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l'usage ordinaire est de clouer des fers sous les picd> des chevaux, ce (pii s'apj)clle ferrer un cheval. Mais s'il arrive qu'au lieu de fer on se sç>rve uargcnl, on du :i|,,is ^lue les chevaux sont ferrés dnrgent, pinlùl (|uo d'invcnlur uiinouveau mol cjui ne serait pas enicndii. On ferre aussi d'argent une casselle, etc. Alors ferrer signifie, [wr extension, g.irnir d'ar^'onl au lieu de fer. On dil de même aller ôi ihenit .sur un bâton, pour dire se mellie sur un bàlon de la même manièio ipioii se |)lace a clicvid. Parricide se dil non-seulement de celui »iui lue son père, ce (]ui esl le premier usage de ce mol; mais il se dil encore par cxlensioii de celui (pii fait mourir sa mère, ou (luebiu'un de ses iiarcnls, ou eulin (jnelque personne sacrée Ainsi la calaclncsc esl un ecarl (|ue certains mois font de leur première signilicaliun, pour en prendre une autre ijui y a rapport; el c'est aussi ce (pi'on appelle <?xtcnsion. La raison rcjeiie ces c\pressioiis, mais la ncccssilé les excuse; et le sens qu'on y attache sauve ta conlradiclion qu'elles |iresciiienl.
CatahTiHal, Catariihale. Ailj. Il nesemcl qu'après son subst. : Fierté caturrliule.
Catauiiheux, Catarrheuse. Adj. 11 ne se met qu'après son subst. ; Fièvre cutarrheuse, vieillard cutarrlieux.
CATASTiioi'HE. Subsl. L C'csl Ic changement ou la révolution qui arrive a la lin de l'action d'un poème dramatique et (]ui la lermine. On n'altaclic plus à ce mol que l'idée d'un cvcneiiiciit funeste.
Catéchisme. Subst. m. A'olUiirc a dil {Epitre, ACVli, (j7) :
Et dans l'Europe enfin l'heureux lolérantisnic. De tout esprit bien fait devient te cuteclnonr.
Catéchumène. Adj. des deux genres. On ne prononce point le h.
CATÉGouiQtEMENT. Adv. On Ic mcl après le verbe : lia parlé catégoriquement, Cl non pas il a catégoriquement parlé.
Catholique. Adj. des deux genres. Au propre, il ne se met (ju'après son subst. : La foi cailwlique, la religion catlwlique.
Catholiquejient. Adv. 11 se met après le verbe : Il a prêché cutholiquement, cl non pas il a cathiliquement prêché.
Caucuemar. Subsl. m. On prononce cochemar.
Causatif, Causativë. Adj. Terme de grammaire, il se dil des conjonctions dont on se serl |)our rendre raison de ce qui a été dil : Particule causutive, conjonction cuusutive.
Cacse. Subsl. f. On dit, dans le sens de prè[M)silion, à cause de, et à cause que. Le premier régit toujours un nom ou un pronom; le scccnd rcgil l'indicatif: A cause du tnaurais temps, à cause qu'il fait mauvais temps.
Calseub, Calsel'se. Adj. 11 se met toujours après son subsl. : Homme causeur, femme causeuse, humeur causeuse.
Caustiqle. Adj. des deux genres. 11 se met ordinairemcnl après son subsl. Au lignrc, il poui^ rait quelquefois se mettre avant : Elle prétend, dans sa caustique humeur, Cli--.
CAUTELEi:st,MK>T. Adv. lise melapii-sle verbe: Il a agi cauteleuse ment, el non Jias il a cauteleuseutent agi. ,. „
CAtTELEDX, Cal'teleose. Adj. II nc se mei qu'a|)rôs son subsl. : Un homme cauteleux, un esprit cauteleux. L'Académie ne le dit .pic des personnes el de ce qui a lapiiori aux i)crsonnes; je pense qu'on pourrait dire une réponse caute-
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leuse; et alors on pourrait le mettre avant son subst., en consullanl roreillc et l'analogie.
Cavalier. Snl)St m. On dit au féminin caralière, en parlant d'une Tcmnie qui monte bien à cheval : Celte femme est vne bonne cavalière. — L'Académie n'admet point ce féminin.
Cav.ilier, Cavalière. Adj. Il se met après son I subst. : Un air cavalier, vne rrpouse cavalière.
Cavalièrtment. Adv. Il se inel ordinairomenl après le veriie : On l'a traité cavalièrement.
Caverneux, Cavernflse. Adj. (|ui ne se met qu'après son subst. : Lieux caverneux, montagnes caverneuses, corps caverneux.
Ce. .\dj. dcnionsiralif. Il fait au féminin cette, et ces au pluriel. Ce no se met au masculin que devant les noms qui commencent par une consonne ou un h aspiié : Ce roi, ce ht'ros. Devant une voyelle ou un h muet, on écrit cl on prononce cet : Cet ami, cet homme. H se dit des personnes et des choses
Cet adjectif a toujours rapport à un nom exprimé ou sous-entendu, ou a quehjiics mots de la phrase qui le précèdent, ou qui équivalent à un nom. Dans cet homme est mon ami, cette maison est agréable, ce jardin me plaît beaucoup, cet, cette et ce ont rapjwrt aux substantifs qui i»récèdent. Dans t7 ne faut faire que ce qui est honnête, ce a rapport a des chnsa honnêtes.
Ce se joint souvent au verbe être. Alors il se met quelquefois au commencement d'une proposition, soit pour lui donner plus de force, soit pour lier cette proposition à ce qui précède. Quand après avoir parlé des Phéniciens et décrit l'esprit d'industrie et d'invention qui distincuait ce peuple, je dis ce furent eux fui inventèrent l'écriture, celte proposition est liée par ce à ce que je viens de dire ; elle ne le serait pas si je disais simplement ils inventèrent Vécriture Si je dis c'est le devoir d'un chrétien de pai donner à ses ennemis, l'expression a plus d'énergie que si je disais simi)lemonl le devoir d'un chrétien est de pardonner à ses ennemis.
Lorsque de deux propositions, la première doit être qualifiée par la seconde, ce joint au verbe être se met au commencement de celte swondc proposition, pour indiquer ce rapport, marquer le caractère (pialilicalif de la projwsition qu'il commence, et former sous ce point de vue la liaison des deux pro|)Ositions. Se dévouer à la cause de la philosophie est le devoir de tous les hommes qui pensent; voilà deux propositions dont la dernière qualilie la première; mais on sent que ce rapport est bien mieux marqué, et que la liaison formée par ce rajjport est bien mieux indicjuéc quand on dit : Se dévouer tout entier ci la cause de la philosophie, c'est le devoir de tous les hommes qui pensent. Ce?,l parle même principe qu'on dit, boire, manger, dormir, c'est le partage de la brute; penser avec liberté, sentir avec délicatesse, agir avec courage, c'est le partage de l'homme. Dans ces deux exemples, ce rassemble les idées partielles du premier membre, et les indique comme une seule chose, ce qui les singularise et les rend analogues au second.
Domcrgue prétend que dans cet cxcmpie, se dévoiler entièrement à la philosophie , c'est le devoir de tous les hommes qui pensent, le ce n'est nécessaire que parce que s^dévouer, <pn est l'idée principale de la première proposition, étant accompagné de plusieurs compléments, se trouve trop éloigné de la seconde. Le ce, dit-il, sert dans cet excm|)le à rapprocher le plus «lu'il est possible deux choses qu'il faut séparer le moins possible.
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Mais, selon lui, .orsque les idées principales des deux propositions ne sont point séparées, ou qu'elles ne le sont que par un complément trèscourt, ce est inutile, parce (|u'il n'y a point de rapprochement a faire Ainsi l'on disait autrefois au parlement, qui condamnait au feu les ou\ rages des philosophes, brûler n'est pas répondre.
Je pense que cet académicien s'est trompé : te ce est nécessaire moins jiour le rapprocheinenldes deux parties principales des propositions, que pour la liaison de ces deux propositions sous le rapport qui les caractérise. 11 est vrai que l'on peut dire brûler n'est pas répondre, nier n'est pas prouver ; mais il faut observer (juc ces phrases sont des phrases négatives, qui signilient que lu première idée n'est pas semblable à la seconde; et que ce joiiitàe*^, étant particulièrement destiné à indifiuer la liaison, la convenance des deux idées, figurerait mal dans une phrase qui exprime disparité, diseonvenancc. On ne dit pas dans le sens négatif, brûler ce n'est pas répondre, nier ce 7i'est pas prouver ;mw\s on dit dans le sens affirmalif, penser c'est vivre, flatter c'est tromper
Quelquefois ce, au commencement d'une proposition qui est liée avec une proposition antécédente, semble n'indiquer qu'une personne ou une chose dont on a déjà parlé dans la première proposition : J'aime Pierre, c'est un bon ami; ce c'est Pierre; je lis volontiers Bacine et Despréaux, ce sont de grands poètes ; ce est pour Racine et Despréaux.
De là quelques grammairiens ont pensé que ce n'est pas une faute de substituer dans ces phrases il ou ils à ce.
Certainement ce ne serait pas une faute, si l'on n'avait pas intention d'indi(]uer une liaison entre les deux propositions; dans le cas contraire, c'en serait une. Si après avoir dity'rtî/ne /'terre, je dis il est bon architecte, il n'y a point de faute si je ne veux marquer aucune liaison entre mon amitié pour lui et son ha!)ilelé dans l'architecture. Mais si je dis j'aime Pierre, il a pris soin de ma jeunesse, je fais une faute si je veux marquer une liaison entre mon attachement pour Pierre et les soins qu'il a pris de ma jeunesse. Il faut donc que je dise, i)our marquer cette liaison, c'est lui qui a pris soin de ma jeunesse. On ne peut donc pas, dans ces sortes de phrases, substituer indifféremment il ou elle à ce.
Si plusieurs substantifs au singulier suivent le verbe être précédé de ce, ce verbe se met au singulier : C'est l'avarice et l'ambition qui troublent le monde, et non pas ce sont, etc.
Si de ces substantifs le premier est au singulier : et l'autre ou les autres au pluriel, le verbe être se met aussi au singulier: C'est la gloire etl.es plaisirs qu'il a en vue. Si au contraire le premier est au pluriel, et les autres au singulier, le verbe se met au pluriel : Ce sont les plaisirs et la gloire qu'il a en vue. Cependant si ie substantif pluriel est suivi il'un substantif singulier précédé d'une négation, le verbe se met au singulier: Los dieux décident de tout, c'est donc les dieux et non pas la mer qu'il faut craindre- (Fénel., Télcm.., liv. VI, t. 1, p. 220.) C'est comme s'il y avait ce n'est pas la mer, ce sont les dieux qu'il faut craindre.
Mais si le substantif ou les substantifs sont au pluriel, le verbe se met aussi au pluriel : Ce sont les ingrats, les menteurs, les flatteurs qui ont loué le vice. (Fénel., Télém., liv. XVIII, t. II, p. 216.)
11 faut observer que dans tous les exemples que
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nous venons de cilcr, ce se rapporte aux sulvstantils ([ui le suivcul : C'est l'avarice et l'ambition qui troublent le monde, c'csl-à-dirc l'avarice et l'ambition est ce qui trouble le monde ; ce sont les plaisirs et la gloire qu'il a en vue, c'est-à-dire les pl'ii-firs et la gloire sont ce qu'il a en vue.
Mai> quand ce ne se rapporte pas aux substantifs qui le suivent, mais à un ou a plusieurs subslanlils qui procèdent, alors le verbe être doit s'accorder en nombre avec ce substantif ou ces substantifs. Ainsi, quoi qu'en dise l'craud.bufiun a eu raison de dire, dans son Histoire naturelle de l'homme : Les nègres blancs sont des nègres dégénérés de leur race, ce ne sont pas une espèce d'hmme particulière et constante. Ce est ici pour ces nègres blancs, ou jiour ils, se rapportant a ces nègres blancs; et si l'on peut dire ces nègres blancs ne sont pas, ou ils ne sont pas une espèce 4'homvie particulière et constante, on peut bien dire aussi ce ne sont pus, etc.
Le temps du verbe cire précédé de ce est déterminé par le tenqis du verbe suivant. Ainsi il faut dire c*? sera nous ywj' jouirons de ses bienfaits, et non pas c'est nous qui jouirons. Ce fut Cicéron qui sauva la république, et non pas c'est Cicéron qui sauva la république .
Quand ce joint au verbe être est suivi d'un inllnilif, d'un adverbe, ou de l'une des prépositions a ou de, la seconde partie de la phrase doit être jointe à la i)remicrepar la conjonction que : C'est autoriser le mal que de l'excuser, c'est là qu'il faut aller, c'est à vous qu'il veut parler, c'est de vous qu'il s'agit. Voyez Adjectifs démonstratifs
Lorsque ce est suivi d'un adjectif relatif qui, que, dont, quelquefois on le répète, et quelquelois on ne le répète pas au second membre de phrase. Voyez Èépétition.
Ceci, Cela. Adjectifsdémonslratifsqui so disent d''S choses, coinaie celui et celle se disent des personnes. Ceci indique l'objet qui est le plus près (le nous, ei cela l'objet le plus éloigné.
Ouehjuefois ceci et cela se disent seuls, et sans rapport à la dislance plus ou moins grande des olijets : Ceci m'étonne, cela me surprend. En jiariani d'un objet qu'on tient et qu'on montre, ou qu'on met entre les mains de celui à qui l'on parle, on dit voyez ceci, examinez cela. Alors ceci ei cela ne signifient autre chose que l'objet que je vous montre, ou l'objet que je remets entre vos mains. On dit dans le même sens, que ditesvous de ceci? que pensez-vous de cela ?
Dans le discours très-familier, cela se dit qnel- ([uefois avec rapport aux persomies : Cette petite fille est une sotte, cela ne sait pas dire un mot. Il n'est bon qu'au palais; cela suit les lois, et voilà tout. On dit aussi, en parlant d'un enfant, cela ne fuit que. jouer, que rire, etc.
On dit aussi, dans le langage familier, c'est parler, cela ; voilà paiicr, cela; pour dire, voilà ce qui s'appelle parler clairement, avec courage, avec fermeté. "V oyez Adjectifs démonstratifs.
Cécité. Suljst. t. Voyez Aveuglement.
Cédant, Cédante. Adj. verbal tiré du v, céder. Il ne se dit qu'on termes de pratique, et ne s'emploie guère que substantivement : Le cédant et le cessionnaire.
CÉDILLE. Subst. f. La cédille est une espèce de petit c que l'on met sous le c lorsijuc, par la raison de l'élymologie, on conserve le c devant un a, un o ou un w. Ainsi de glace, glacer, on écrii glaçant, glaçon ; de menace, menaça7it ; de France^ français; de recevoir, reçu, etc. En ces