CES
Certifier. V. a. do la i" ronj. Dans le scM affirinalif, d ro|:ii l'mdhauf : ./c pois certifier ou, cela est. Dans lo sens néiratif. il ,oi:it le subjonctif : Je ne certifie pas que cela sni'l. Dans le scni inlerrogatif, on [wut le faire suivre .le l'indioalif ou du subjonctif, selon la diiforonio vue de l'e». prit. Je dis puis-jc certifier que cela cst^ lorsque je suis certain que la chose n'c^ pas; el puis-je certifier que cela snii? lorsipie je n'ai pas la cortiiudoipic la chose est.
Certitude. Subst. f. Aviir la certitude de quelque chose. Savoir une chose arec certitude.
Cessant, CfSSANTE. Adj. verbal, tiré du verbe cesser. Il se met a()rès sou subst. : 'J'uutc affhire cessante.
Cesser. "V. a. et n. de la i" conj. I,' Académie donne ptjur exemple : Sa fièvre csl cessée, et la goutte a cessé de le tnurmentcr. Cola veut dire que le vorlie cesser |)renil tantôt l'auxiliaire (?/r« et tani<')t l'auxiliaire amir. .Mais dans «luol cas prend- il l'un ou l'autre? On se sort <lo l'auxiliaire aroj'r quand on veut exprimer une action. On dit la fièvre a cessé, si l'on veut cv[irimcr qu'elle a cessé d'agir. On dit de mémo la goutte a cessé, les plaintes ont cessé, les chnnts ont cessé. Mais si l'on veut expriinor l'état qui résulte lie la ces&ition de l'ï-ction, on einpluiora l'auxiliaire e/re, et l'on dira sa fièvre est cessée, la peste est cessée, les fêtes sont cessées. V. .auxiliaire.
Après ce verbe on peut supprimer pas ou pi int; cette suppression a lieu quand on ne veut j)as exprimer une continuation absolue et non inleiromiiue. Quand on dit d'un ouvrier <pr?7 ne cesse de travailler, cela vent diie qu'il cm- |itoie au travail tout le temps ipi'il [vont y employer, n ne cesse de travailler du matin au soir, ne veut pas dire qu'il travaille du malin au soir continnollomonl et sans inlernqiliun, mais (pi'il travaille continMolloment, à l'exiojilion des heures des ropas. Mais si l'on voulait exprimer une continuation absolue de travail, s;iiis aucune espèce d'ini(>rruplion , il faudrait motire pas: Depuis deux heures, il n'a pas cessé de travailler. Il 7i'a pas cessé de truvaillcr depuis son dîner.
Césupe. Subst. f. On apjjolle ainsi un repos fpio l'on prend dans la prunoiici;ilion d'im vers, après un certain nombre de syllabes. C:; repos soul.iL'o la respiration, et produit une cadence ai-'iéable à l'oreille. Ce sonl ces ilenx motifs (pii ont introduit la césure dans les vers.
la césure sé[) ne les vers on doux p irtics, dont cbacune est appelée hémistiche, c'esl-a-dire demivers, moitié de vers.
En français, la césure ou repos es! mal |)Iacée entre certains mots (pii doivoiil èli'e dits tout de suite, et i|ui font ensemide un sons insr'parable, selon la maïuére ordinairode jiarlor ot ilo lire. Tels sonl la pi-éposition et son comidèincnt ; ainsi le vers suivant est défectueux :
Adieu, je m'tn vais à... Paris pour mes aftairc».
11 en est de morne du verbe est qui joint l'attribut et le sujet, comme dans ce vers :
On saU que la chair est... fragile i|iieli|ii«fiii».
Tar la même raison, on no doit jamais disposer le substantif ot l'ailjerlif de fa.;";i .|iio l'un finisse le piemier homislirlio, et que I aulie coiûmcnce Je second, i omme dans ce vers :
Irit doDt la beauté... charmante nous attire
Cil A
Cf'pendant, si le substantif faisait le repos du premier héinislicho, cl qu'il fût suivi de doux adjectifs (]ui achevassent le sens, le vci-s serait bon, comme dans :
Il est une ignorance.
et sainte et salutaire.
(Sact.)
Ce qui fait voir qu'en toutes les occasions, la grande r^glo, c'est de s'en rapporter à son ju^emi'nt.
Dans les grands vers, c'cst-à-dirc dans ceux Je douze syllabes, la césure doit être après la sixième syllabe :
Jeune et Taillant héros... dont la haute sagesse.
(BoiL., Disc, au roi, 1.)
Observez que celte syllabe doit êlrc une syl!;ibc pleine ; qu'ainsi le repos no peut se faire sur une syllabe qui finirait par un e mucl. Ou bien il faut alors que cet e muet se trouve à la septième syllabe, et s'élide avec le mot qui le suit :
Et qui seul, sans ministre... i l'exemple des dieux. Soutiens tout par toi-même... et vois tout par tes yeux. [BoiL., Disc, au roi, 2.)
Dans les vers de dix syl'.ibes, la césure doit élre après la quatriciT>e syllabe :
Ce monde-ci... n'est qu'une œuvre comique Où chacun fait... ses r6Ies différents.
iRoL'SSEir.)
Il n'y a point de césure prescrite pour les vers de huit syllabes, ni pour ceux de sept ; cependant on peut observer que ces sortes de vers sont bien plus harmonieux quand il y a une césure après la troisième ou la quatrième syllabe dans les vers de huit syllabes, et après la troisième dans ceux de sept.
Au reste, on ne parle ici que des vers du louze, de dix, de huit et de sept syllabes. Les autres sont moins harmonieux , et n'entrent guère que dans le chant et dans les pièces de caprice (Dumarsais).
Cet. Voyez Ce et adjectifs démonstratifs.
Ch. Ces deux lettres prennent le son du k quand elles sont immèdialeiuent suivies d'un l, Chloris; d'un n, Arachné ; d'un r, Chrysis. Quand elles sont suivies d'un m, elles prennent le son du g, drachme. Dans les noms lires de l'hébreu ou du grec, ch a le son du k, Nahuchodonosor, Archétipe. Mais plusieurs mois de celle classe, étant devenus plus communs (}ue les autres parmi le peuple, se sont inscnsildemenl éloignés de leur prononciation originelle, pour prendre r(!lle du ch français ; tels sont : archevêque, archidiacre, archiduc, archiprêtre, architecte, chéruMii, chimie, chirurgien, Achille, Ezéchias, Machiavel (d'où machiavélisme , machiavéli-
Chacdn, Chacune. Ce mot n est point un pronom, comme le prétendent la plupart des grammairiens; car il ne se met jamais à la place d'un nom. C'est un adjectif collectif dislributif qui détermine tous les individus compris dans l'idée d'un nom commun a élre pris distributivemcnt avec nippon à un sens afiirmalif ; au contraire d'aucun, aucune, qui les font prendre distribulivemeiil avec rapport à un sens négatif.
Chacun s'emploie seul avec relation à un nom commun connu, soit pour avoir été énoncé auparavant, soit pour être suffisamment déterminé
CIIA
I par les circonstances de renonciation. Ainsi, après avoir |)arlé de livres, on dira chae^un coûta six francs ; ajirès avoir parle de Pierre et de Paul, chacun d'eux y a consenti; ajirès avoir parlé de dames, cluicune avait une parure différente ; el l'un voit, dans ces phrases, que chacun est en concordance avec les noms communs livre, homme, dames, et qu'il en suit le genre.
En ce sens, il se dit des personnes el des choses : Chacune d'elles fut surprise. Ces tableaux ont chacun leur mérite.
Quelquefois il s'emploie d'une manière absolue en apparence, conmie ijuand on dit cJiacun se 'plaint de son état, chacun se dit ami, chacun veut être heureux. 3Iais le sens indiiiue assez que dans ces phrases chacun se dit pour chacun homme. Dans ce cas, chacun se rapportant au nom connnun homme, qui ^l <lu masculin, il ne peut être mis au féminin. Dans aucun cas il ne peut élre mis au pluriel, parce qu'il désigne toujours des individus pris l'un après l'autre. On disait autrefois un chacun ; celle façon de parler n'est plus admise.
Quelquefois chacun, quoique toujours singulier, est tanlôl suivi de son, sa, ses, le, lui ou elle; cl tantôt de leur, leurs, eux ou elles. On demande dans quels cas il faut employer l'un ou l'autre de ces mots. Doit-on dire, par exemple, il a donné à chacun sa part, ou à chacun leur part; ils ont apporté chacun son n/frande OU chacun leur offrande; il faut remettre ces livres, chacun à sa place, ou chacun à leur place; les deux rois fuisuieiil chanter le Te Deum, chacun dans Sun camp, OU chacun dans leur camp; ils se rendirent chacun an poste gui lui était assigné, ou qui leur était assigné; la loi lie tous les hommes chacun en ce qui les concerne ou en ce qui le concerne, etc.? C'est demander dans quel cas les adjectifs possessifs, ou loul autre mot suseepliLle d'un duublc rapport, peut être mis en rapport avec le nom collectif dont chacun est le dislributif, ou avoe i.i, dislributif lui-même. Par exeini)le, quand je dis il faut remettre ces livres chacun à S3i place, je fais rapporter l'adjectif possessif «a à l'adjectif dislributif chacun; et si je dis, il faut remettre ces livres chacun à leur place, je fais rapporter l'adjectif possessif leur au nom collectif ;£rre*
Toute difficulté seradonc levée, si l'on juge bien auquel de l'adjectif dislributif ou du nom collectif doit se rapporter l'adjectif possessif, ou loul auire mot susceptible de l'un ou l'aulre rapport.
Dans les phrases où le nom pluriel dont chacun est le dislributif n'est exprime ni par lui-même, ni par un pronom personnel, l'adjectif possessif ne peut se rapporter (ju'au dislributif chacun, • l'on dira par conséquent il a donné à chacun sa part; Je donnerai à chacun sa récompense : je récompenserai chacun selon son mérite ; après la cérémonie , toute la compagnie se retira chacvn chez soi, etc.
La difficulté ne peut donc avoir lieu que dans les phrases où l'on trouve l'adjectif dislribui f chacun, et le nom collectif pluriel dont il est le dislributif, comme dans les hommes^ cnt beau demander conseil, ils agissent toujours chacun selon leur fantaisie, ou selon sa fantaisie, OÙ l'on voit dans la même phrase, el le nom co[lectif/iOTn/ncA-, et l'adjectif chacun qui est le dislributif de ce nom.
Dans ce cas, disent quelques grammairiens, il faut examiner auquel des deux, ou du nom >'.->-
CHA
riel, ou du distribuliT singulier, répond plus direclcnicnt le rapport de possession qu'on vcMit exprimer par l'adjectif possessif. S'il repond au dislributif, employez son, sa ses; s'il répond au pluriel, leur, leurs, doit énoncer le rapport en question. La régie serait excellente si l'on nou? faisait connaitre en même temps les moyens de distinguer ces deux rapports différents.
D'autres grammairiens ont essayé de faire distinguer ces rapports, et ils ont dit : Le rapport de possession répond plus directement au distributif singulier lorsque chacun est jilacé ajjrés le régime du verbe. Alors le sens collectif exprimé parle i)luriel est fini, et c'est audistributif c/iac(/« à remplir la fonction qui lui est propre, en représentant l'espèce entière distribuée en individus. Mais le rapport de possession répond [ilus direclemcnl au nom pluriel lorsque chacmt est placé avant le régime; car alors le sens collectif n'est pas fini (]uand le dislributif chacun se montre dans la phrase, et alors le sens collectif doit y régner jusqu'à la fin. D'après cette règle, il faudrait dire : Il faut remettre ces liv7-es chacun à sa place, et ces livres ont chacun leur mérite.
Mais pour les verbes (pii n'ont point de régime, ces grammairiens ont éif lollemcnt embarrasses, que pour montrer, par exem[)le, s'il faut dire tous les juges ont opini; chacun selon S>es lumières, ou tous les juges ont opiné, chacun selon leurs lumières, ils uiit dit qu'il fallait connaît it: l'intention de l'auteur.
De ces diverses notions on peut, je pense, tirer une règle génemle ijui s'ap[)liiiue à tous les cas. Ou chacun est place dans la jdirase après un sens collectif fini, ou il y est énoncé avant que ce sens soit fini. Dans le premier cas, le possessif ik»il se rapporter au dislributif cliacvn; dans le second, ildoitserapfKjrter au nom collectif pluriel. k\'n%\ l'on dira : Ils ont apporté chacun leur offrande. Il faut remettre ces livres-là chacun à sa place. (Acau.) lundis que les deu-x rois faisaient chanter des Te Deum, chacun dans son camp. (Yoll., Candide, chaj). ni.) Ils se rendirent chacu.i au poste qui leur ctait assigné. L^i loi lie tous les hommes chacun en ce gui le concerne. l'ous les juges ont opiné chacun selon ses lumières ; tous les juges ont donné leur avis chacun selon ses lumières; tous les juges ont donné chacun leur avis suivant leurs lumières. Voyez Adjectifs possessifs.
On disait autrefois uii chacun dit, un chacun remarque; celle façon de parler n'est plus usitée. La Harpe dit, drus son Coursde littérature, qu'un chacun n'est pas du style noble; il aurait dû dire qu'il est déplacé dans tous les styles.
Chagrin. Subst. m. Ce mot n'a de pluriel que dans le sens de peine, déplaisir :
De plui «Tuels soucis, des chagrins plus pressants Occapent moncoui-age et régnent sur mes sens.
(AoLT., Catil., »ct. II, se. i, 27.)
La Harpe a dit, à l'occasion de ces vers : Des chagrins et des soucis ne régnent point sur les âCns. {Cours de littérature.)
M. Lemaiie est d'avis que le mol chagrin, dans le sens d'Iuancur, [eut s'employer au pluriel, et il cite à l'appui de son opinion ce vers de Molière (Misanthr., act. I, se. vi) :
DaTis vos brusques chagrins je ne puis vous comprendre.
Chagrin, Chagrine. Adj. Au masculin, il suit
CHA
toujours son subst. Au féminin, il peut le précéder : La chagrine vieillesse.
Chagrinant, Cuagriname. Adj. verbal, tiré du V. chagriner; il ne se met qu'après son sul>st. : Un homme chagrinant, une nouvelle chagrinante, des propos chagrinants.
Chagriner. V. a de la i" conj.
Plièdre ici tous chagrina et blesse votro vue.
(lUc, PWd., act. I, 6C. I, 38.)
ChaIne. Subst. f. Mettre à la chaîne, tenir à la chaîne.
Ils tiennent sous leurs pieds tout un peuple à la chatnt. (Volt., Henr., VII, 329.)
Racine a dit la cliaîne du sanq {Androm., act. I,sc. 11,104):
Du sang qui vous unit je sais l'étroite chaîne.
L'Académie dit la chaîne des idées. On dit aussi la chaîne des vérités. En ce seijs, il est mis pour enchaîncmcnl.
On appelle chaîne des êtres créés, cette gradation d'êtres (pii s'élèvent depuis le plus léger atome jusqu'à l'Etre suprême.
Chaire. Subst. f . On dit la chaire do vérité; on dit aussi quelquefois la chaire de l'erreur ou du mensonge.
Vous, malheureux, assis dans la chaire empestée. Où le mensonge régne et répand son poison...
(Ràc, Ath,, act. III, ic. ir, 53.1
Chalcograpue , Chalcographie , ChaldaÏqde. Dans ces trois mots, cha se prononce ca.
Chaledr. Subst. f. Je ne crois pas (|u'on dise aujourd'hui, comme le prétend l'At-adomie, chaleur de foie, pour dire un mouvcnieni de colère Itrompt et passager; mais on dit /« chaleur d\in transport :
D'un coapaLl4 transport écoulant la chaleur.
(Rac, Iphig., act. V, se. ii, 72.'
il se dit de la vivacité de l'esprit, et de ce qui exprime cette vivacité : Pour peu qu'on ait de chaleur dans l'esprit, on a besoin de métaphores cl d'expressions figurées pour se faire entendre. (J.-J. llousseau.) Dans ces poésies, les grandes idées sont rendues avec simplicité, et les sentiments élevés avec chaleur. Un style pie in de chaleur.
Chalecreux, Chaleureuse. Adj. Qui a beaucoup de chaleur naturelle. On a dit autrefois chaloureux; et l'Académie, dans la première édition de son Dictionnaire, disait indifféremment cAaleureux et chahureux. Ce dernier n'est plus «site, et le i)remicr l'est fort peu, et seulement dans lelangMgp populaire. — 11 se dit encore au sens moral ; Paroles chaleureuses, style chaleureux.
Chaut. Subst. m. On ne prononce point le *.
Chamailler, Chamaillis. Dans ces deux mots on mouille les l.
Chamarrer. V. a. de la I" conj. Ce verbe se prend aujourd'hui en mauvaise pari, tant au pro- [ire qu'au figuré. Un habit chamarré est un habit ridicule et de mauvais goût. Il en est de méu.ed'un discours chamarré d'anliihèses et de métaphores. Voltaire a dit chamarré d'orgueil {Indiscret, se. m, 16) :
Horace est un vieux fnu, pluWt qu'un vieux teipnaor. Tout chamarré d'orgueil, pétri de faux hooneu/-, Asseï bas J la cour, important à la ville.
CHA
Chambre. Subst. f. On ilil un ralet de chambre, cl non |);is vu homme de chunihre ; une femme de chaii.lrc. Cl non pas vue fille de chamhre. — J.-J. lloiis^cail a dil en ri.bc de chambre, pour dire diins linlimiU', dans le pailictilier: Les hommes changent de lungiige comme d'hiibifs; ils ne disent la vérité qii'cw loliC de ilianil)io; en habit de parade, ilx ne surent plus que mentir. I-"éraiid trouve dans celle j)liiase l'en)|)liasc ordinaire de l'exaséralion louuunicrc de i aulcur. Ce jugcmcni est bien dur
CHAJinniÈRR. Siibsl. f. L'Académie dit que c'est une servante de personnes de pcliie condition. Cette délinilion n'est point exacte; une clianibriôre c>t une servante (pii a soin des ciianibies, qui sert da;is la chambre, et (pii ne fait pas la cuisine. Il y a des nicMiages où l'on a une cuisinière cl une ciiauibricrc, cl celte cliainbricrc est appelée fcinnic de chambre p:ir les l'cinnies, (jui croient par la se donner du relief. Féraud prélend que ce nuin est bas, et (pi'il n'y a que le peuple qui s'en sert. Cela n'est |)as exact.
Champ. Subsl m. On ne prononce point le p. Figurcnicnt, ovrrir un champ, ouvrir un vaste champ à quelqu'un, c'esl le mellre à uièine de se disiingucr, d'acquérir de la gloire :
El que puisse bienlil le ciel qui nous arrête Ouvrir un champ plut nokle à re cœur excité P»r le prix glorieux Jont vous !'a»ei llallé !
(Rac, Iphig., acl. I, se. Il, 11.)
On dit aussi le champ de la gloire :
Dam le champ dt la gloire, il ne fait que d'entrer; Il y iiiarclie en aveugle, on l'y peut égarer.
(Volt., Brut., acl, I, se. iv, 66.)
Champêtre, ko], des deux genres. On le met avant son sul)Sl., lorsque l'analogie cl rharmonie le permellent : Lieux champêtres, maison chamtêire , musique champêtre, séjour cliainpclre,
liavipctre séjour; r^^as champêtre, champêtie
epas.
Achevons (te dicter ces champ^tr?» leçons.
iDelille, Géorg., III, 63.)
J'obtiens souvent le prix des champitre$ concerts. iGiiESSET, Bglog.,U, 40.)
Voyez Agreste.
CuANCF.LANT, Chancelante. Adj. verbal lire du V. chiniccler. 11 se dit au propre cl au ligure ; Alarcher d'un pas chancelant, démarche chancelante, fortune chancelante, foi chancelante.
On peut rarement le melire avant son subsl., cl seulcuicnl au féminin : Cette chancelante résolution-
Cha FICELER. V. a de la 1" conj. On double les I dans les icnq)s de ce verbe où celte lettre est suivie d un e muet; Je chancelle, je chancellerai, il clianccllera, il chancellerait ; on ne mot qu'un Hurstpic celle lettre est suivieilc toute autre IcUre tiu'un e muet : Je chancc'ai, yui chancelé, ils chaïuelcrent. Uacuic a dit dans Andromuque (act. IV, se. m, 27) :^
... Hé quoi ! votre liainc chancelle !
Et Monlcsquicii dans les Lettres persanes : Les tmns infatu;ublcs soutiennent la vertu lorsqu'elle ehaucclle.
Chamceamt, C!m>ce-,nte. Adj verbal tiré du
CHA
V. changer. En prose, il ne se met qu'après son SubSt. : Un homme changeant, un esprit changeant, humeur changeante, cmleur changeante.
Chancemknt. Subsl. m. l'i-raud leproclio à l'Acadcniie de n'avoir pas \\\\% être d'vn grand changement, [JOur dire cire fort changé, en parlant du vis;ig<^, cl |>ar rapp<jrl à la sanié. Il prétend que cette locutinn est reçue dans b- style familier. Je pense (pie l-Vraud est dans rcrrenr acelégard, cl l'cxcnqile (ju'il cite ne fait (jue me confirmer dans mon sentiment.
CnA>GF.». V. a et n delà 4 "conj Dans ce verbe, lej7 se i)rononce toujours comme y,- cl |)Our lui conserver celle prononciation, lors(pi'il est suivi d'un a ou d'un o, on met un e muet avant cet a ou cet 0 : Je changeais, changeons. Cl lion pas je chungais, changnns. 1,'Académie dit cluinger de résiiulinn, changer d'avis. li scmbleniit, d'après cela, (ju'on doit dire changer de dessein, et on le dit en elfcl. Mais Voltaire a dit, dans la Mort de César, changer ses desseins (Act. 111, SC. V, 31) :
Qui change ses dciseine dêcouvra sa faiblesse.
Racine a dit dans Bérénice (act.I, se. m, 9) :
Peut-être avant la nuit l'heureuse Bérénice Change le nom de reine au nom d'impcralrice.
On ne dit point changer au, mais changer en- La vraie phrase en prose serait : Changer le nom de reine en celui d'impératrice. Le seul cas où l'on du changer au, c'est dans celle plirase proverbiale c/i07i(7<?/'(/w t^o/ic a;/ 7inir ; Cl dans cette phrase mysti(]uc, le vin est changé an sang, le pain est changé au corps de Jésus-Christ. (Luneau de Boisjcrmain )
Uacinc a mieux dit dans Àthalie (act. I, se. i, 43)
L'audace d'une femme, arrêtant ce concours.
En des jours ténébreux a changé ces beaux jours.
Changer, dans le sens de se défaire i^'une chose P'Hir en prendre une autre, dcmamlc la préposition pmn', ou la préposition contre : Il a changé sa vieille vaisselle pour de la ncure. Il a changé ses tableaux contre des meubles. Changer, dans le sens de convertir une chose en une autre, demande la préposition en, comme nous venons de le viiir.
Changer prend l'auxiliaire aroir lorsqu'on veut exprimer l'action : Il a changé de visage, il a changé d'arts.
Mais quand on veut exprimer l'état qui résulte de l'aclion, on emploie l'auxiliaire être : Cet homme est changé à ne pas l^ reconnaître. Cette femme est bien cliangée depuis sa dernière maladie.
Chantant, Chantante. Adj. verbal tiré du v. chant^. Le t ne se prononce pas au masculin. Il ne siguilie pas «jui cliante, mais ipii se chante aisément. Il suit son sul)Sl. : Un air chantant, une musique chantante. Il signifie aussi (pii est propre a cire mis en chant : ^'^ers chantants, parole» chantantes.
Cha>teup.. .Subsl. m. On dit chanteuse en pailanl d'une femme; et cantatrice en jKirlant des célèbres chanteuses italiennes.
CuANTONSF.r,. V. n. de la 1'* conj. Il signifie chanter à demi-roix. Férauil prélend qu'on dit dans le même sens chantiller, et <|u'il est même
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plus usité que chaittonntr. Cependant il cite un exemplo de chantnnncr, et il n'en cite iwiiil de chantiller. Ce dernier n'est pas usité.
Chaos. Siilist. m. le A ne se prononce point, et le s lin;d ne se prononce que devant une voyelle ou un h non asjiiré.
Chapklkr. \. a de In i" conj. On double la lettre / dans les temps de ce verl)e où cette lettre est suivie (l'un c muet • Je chapelle, tu chapelles, Usfhapclh'nt,je chapcllcrai. On ne met qu'un / lorsque letlo letii'c est suivie de luute autre lettre qu'un e muet : Je chupelaisje chapelai.j'aichapele.
Chaqdk Adj. Ce mot n'est proprement qu'un adjectif qui sert a marquer distrihulion ou partition enire (iiusleii> personnes ou plusieurs ciioses; il e>l des deux ircnrcs, mais il n'a point île pluriel, et précède toujours son suhsianiit', dont il ne peut élrc sépare que par un autre adjectif: Chaque homme, chaque personne, et chaque nouvel avis.
Chaque ne doit pas être confondu avec chacvn. En anwvA, chuquc doit toujours se mettre avec un suhslaniif, auiiuel il a rapfwrt. Chacun, au contraiic, s'emploie absolument et sans substantif.
Char. Sulist. m. Selon l'Académie, on dit figurémcnt s'ultacher au char de quelqu'un, pour dires'ailaclier a sa fortune. Racine a dit en ce sens s'enchaîner {fphiçf., acl. 11, se. v, 38J :
Moi-même à Tolrc cliar je m'élois enchaînée.
Charcctif.r. Subst. m. Charcutière. Subsl. f., et non pas Chaircutier, Chuirculière, comme on disait autrefois.
Chahceh. V. a. de la \" conj. Dans ce verbe, le 51 se prononce toujours comme j, et pour lui conserver cette prononciation lorsiju'il est suivi d'un a ou d'un o, on met un e muet avant cet a ou cet o : Je chargeais, chargeons, et non pas je chargais, churgnns.
Charitablr. Adj. des deux genres. 11 peut précéder son sul)Sl., lors(pic l'analogie et l'harmonie lepern;eiteni. On ne peut \):is iï\rc un charitable Aowwe; mais on dit une charitable personne , un charitable avis.
Charitablf.mi.nt. Adv. On peut le mettre entre l'auxiliaire et le participe : On l'a averti charitablement, ou un l'achuritiiblement averti.
Charité. Su!)st. f. Quand il signifie la vertu que l'on appelle charité, il n'a [)oint de pluriel. On dit, mémo eu parlant à i)lusieurs personnes : Je recommande ce malheureux à votre charité, et non pas à ros charités. Il i\c se met au [)luricl que lorsiju'il sigmiie les actes de la charité, des aumônes : Faire des charités. On rem[)loie aussi au plurel dans cette façon de parler : Prêter une charité, prêter des charités à quelqu'un, pour dire le calomnier.
Charles. JNum propre. En prose, on l'écrit toujours avec un s. En vers, on conserve ou l'on supprime celle lettre, selon le besoin de la mesure.
Charmant, Charmante. Adj. verbal tiré du v. charmer. Il se dit des |iersonnesct des choses, cl peut se mcltrcavanl son sui)st. : Unhnmme charmant, une femme charmante, lieux charmants ; une charmante musique, une charmante société; une fête charmante, une charmante fête. Voyez Adjectif.
Charme. Subsl. m. L'Académie a confondu
cn.v
charme, puissance secrète qui attire, avec harmes, attraits. <7;>pa*. Quand lUicme a dit , ^bdrom., act. II, se. v, 49) :
Quel charme, malgré tous, tcfj elle laus all.rc T
il n'a pas entendu parler des attraits, des ai.i.flsen ce sens, charme n'a [H.int de |)luriel- niais charmes, dans le sens d'aitraits, d'appas 'ne se dit(|u'au pluriel. On ne dit ly^-nin' une femme a un charme, mais qu'elle a des char?iie.i.
Voltaire a fait un heureux emploi de ce mot dans les vers suivanls(.7/3., act. IV, se. n, 2'î) :
Pcril-élre une Espagnole cùl promis da»»nUge : Elle eùl pu prodiguer les charmea de scj pleuri.
On a reproché a d'Alembert d'avoir dit dans son parallèle de Despréauv, Ilacine et Voltaire : Cette facilité délicieuse pour l'e.iprit et pour l'oreille est un des principaux chaianes que la lecture de Bacinc fuit éprouver. C'est la, dit Linguel, un barbarisme de phrase, pour emprunter une expression de .M. de Voliaire.On dit éprouver de l'ennui, de la crainte, de la joie, parce que ces sentiments sont le résuliat d'un jH'incipe qui affecte l'àme; mais on ne peut dire éprouver des charmes, parce que les charmes sont ce princijie même.
Charmer. V. a. de lal." conj. Voltaire a dit {EpîtreXXy,\):
L'tieureux lalenl dont vous charmei la France.
Quoique cette phrase n'ait |)oint d'exemple analogue dans le Dictionnaire de l'Académie, je pense qu'elle peut être admise en [wésie. En prose, il faudrait dire : Il charme toute la France par son talent ou par ses talents.
Charmille. Subst. f On mouille les l.
Charnage. Subst. m. Ce mot, que l'Académie donne comme une expression po|)ulaire qui veut dire le temps auquel il est permis de manger de la chair, est vieux, et n'est plus usité nulle |)arl,
CuAr.NEL, Charnelle, Adj. Il ne se met guère qu'après son subst. : Appétit charnel, plaisir.t charnels.
CHAR^ELLESIENT. Adv. H nc se met qu'après le verbe.
Charnu, Charnde. ,\dj. (jui suit toujours son subst. : Un corps charnu, des pruneaux char- ?ius.
Charrette. Subst. f. On ne prononce qu'un >• dans charrette, charretée, charretier, charroti, charrue, etc. L'Académie les écrit avec deux rr, et tous les lexicographes, religieux imitateurs de l'Académie, les ont écrits avccdcux rr. l'eut-ctre rAcadémic actuelle nous permeltra-t-clle de les écrire comme on les (irononce. En attendant le code (pi'clle nous prépare, soumettons-nous. — Dans sa nouvelle édition, l'Académie a conservé à ces mots leur orthographe.
CuARTRE. Subst. f. L'Académie nousdit qu'il est vieux. On disait autrefois cur/re ou chartre, pour dire prison; et nous avons des vestiges de cette sigmiicaiion dans le nom de s;iinl Denis de la Chartre, que l'on a donné au lieu où l'on croit que saint Denis a été mis en prison. Ce mot vient du latin carcer.
Mais on appelait charte, du latin carta, les actes publics, les pièces authentiques, les lettres, privilèges et autres choses de cette espèce. Dans la suite, on a dit chartre par corruption, cl aujourd'hui l'Académie appelle chartre ou cJuirtu
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CHA
les anciens liires, les anciennes Icllres patentes des rois, des princes, etc. L'Académie a fait prévaloir le mol charlre: l'élvinologie devrait faire préférer c/(ar/<?. — Ch. Nodier est aussi d'avis qu'il ne faut employer le mol chartre que dans le sens de prison, ou en parlant du /nJè* dos eiifanls. Au reste, dans les ouvrages de paléographie ri'cemnienl puMiés, et notamment iKins celui de M. Nalalis de Wailly, c'est totijoui^s le mot charle(\\\'o\\ emploie p(nir désigner les anciens actes; et quoique l'Académie dise l'Ecnlc des Chartres, la société des anciens élèves de cette école a donne le titre de Billinthèque de V Ecole des Chartes au recueil périodique qu'elle publie.
Chautrirr. Subst. m. On disait autrefois cartrier, pour prisonnier et geôlier, du latin carcerarius. Quand l'usage ab'jsif de dire chartre pour «hartc a été introduit, on a dit chartricr, pour signifier le lieu où l'on conserve les chartes, c'est-à-dire, les anciens titres, lettres patentes, etc. ; et ce mol est venu jusipi'a nous. Si l'on préferait le mot charte à celui de chartre, il faudrait dire charlcrier au lieu de chartrier. Mais ce dernier tsl reçu depuis trop longtemps pour (pi'on parvienne aisément à le changer; et son analogie avec le mot chartre le fera probableineul conserver. Voyez Chartre.
Chasse. Subst. f. L'Académie dit également donner la chasse aux enne:itis, et donner la chasse aux vaisseavx ennemis. Sur terre, on dit donner la chasse avx ennemis. Mais en terme de marine, chasse K" :iii d'un vaisseau qui en poursuit un autre; alors ou dit c?o?i7ie;' chasse, et non pas donner la chasse. On dit du vaisseau (pii poursuit qu'z7 donne chasse, et de celui qui fuit, qu'i7 prend chasse. Quand le vaisseau qui jorc/jo! c/!tJ5*e continue de tirer sur celui qui lui donne chasse, on dit qu^il sontient chasse.
c;HASsi:-c.ot]siN. Subst. m. On le dit familièrement d'un vin qui est si mauvais, qu'il engage les gens à qui on en fait boire à ne plus revenir. Ce mot composé, se disant du mauvais vin, et non de diiférenles sortes devins, n'a point de pluriel.
Chasse-marée. Subst. m. On dit au jiliuiel des chasse-marée , c'est-à-dire des voiliiriers qui chassent la marée, qui amènent la man'c. La pluralité tombe sur voiturier, (jui est sous-entendu. Ils n'apportent pas lesmarécs, mais la marée.
Chasse-modcheo. Subst. m. L'.\cadémie écrit au singtdier chasse-mouche, et cependant elle le définit, i>ctit balai avec lequel on chasse les mouches. D'après cette définition, il faut écrire chasse-mouches au singulier comme av pluriel.
Chasskh V a. et n. On dit activement chasser le cerf, le sanglier, le chevreuil, le renard, le h'CT? e ,■ et cela veut dire poursuivre ces animaux avec des chiens et tacher de les forcer, ou de les tuer au passage On dit neulralement chas.;cr avx perdnx , aux bécasses, aux oiseaux, au lièvre, etc., c'est-à-dire chercher ces animaux pour les t\ier quand on les rencontre, ou les attirer dans des filets pour les prendre. // y a, dit Buffon, deux espèces de loups cerviers ; les uns plus grands, qui chassent et attaquent les daims et les cerfs ; les autres plus petits, qui ne chassent ffuè7-e qu'au lièvre.
Chassfxr. Subst. m. En prose, en parlant d'une femme, on dit une chasseuse: en poésie, on dit chasseresse :
La jenne chat&rretie
Qoe TOUS me dépeignez, nous n'avons d^ns ces bois
CHA
Ni rencontre ses p.is, ni reconnu sa Toix.
(Uelil., Éntid., I, 446.)
Chassieux, Chassiecse. Adj. qui ne se met qu'après son subst.
Chaste. Adj. des deux genres. II se dit des personnes et des choses, et peut se mettre avant son subst., quand l'analogie et l'harmonie le permettent. On ne dirait pas un chaste homme, une chaste femme; mais on dit une chaste épouse, un chaste amour; on dit ^tre chaste de corps et d'esprit.
Féraud prétend, d'après une vieille remarque de Ménage, que chaste ne se dit |)resque plus des personnes. L'Académie n'est pas de cet avis; elle met un homme chaste, une femme chaste, et nous pensons qu'elle a raison.
Cn\sTi;.Mr.\T. Adv. Il ne se met guère qu'après le verbe : // a toujours vécu chastement.
Chasteté. Subst. f. Ce substantif na point de pluriel.
Châtain. Adj. m. On ne s'en sert que pour exprimer cette couleur de cheveux qui est entre le blond et le noir, et qui se rapproche de la teinte de la châtaigne: Cheveux châtains. Cet adjectif ne prend pas la marque du pluriel quand il est suivi d'un autre adjectif qui le modifie: Des chereux châtaiîi clair, châtain cendré.
Chat-huant. Subst. m. Les t ne se prononcent pas, et le h du second mot est aspiré. Ce mot étant composé d'un substantif et d'un adjectif, l'un et l'autre doit premlre la marque du pluriel. On dit des chats-hvaiiis.
Chatouili.f.îiekt. Subst. m. On mouille lesZ.
Chatouiller. Y. a. de la 1" conj. On mouille les l. L'Académie dit que ce mol signifie ligurément dire des choses qui plaisent, qui flattent. Féraud prétend qu'il est peu usité dans cette acception. 11 se dit mieux des choses que des personnes.
Ces noms de roi des rois, et de clicf de la Grèce, Chatouilloient de mon cœiir l'orgueilleuse toiblesse. (Uac, Iphig., acU I, se. 1, 79.)
La louange chatouille et gagne les espriU.
(La Font., Ut. I, fab. xir, 5.)
Un auteur vertueux, dans ses vers innocent?. Ne corrompt point le cirureu chatOHtIlant les sens. (Bon.., .4. P., IV, 105.)
Chatouilleux, Chvtocillebse. A<lj. Il no se met guère qu'après son subst. : Un homme chatouilleux, une affaire chatouilleuse, une question chatouilleuse.
CH.\TOYAi<iT, Chatoyante. Adj. verbal tiré du verbe c/ta/oytr 11 suit ordinairement sou subst. : Couleur chatoyante.
Chatoyer. V. n. de la l" conj. C'est une expression tirée de l'œil du chat , et transportée dansja connaissance des pierres. C'est monlror, dans une certaine exposition à la lumière, un ou plusieurs rayons brillants , colorés ou non colorés au dedans ou h la surface, portant d'un point ccmme centre, s'étendant vers les bords de la pierre, et disparaissrant à une aiurc exposition.
Chaud, Chaude. Adj. Il se met après son subst. . Temps chaud, eau chaude , fer chaud. Selon l'Académie, on dit qu'un homme est chaud do vin, pour dire qu'il a un peu trop bu. Cette façon de parler est très-peu usitée. Voyez. Embrasé.
Chaudement. Adv. On peut le mettre entre l'auxiliaire et le participe : Il est vêtu chaudement.