SYNODES DIOCÉSAINS
Le synode diocésain se compose de l'évêque, des curés et des autres ministres de la religion ayant charge d'âmes ou remplissant des fonctions administratives dans le diocèse.
Aucun synode diocésain ne pouvait être assemblé sans la permission expresse du gouvernement. (Art. org., a. i.) — « Les parlements ne poussèrent jamais jusque-là leurs prétentions, dit Mgr Sibour; ils laissaient librement les synodes s'assembler. Ils toléraient même que les évéques ne fissent pas approuver les règlements disciplinaires qui s'y publiaient. Bref, ces saintes assemblées ne leur faisaient aucun ombrage. » (Jnsl. dioc, t. Il, p. 388.) — Cela est vrai, mais il faut dire aussi qu'en 1802 le gouvernement redoutait le contact du clergé conformiste ou constitutionnel et du clergé non conformiste ou insermenté. Il craignait aussi que, dans les réunions ecclésiastiques, on ne soulevât quelques-unes de ces questions brûlantes qui auraient semé la méfiance et le trouble; c'est pour cette raison qu'il se montra si sévère.
Du reste, la défense de se réunir en synode sans la permission expresse du gouvernement est une de cesdisposilions que l'usage contraire avait abrogées avant qu'elle le fût par l'avènement de la République. L'évêque de Metz ordonna, en 1820, que son synode diocésain se réunirai tous les ans, le mercredi et jeudi de la 2e semaine après Pâques. (Statuts, lit. 10,ch.2, a. 16.) D'autres suppléèrent àces réunions par les retraites ecclésiastiques.
Nous remarquons que depuis 1830 l'exemple de l'évoque de Metz a ele suivi par celui de JJelley [Rituel, t. 11, p. 61) et par celui de Diiine, en ce moment archevêque de Paris. (Inst. dioc, t. 11.) Il j;arait cependant qu'il n'y a pas eu eirco e de synode solennellement réuni comme tel, et ce qui nous semble inexplicable, c'est que, depuis le 2V février 18*8 jusqu'à ce jour, 27 juillet 18V9, aucun évèque n'ait réuni son synode pour prendre, au nom de l'Ivglise, possession de celle liberté sans laquelle la religion chrétienne ne peut se conserver pure, el faire tout le bieu qu'elle doit produire.