‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 424 sur 455 · HÉRAULT · texte numérisé non relu

HÉRAULT

Les archives de ce département présentent un haut intérêt; elles doivent en effet leur origine aux administrations de l'ancienne province du Languedoc. Montpellier fut le chef-lieu de la généralité la plus étendue de tout le royaume, et ce fut dans cette ville que se réunirent, depuis 1736, les étals de Languedoc, qu'ont rendus si célèbres les grandes fondations et les grands travaux achevés sous leurs auspices, el dont le souvenir rappelle le régime d'administration le plus prospère dont l'ancienne monarchie ait offert l'exemple.

Quoiqu'une grande partie des papiers de l'intendance aient été remis, en 1790, aux départements qui venaient d'être formés dans la circonscription de l'ancienne province , el qu'on ait conservé seulement à Montpellier ceux qui n'étaient pas susceptibles de division ou qui ne concernaient que le département de l'Hérault , ce qui en reste forme encore la plus considérable des collections anciennes. Ce sont des documents relatifs au gouvernement de la province dans toutes ses différentes branches, aux état* provinciaux . aux droits domaniaux et aux diverses impositions , à l'agriculture , au commerce el aux manufactures , aux communautés et aux droits utiles qui les concernent, enfin aux travaux publics et à la navigation : les titres qu'on y trouve remontent jusqu'à 1500. A l'égard des documents qui pouvaient se rapporter aux droits féodaux et à la noblesse, il parait qu'ils ont été brûlés solennellement en l'an II.

Ces restes des anciennes archives de l'intendance, en bon étal de conservation, comprennent 800 dossiers, 400 cartons el 80 vo* lûmes in-folio d'ordonnances des intendants, de 1714 à 1789.

Un classement de ces archives avait été fait avec le plus grand soin par ordre des états de la province, cl l'inventaire dressé en 1787 a été imprimé.

' Une collection plus importante encore est celle des procès- verbaux des assemblées tenues par les états généraux du Languedoc de 1511 à 1789. Ces documents, qui avaient été d'abord déposés au greffe de la cour royale, furent, en 1809, I objet d'une soustraction considérable, qui même devint l'occasion de leur translation à la préfecture : 12 volumes n'ont pu être retrouvés, de manière que la collection, qui remoutail à l'an 1500, ne remonte plus ou'à 1511; néanmoins elle comprend encore 635 volumes in-folio, tant d'originaux que de copies. A celle série se rattachent les rôles des députés de 1392

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