SÎ'C
subst., lorsque l'analogie cl l'hannonie le pcrmettonl : Du bois sec, des branches sèches, un arbre scg, des fleurs sèches, un temps sec, vti froid ses. — JJes fruits secs, des confitures sèches. — Du pain sec. — Un compliment sec, vne réponse sèche, cette sèche réponse. — Une énuviérntion sèche, une sèche inumération ; une description sèche, celte sèche description. — Un style sec. — Un esprit sec, une âme sèche. \9)e7. Adjectif.
Sèchesient. Ailv. On peut quelquefois le mettre entre l'auxiliaire et le participe : // a répondu sèchement que, OU il a sèchement réponduque... Il a traité sèchement ce sujet, ou il a sèchement traité ce sujet.
Skcher. \ . a. et n. de la 1" conj. L'Académie ne dit figurément dans le sens actifque sécher les larmes. Celte expression a une signiilcation plus étendue.
La maladie et l'excès du malheur
De son printemps avaient sèche la (leur.
(Volt., Enf. prod., act. Il, se. vi, 33.)
Second, Seconde. Adj. On prononce segnnd. Ce mot s'emploie pour exprimer le rang qui suit ordinairement le premier. Lorsque, dans une comparaison, on s'est servi d'abord du mot premier., on doil se servir ensuite du mot second. Il ne faut pas dire le premier pleurait et l'autre riait;' mais lo premier pleurait et le second riait; ou bien, l'un pleurait, l'autre riait. — Cette opinion peut avoir (jueKpje fondement; cependant La Harpe a dit d;iiis son Crairs de littérature, en parlant de Corneille et de Racine : Le ^veifàev, naturellement porté au grand, a subordonné l'art à .son génie ; /'autre, plus souple et plus flexible, a vu dans la terreur et la pitié les ressorts nilurels de la tragédie. Beaucoup d'autres auteurs se sont exprimés de même : de sorte (juc nous pencherions à croire que cette tournure de phrase n'est pas une faute assez grave pour qu'on doive la relever (Girault-Duvivicr, Grammaire des Gramviairex, p. 'l'256). — Cela est si vrai que l'Académie elle-même dit au mot autre, iju'il s'emploie avec l'article, comme une sorte de relatif, el s'oppose à l'uii, les uns, ou à quelque autre terme analogue; ce qui semble autoriser la tournure critiquée (A. Lcmaire, Ibidem).
Il se met ordinairement avant son subst. : Le second\)o:/r, lu sccojtde année, le secondlivre d'un ouvrage, le second chant d'un poème. — Cependant dans la division îles ouvrages de littérature, on dit livre second, chapitre second, clunit second, etc.
Secondaire. Adj. des deux genres. On prononce segonduire. 11 ne se met qu'après son subst. : Motif secondaire, preuves .lecnndaires, raisons secondaires.
Secondement. Adv. On prononce scgoiidement. 11 se met au commencement de la phrase ou après le verbe : Secondement, je pjrouvcrui que; je prouverai secondement que...
Secodeii. V. a. de la If» conj. L'Académie dit au figuré secouer le joug des passiojis, secouer les préjugés Dclille a dit : Secouer les torches rfe la guerre [Enéide, XII, 319) :
Avant que la Discorde, ensanglantant la terre, Revianne secouer les torches de la guerre.
SncosEAnLE. Adj. des deux genres. On ne le tnet qu'après son subst. : Un homme sccourable, une main sccnurable. Il régit ([uel(juefois la prép(>;!l(on à : Soyez secouruble aux vialhcxireux.