornât souvent à l'une des deux , surtout à ta plus étendue. A compter d'Urbain II, on retrancha plus souvent encore la première dalo commençant par scriptum, et l'on s'en tint à la seconde.
Outre les formules dont nous venons de parler et qui sont propres à l'expression des dates , on trouve souvent, dès les temps les plus anciens, les dates précédées ou suivies d'invocations soit implicites, c'est-à-dire en monogrammes ou en traits énigmaliques , soii explicites, rendues par ces mois : In Dei tontine. De plus , l'invocation formelle par ' laquelle se terminait la date finale, l était à sou tour par féliciter souvent suivi d'oinrn, surtout ilepu's le c iinmeuc-menl du viir siècle jusqu'à Hugues C ipel, dans les diplôm s ru taux.
Elle devint plus rare dans les bulles depuis le x' siècle , cl l'on se contenta souvent du dernier mol Amen.
On trouve aussi parmi les dates de lieu (IJ Xjuvcuu Traité de DiplomMiquc, l. IY, |>. 100, ele
l'adverbe publiée ; il s'est maintenu dans les diplômes royaux des trois races et dans 1rs actes particuliers.
Les notes chronologiques sont écrites en chiffres romains ou en chiffres arabes, ou bien encore tout au long La première manière est la plus ancienne. Voy. Chikfrk-. La dernière fut souvent employée po ir éviter les falsifications, si faciles arec des chiffres.
Une façon singulière d'écrire les dates, et qu'il est bon de connaître, consiste dans h suppression des mille et même des centaines. C lté pratique, qu'on trouve dans les dates de l'ère d'Espagne dès le ix' siècle, s'étend;! aux années de l'Incarnalinn. et elle élail fort répandue aux xnr et xiv siècles.
Ou voit quelquefois dans les inscription* el dans les ouvrages imprimés les traces de cet usage, mais on se contente de supprimer les centaines. Au xr* s è< le « l depuis on datait quelquefois, en Italie % de tant d'auuect après l'an mil, post mille.
Enfin la date du miliaire ou miliare fut souvent employée nu xur* siècle. Les Bénédictins citent des lettres de Thibaut VI. comte de Champagne, ainsi datées : L'an que li miliare coroxt par mil et ccxxxt an (i).