‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 128 sur 453 · DOC · texte numérisé non relu

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cée, atlj., est. dit l'aVibé Féraud, un mot forgé par Voltaire : Les deux époux sont réellement diviircés, c'est nn vrai barbarisme. — Ce mot est nouvcUcinent introduit en France, mais il n'est pas novivcau dans la langue. Dans tous les pays protestants où l'on parle français, on s'en est toujours servi, et il n'était guère possible de s'en {«sscr. Ainsi, quoi (pi'en dise l'abbé Féraud, A'oltaire n'a point forgC* oe mot, et ce n'est point un barbarisme. — Lorsqu'on veut exprimer l'action et non l'étal, on emploie l'auxiliaire avoir •' Ils ont divorcé, elle a divorcé d'avec lui. (Acad.)

DivcLGiF-r.. ^'. a. de la 1" conj. L'i/ de ffuer ne se fait pas sentir; il n'est mis là que pour donner au ff un son plus fort, qu'il n'a pas devant Ve. Il ne se dit que des choses : Divulçuer nne nouvelle, un secret.

Dis. Adj. numéral des deux genres. Devant une consonne ou un h aspiré, le x ne se prononce pas : dix soldats, dix héros. Devant une voyelle ou un h non aspiré, ou lorsque dix n'est qu'une partie élémentaire d'un nombre numéral composé, et se trouve suivi d'une autre partie de même nature, on prononce lex comme un z; di-zamis , di-zhnnmcs , dix-huit, dixneiivicmc. Quand il est final, ou suivi d'un repos, il se prononce foriemeni comme un s initial : Nous sommes dix, ils étaient dix lien buvants et bien mangeants, le dix du mois, le dix février. Dans ces deux derniers exemples, le repos est l'caucoup moins marqué que dans les autres, mais il existe cependant; car le mot dix, qui désigne ici le quantième du mois, ne peut se joindre immédiatement à un nom auquel il ne se rapporte pas. Cela suffit pour conserver au x sa prononciation forte. — Quand dix est joint à un autre nom de nombre, on mot un tiret entre deux : dixsept, dix-huit, quatre-vingt-dix ; mais on n'en met [K)int à cent dix, mille dix, etc. Dans ces composés, le s de dix se prononce comme un s devant une consonne, et comme un z devant une voyelle ou un h non aspiré : Dix-sept, dixhuit, etc.

Dixième. Adj. On prononce disième. Il se met avant son subst. : Le dixième jour, la dixième fois. — On dit cependant chapitre dixième, article dixième.

DixiÈMEMENT. Adv. Ou prononcc dizièmement.

Dizain, Dizaine. Substantifs, l'un féminin, laiitre masculin. Autrefois on écrivait dixain, dixaine; aujourd'hui on n'écrit plus ces mots qu'avec un s.

Docile. Adj. des deux genres. En prose, il se met après son subst. : Un enfant docile, va naturel docile, un esprit docile. Il est quelquefois suivi d'un complément, et prend alors la préposition à : Docile aux leçons de son maître.

Il Fallut qu'au travail son cOrps rendu docile Forçai la Icrrc avare à dexenir fertile.

(BoiL., Épttrelll, 65.)

On ne dit pas docile à vne personne.

En vers et dans le discours soutenu, il se met souvent avant son subst. :

Amener du sommet d'un rocher sonrcilleux

Un docile ruissean

(Dblil., Géorg., I, 131.)

Vous aurez soos tos lois an docile troupeau.

AGILEMENT. Adv. Il pcul sc mfiBSrc entre l'auxiliaire et le participe : Il a écouté docilem:nt

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