‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 25 sur 455 · W ANN · texte numérisé non relu

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nonçaiont pas la plupart du temps, se contentant de parler des signatures ei des témoins.

Les ebarles des empereurs d'Allemagne varient beaucoup dans les formules de sigillalion : sigillum est ordinaire , mai* on trouve aussi signum, annulas, imago, bulla, tignum repercussum, etc.

La plupart des diplômes dos rois anglais ne font souvent nulle mention de sci-aux , quoiqu'ils en aient l'usage. Les Bénédictins en rapportent on de saint Edouard et deux de Guillaume le Roux où ils sont annoncés.

La mention des signatures, qui est fréquente dans les Charles des rois de France et d'Angleterre, dans les diplômes des empereurs et dans les chartes des grands feudataires du xi* siècle , ne signifie pas que ces personnages ont signé manu propria, mais indique seulement leur présence, et qu'ils ont louché la pièce, comme ..nous l'avons déjà vu au ix' siècle (article Cleege). Le roi Robrrt s'exprime ainsi dans ses diplômes : Ft ut hœc jirma permaneant , propria manu sublerfirmari fidetibusque meit roboranda tradidi Ces derniers mots indiquent la présence des témoins, dont les noms sont eff» clivement consignés sur la pièce; mais ces personnes ne font, comme le roi , que toucher la charte de la main. Les signes de croix qui se trouvent sur les chartes sont ordinairement de, la main des notaire» qui 1rs traçaient pour toutes les personnes annoncées.

Le monogramme est annoncé par ces mots : Annuli ac monogrammalis nostri signo illam decrevimus insigniri, dans un diplôme du roi Robert. Philippe Ier se sert du mol character: Nostrum character impressimus. Dans une charte en faveur de l'abbaye de Sainte-Colombe de Sens (1) il annonce tout à la fois le monogramme, le seing rt le sceau : Nostri nominis charccterc sub presentiam oblimalum palacii nostri quorum nomina subtitulonlur, manu nostra stgnando et sigitlo nostro corro-

Les empereurs continuent de se servir du monogramme, et l'annoncent pour la plupart implicitement ou formellement.

Les ducs de Normandie désignent le monogramme par les mots, signum nominis roboravi; auctoritas nominis.

Clergé et laïques.

Annonce des sceaux, des souscriptions, du monogramme et des investitures. L'usage de* sceaux n'est pas encore bien répandu dans ce siècle, et la plupart des chartes ecclésiastiques ne sont pas scellées. En Italie il n'y a guère que les prélats des grands sièges qui annoncent leurs sceaux, tandis qu'en Allemagne l'usage contraire est très-répandu.

Les chartes ecclésiastiques et laïques contiennent l'annonce de souscriptions qui ne sont pas plus réelles que celles mentionnées dans les chartes royales. Dom de Vaines rapporte sur ce sujet une preuve qu'on peut généraliser : c'est une donation faite au mo- Milère de Saint-Martin -des-Champs , eu

lll Archive!» de l'Yonne.

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