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Voix de la Vérité. Le principal est de mettre le prétro à la merci de loules les potiles rancunes, et di' l'asservir, sous peine de changer de poste, et peut-cire de perdre son élat, à loules les faniaisics de l'admiiiisiralion civile, (jui, vu la nalure des létes auxquelles sa direction est confiée, en a quelquefois de fort extraordinaires. « Leur chanffenient de résidence vous i)arait-il avantageux? écrivait au\ maires de son départeuienl, le préfet de la Saiihe. Je vous prie de répondre dans le plus bref délai à cette lettre, toute confideiilielle, avec l'impartialité et la fertnelé qui doivent caractériser un fonctionnaire homme de bien et ami du pays. » [Cii'c. du k- juill. 1832.) Ce n'est pas sur l'inconcevable prétention du préffl que nous nous arrêtons, c'est sur la faiblesse docile de l'autorilé diocésaine, qui permettait à ce magistrat de penser que ses demandes de changement équivaudraient à des ordres et motiveraient suffisamment le déplacement d'un prêtre, aimé peutêtre et chéri de tous les fidèles à cause de son zèle et de sa piété, et, par celte raison, mal vu d'un maire protestant, déiste ou pécheur public, scandaleux.
Ce qui se passait alors dans le déparlement de la Sartlie a lieu journellemeiit dans la plupart des autres départements, et aura lieu tant que les desservants ne seront pas inamovibles. L'autorilé ecclésiastique a besoin de ménager constamment l'autorilé livile, quiestnaturellement hautaine, Gère, despole, irritable, et à qui on ne fait pas accepter facilement des refus.
Une lettre du comte Bigot de Préameneu, que nous croyons devoir cilcr en entier, va nous montrer l'usage que la politique sait faire à son profit de l'amovibilité des desservants, et prouvera beaucoup mieux que lous nos raisonnements combien elle est fâcheuse pour la religion.
« Monsieur le comte, j'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 26 de ce mois, avec un rapport du préfet des Ardennes sur l'esprit du clergé. Depuis l'envoi de votre lettre, l'évêque de Melz a fait une tournée dans le département dos Ardennes, el il s'est entendu avec le préfi-t pour le déplacement des prêires désignés lomuie manifL'stantdes principes contraires au gouverncmenl.
« Agréez, etc.
« Signe, le comte Bigot de Préameneu. »
C'est en vue do ces inconvénients que, à une époque où nos lois ecclésiasticiues étaient dictées par la religion sous l'influence d'une politique plus éclairée, Lamovibilité fui proîiibée. « Les cuies qui sont à présent unies ans abbayes et prieurés, églises cathédrales ou collégiales, seront dorénavant tenues à part el à litre de vicariat perpétuel, » porte l'arlicle 12 de l'ordonnance de janvier 1629. Le clergé de France inséra celle disposition dans le règlement qu'il fit pour les réguliers. Louis XIV la confirma par une déclaration spéciale du 2!) janvier 1086, la renouvela dans sa déclaration de juillet 1690, et enfin dans l'édil d'avril 1695; il ordonna {Art. 24]
que les archevêques et évoques établiraienl, suivant la déclaralion du mois de janvier 1686 «t celle du mois de juillet 1C90, des vic'iires perpétuels où il n'y avait que (/c» prélres amovibles.
« Il est certain , dit Mgr l'évêi^ue de Digne, que celle amovibilité des desservants qui. aujourd'hui , dans le système des articles organiques, n'est soumise à aucune règle déterminée, conslilue un état disciplinaire extraordinaire, lequel a beaucoup d'inconvénienisetqui est, d'ailleurs, le grand cheval de bataille de lous les adversaires de l'autorité éinscopale. J'ai donc vu avec peine que les règles que j"ai établies à cet égard n'ont pas reçu votre approbation. » (inslit. t. 11. p. 39.)'
Actes léyisiatifs.
Concile de Pallimore. — Ordonnance de janvier 16:29. — Dérlaralious, 29 iaiiv. ItiSti ; juill. 1090. — Edit d'avril 169o, .1. 2i.— Circulaire niinisléi'iclle, i juill. I8ï2.— Lettre du ministre des cultes (sans date). — Circulaire du préfet de la SarlUe, 4 juill. 1852.
Auteur et ouvracjes cités.
Sibour (Mgr), Imtitulioiis diocésaines, l. Il, p. 59. L'Univers, 3 aoill 1843.
AMPLIER.
L'église d'Amplier fut érigée en chapelle et réunie à la succursale d'Orville par décret imiiérial du 24 janvier 1812.
ANABAPIISTES.
Une secte religieuse, qui prétendait professer la doctrine des Anabaptisles, avait obtenu du Comité de salut public, et ensuite du Direcloiro, l'exemption du service militaire. Ce privilège lui lut retiié en l'an XI (1803), après qu'on eut reconnu le danger des principes subversifs de la doctrine qu'elle enseignait. (Jauffret, Mém. t. I, p. 296.) ANAGNl.
Anagni, ville épiscopale des Etals pontificaux.— Son siège, sous l'blmpire, fut uni aux Eglises de France. — D'après l'article 6 du Concordat de 1813, le diocèse d'Anagni devait, à la mort de son évêque, être réuni aux six évéchés suburbicaires.