‹ Dictionnaire raisonné de droit et de jurisprudence en matière civile ecclésiastique, par l'abbé J.H.R. Prompsault; publié par l'abbé MigneChapitre 334 sur 824 · BAS-CHOEUR · texte numérisé non relu

BAS-CHOEUR

Le bas-chœiir des cathédrales comnrend les chantres, les musiciens, les enfants de chœur et antres officiels ecclésiastiiiues. Voy. Chantre? , Enfants DR CHOiAR, Maîtrise, Ol-'FICIERS ECCLÉSlâSTiyCES,

« La musique est née dans nos temples, Jisail le minisireiies cultes aux prélets. C'est jes bas-chœurs et des tn.iîlrises des métropoles et des cathédrales ^ue sont sorlis les talent.-i *',ui ont brillé avec tant d'éclat dans la capitale cl. dans nos grandes Cilés. « Cire, an \lll (180o). il confluait de là que les déparienienis d'-vaienl s'empresser de voler des fonds pour les souienir. Il v eut des cmiseiis pénéiaux qui volèrent 15, iiO , ;iO et jusqu'à 4i),000 fr. p'tur les maîtrises et baschœu'S. (Cire, \^ noàl ISîil.) — Lemii-.isire Gxe chaque ani éc, pour cli.ique cuihéirale, II- crédit applicable aux dépenses pour chantres , musiciens cl autres employés des bascliœur.-. (fl'Vy/., 31 décembre 18'il, a. 203.) — Les employés di's l)as-cliœurs sont payé-i par trimestre par le trésorier de la fabdqae sur un état émargé, visé par le préfet et cerlitié conforme aux allocations du minisire. Le trésorier de la falirique reçoit lui-même les fonds sur mandat du préfet. {Session de 1841 ; compte déjin. de 1839, p. 72.)

Actes législatifs.

Circulaires minislérlel|ps,aii XllI (180.S 19 août 1821,). — Règlement, 51 iléc. 18il , a. 203. — Session de 1841, compte délin. de 1839, p. 72.

BASILIQDES.

Basilique vient du grec [iaTtXiy.iç, et signifie royal. Ou dut d'abord appeler basiliques ou royales les églises bâties par les rois. Ou donna ensuite ce nom à celles qui, par leur grandeur et leur magnificence, ressemblaient aux salles d'audience des rois de la terre , ou pouvaient paraître dignes d'avoir été bâties par des rois.

M. l'abbé Pascal croit que le nom de basilique fut donné aux palais de justice ou pré-

toires dont les empereurs chrétiens firent présent an culte catholique. {Orig. et rais. de laliiunj.) Nous n'osons pas dire qu'il est dans l'erreur; mais cette a-sertion, qui du reste s'accorde peu avec le reste de son article, est du nombre de celles qu'il ne faut pas admettre sur parole.

Il y a à Rome, selon quelques-uns, treize bjisiliques : sept portant le nom de basiliques majeures, ei six celui de basiliques mineure--. Les .--ept basjliqnes majeures seraient Saint Jean de Lairan, Saint-Pierre du Vatican , Sainte-Mane-Mij ure, Saint-Paul hors des murs. S^iini-Lanrent /tors des i/iurs, Sainte- Croix de Jérusalem , Siint-Sébaslien sur la vole Appieune. A 1 1 première est att.icbé le pairianat d'Oceident, dont l'évêque de Rome a éié de loul temps invesii , et aux trois suivantes ceu-i d'Orient, qui ont été réunis au hien, savoir : à S:Mnt-Pierre du Vaticin le palriarc.il de Constantinople, à Sainlc-Marie-.Majeure celui d'.-Vlexandrie, et à Saiût- Paul hors des miirs celui d'Aniioche.

Le pape est naturellement le premier titulaire de ces quatre basiliques majeure-*. Les troi> autres sont des titres c.irdinalices.

Les .six basiliques min-ures seiaientSainte- Alarie in Truslevere , Saint- Laurent ùi />amaso. Sainte-Marie in Cosnirdin, Saint-Pierre aux Liens, Saiiile-Ma- ic dite /{ (/iiia C'«/t ou in vton'.e snncto , et l églisf des Douze-Apôtres. Elles sont des liires cardiniilices, comme les Irois derniè.es des basiliques majeures.

Le chapitre ou clergé des Ireizcs basiliques rom.iines a le d.oit de faire porter le conopée devant sa cioix. Voy. Conopée.

Il est possible que ce uoml)re de treize soit celui des basiliqui'S qui existaient anciennement. M. Arlaud n'en compte que sept :

quatre majeures, qui, selon lui, sont : Saint- Jein de Latran, Saint-Pierre du Vatican, Saint-Paul et Sainte- Marie-Majeure; et trois mineures, qui sont Saint-Sébastien, Saime- Croix de Jérusalem et Saint-Laurent. [Hist. de Pie VU , i. Il , p. 158. ) — Il n'y en a que jcpt en effet qui soientmentionnées dans la Notizie per l'unno 1821, que nous avons sous les yeux : trois patriarcales, qui sont Saint-Jean de Latran. Saint-Pierre du Vatican , Sainte-Marie-Majeore et quatre autres, qui sont Saint-Laurent in Dmnnso, Sainte- Marie in Traslevcre, Sainte-Marie in Coi<~ medin, Suinte-Marie liegina Cœli. Il n'est point parlé des basiliques dans Xd^Notizieper l'anno 18i4.

Pie VIL par une bulle du 28 février 1805, mit Notre-Dame de Paris au rang des basiliques mineures, lui accordant le droit de faire jiorter le conopée dans les processions. Pie IX, par un bref du 'i^ mai I8W, a accordé la même faveur à l'église cathédrale de Valence, dans laquelle sont déposés le cœur et les entrailles de Pie VI.

Actes législatifs.

Bulle du 28 févr. 1805. — Bref du * mai 1847.

Auteurs et ouvrages cilés.

Artaud (M), Hiitoire de Pie Vil , t. Il, p. \;iS.— Holiz'w per l'anno 1821, p. 183, — Id. per l'umio 18i*. —

BAT

Pascal (M. l'abbé), Oriqines et raison de la liturgie, l. VIII de l'Encyclopédie ihéologique.

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