SEINE
Les archives de la Seine ont toute l'importance qui s'attache aux documents qui concernent l'administration de la ville de Paris. Mais il ne s'en trouve guère qui remontent à une époque plus ancienne que la foruiatiou des douze municipalités. Les archives du royaume ont reçu, par suite de l'opération du triage des tilres, le dépôt des papiers divers provenant des ancieus établissements. Sous l'Empire, une grande partie des documents relatifs à l'époque de la révolution y ont été également transférés.
L'organisation des archivesdu département de la Seine remonte à l'année 1817 : un bureau spécial des archives est établi depuis celte époque.
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Le conseil général de ce déparlement fixa, en 1832, son attention sur la situation alors peu satisfaisante des archives. 11 demanda qu'on lui rendit compte des moyens de l'améliorer, et l'année suivante il vola des fonds. Le local est vaste et les dispositions matérielles qu'on y a établies sont convenables. Un grand nombre de documents, surtout parmi les papiers administratifs dout la
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masse est considérable, oui été cla ssés par séries partielles; mais -la méthode générale du classement, pour être régularisée, nécessitera un travail ultérieur.
La partie historique se compose d'une grande quantité de liasses et titres qui se rapportent à près de 80 établissements religieux. Ce sont, d'une part, 25 abbayes, parmi lesquelles on .doit citer celtes de Saint-Louis de Saint-Cyr, de Long-Pont, de Rojaumont, d'Yères, des Vaux-de-Cernay, d'Argenteuil, de Poissy, de Mauhuisson, etc.; d'autre pirl.les chapitres de Linois, Lozarches et Notre-Dame de Poissy ; 11 prieurés, 40 couvents ou congrégations et 2 commanderies.
D'autres collections proviennent des saisies faitcS dans les maisons d'émigrés; la principale se rapporte à l'ancien marquisat de Brun «y.
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Les archives de ce déparlement ont reçu un premier classement par divisions générales de matière», mais le dépouillement et les invent lires ne sont que commencés.
Les documents antérieurs a 1789 comprennent des titre s d'anciens établissements religieux, parmi lesquels on remarque les abbaye» de Faremoutiers, Chelles, Fontainelos-Noucs, Jouarre, Saint-Pierre de Lagny, Barbeau, du Lys et des Bénédictins de Melun; les chapitres de Saint-Martin de Cbampeaux et de Saint-Etienne de Meatrx, etc.
11 se trouve des registres et plans terriers, aveux, dénombrements et pièces féodales concernant environ 150 domaines seigneuriaux, dont les principaux étaient le duché de Nemours et la terre de Nangis.
Plus de 1,000 pièces de plans ou procèsverbaux de délimitation proviennent, pour ce qui concerne le déparlement, d'un arpentage des paroisses du ressort de l'ancienne intendance de Paris.
Des minutes anciennes de quelques notariats ou greffes ont été réunies aux archives départementales.
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Pendant longtemps les archives ont été à peu près totalement négligées, et il était résulté d'un changement de local une confusion telle, que toutes recherches étaient impossibles. C'est depuis peu d'années qu'on s'est occupé d'y rétablir l'ordre. L'administration du département y a fait récemment réintégrer de» pièces fort importantes, au nombre de plus de 200, qui en avaient été soustraites, et parmi lesquelles on distingue dos lettres autographes de H nri IL de Catherine et de Marie do Médias, et des titres fort anciens.
La partie la plus considérable des archives historiques est formée des litres et papiers «les établissements religieux de l'ancien diocèse de Chartres : ceux du chapitre de celle ville composent la série la plus importante, c'est-à-dire environ la dixième partie des documents anciens. Il s'en trouve également de l'ancien évéché, puis de diverses abbayes.
ARCHIVES DEPARTEMENTALES. m
entre autres de celtes de Saint-Chéron lès Chartres. Saint-Jean de Chartres, la Madeleine de Châleaudun, Saint-Vincent des Bois, Claire-FontainecSainl-Père en Vallée, Josaphat, Bonneval, Coulombs, Thirou, Siint- Avil, près Châleaudun. Les chartes el bulles sont en assez grand nombre : on dislingue particulièrement une charte de Charles le Chauve (870) et plusieurs du xr* siècle, entre antres des rois Robert et Henri I".
Quelques collections proviennent des émigrés, des labellionages et greffes seigneuriaux, des anciennes administrations des forêts, aides et gabelles, cl des communautés d'arts et méliers.